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 Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]

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conscience vouée à l'errance
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conscience vouée à l'errance


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MessageSujet: Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]
Dim 4 Jan - 14:45

Syndrome
Je n'étais qu'une aspérité de la boite de Pandore
Informations Générales
APPELLATION - En médecine, ce qui révèle un état pathologique : Syndrome


SURNOM - Il n'a jamais aussi bien porté son sobriquet, Ariès

ÂGE PHYSIQUE - 27 ans

METIER - Pâtre

LIEU DE RESIDENCE - On raconte qu'il vivrait près de Rhode, non loin des lacs miroirs, dans une ferme pour s'occuper de sa bergerie.

GROUPE - Vagabond

NAISSANCE - Tu peux rire, tu peux pleurer. Tu prolifères. Tu peux haïr, tu peux aimer, tu contamines toute âme qui goûte à ton existence. Vaste virus, maladie infectieuse, rien ne t'arrêtes. Tu es la contagion.

Description Physique
« you have to look pretty in order to survive in this harsh world »


Peur, stupeur, intrigue envoûtante, éclosion d'une rencontre hasardeuse. Syndrome suscite tout cela. Ces ornementations sur sa tête, l'extension bestiale patrimoine incongru de fantasmes et de croyances humaines. Ces protubérances ostentatoires,  écarlates et repoussantes, symbole de sa magnificence, la couronne d'un roi. Le monstre intimide, l'animal effraye, mais jamais il n'appelle à lui, la soif des combats et les épidermes ensanglantés. Et les regards dansent, convergent sur sa silhouette imposante, parfum d'exotisme, un souvenir inoubliable d'une puissance, d'une domination qu'on accuse. Syndrome, tu ne peux rien contre cela car dans leur trouble, au fond tu les fascines.

Syndrome est fier, ses orbites opalescentes renversent avec indifférence, avec affection, la poussière des préjugés, des moqueries de passants inconnus. Il est un hôte qui chasse l'impertinence, ne s’embarrasse plus des mots irrévérencieux, car il était une création heureuse. Pupilles, iris fantomatiques, un regard chargé de sclérotiques opaques, deux écrins inexpressifs sur un visage au teint grisâtre, cendré.Il est la luminescence des astres, l'éclat chaste et impérieux de la lune, la rudesse des alliages métalliques ciselés sur sa peau. Son contact semble dur, il parait froid et glacial comme la courbe parfaite des statues, des lacs aux surfaces inamovibles.  

Puis, sous le vernis, la suie inodore, il crépite, incandescent, où son épiderme implose, explose, et s'ébranle comme les flammes meurtrissant les cadavres dans un râle nocturne et inonde jusqu'aux oreilles d'un sourd.  

En résumé : Plutôt grand environ 1m80, corpulence plutôt menue. Possède une paire de cornes et une chevelure noire assez encombrante, des oreilles légèrement pointues, doigts crochus et anguleux, à des étranges et légères stries noires sur les lèvres. Style vestimentaire : décontracté, voire il a tendance à se négliger -il lui faudrait un bon styliste. CQFD. Mais quand on élève des moutons, le style ça compte pas. Pour l'odeur ? Garde ton innocence,  mon enfant ~

ANECDOTE
« we need to discover what is hiding behind that soul »

▬  On raconte que Syndrome aurait une fois rencontré une personne hypocondriaque... mais on a jamais su comment l'histoire s'est terminée...
▬ On vous dira qu'il s'agit d'un monstre effrayant et qu'il est sujet à des colères terribles.
▬ Toutes sortes de rumeurs ou de préjugés naissent à son encontre, à cause de ses cornes. Du genre : si tu n'es pas sage mon petit, il viendra t'enlever chez toi pour te cuisiner dans une marmite...tout le monde le sait : le ragoût d'enfants, c'est délicieux ♥
▬  Syndrome ne porte aucun jugement sur les sauvés ou les damnés, c'est le rôle de Thémis après tout. Cependant les vagabonds sont ceux qui le fascinent le plus. Mais c'est un secret.
▬ Il vous apprendra vite qu'il ne faut pas juger les livres à leur couverture (parce que bisounours spotted!)
▬  Narcoleptique, un jour, il est resté un peu trop longtemps dans cet état, et ce jour là, on lui avait piqué ses fringues...
▬ Syndrome focalise sur Violet, on raconte même qu'il la stalke. Mais ne croyez pas tout ce qu'on vous dit ♥
▬ Ne lui demandez jamais s'il joue à saute-mouton ou s'il les compte pour s'endormir.
▬ Il donne des surnoms à toutes les bestioles qu'il élève.
▬ Les petites bêtes dont il s'occupe et en général, ne sont pas affectées par sa naissance.
▬ Il aime manger des aliments sucrés.
▬  Les armes blanches le mettent très mal à l'aise.
▬  Sa naissance est un fléau pour tous et il le sait. Et paradoxalement une bénédiction...



description morale
« humanity is a curious thing, we're so similar but so different at the same time »


J'aurai pu être le manque, j'aurai pu être l’obsession. J'étais bien pire que cela.

Tu ne pleurais pas. Atteint par  la douceur raffinée qu'on octroie pas aux bêtes.
Syndrome cette ombre gigantesque endormie, un emblème dans l'obscurité. Une âme qui aurait voulu être philanthrope.
Tu étais monstrueux.
Syndrome.

L'étreinte et l'infinie tendresse, il a essayé. Il a essayé de s’extraire de cette ruine subsistant dans son existence, embaumant ses péchés et les âmes corrompues par son épiderme empoisonnée. Sans savoir que ces âmes inoffensives viendraient tour à tour s'immoler sur les parois de sa conscience ciguë.

Entends-tu cette symphonie battre, tourmentée, puis se rompre ? Finalement s'épuiser ? Syndrome comme les effleurements, des germes épanchés par le contact d'autrui. La fierté nonchalante, car il oscille de cette force démesurée, il tangue dans son embarcation succombant sous les armes de sa propre servitude aveugle.  L'impétuosité d'un désir qui se fait langueur. Une concupiscence boulimique, ne pouvant être avortée. Il enterre profondément cette acidité maladive, il renie cette sollicitude oppressante que lui dicte ses sens éveillés. Animal. Il soulève des brasiers, s'endort dans les tempêtes des tourments insubmersibles portés comme des stigmates. L'aliénation qui l'a dévoré, comme désireuse d'hégémonie, comme une reine capricieuse nichée dans les cratères blêmes de ses entrailles.

Ta vie n'a pas de sens. Tu es un parasite. Les lambeaux de chairs répandus à tes pieds, tu peux encore sentir les effluves des derniers instants, des échanges éphémères où la confiance exercée s'est tarit, abîmée, teintée d'une couleur acre et putride. Succombant sous les coups invisibles, ta chute est longue parmi les gouffres déployés d'une lancinante folie. Tu les trahis, tu leur prends tout sans exception, insatiable dévoreur, sous ta coupe étincelante, pour les voir s’effondrer, perdre leur éclat et souffler sur leur vie comme on le fait avec une vulgaire bougie. Ils sont faibles, ils sont fragiles entre tes griffes, petits morceaux émaciés par la contagion.

Le temps est mort, figé dans une parure céleste, tu n'as que faire de cela.

Tu caresses l'espoir, sublimé par la déraison fugace d'empêcher la prolifération de cette tragédie intarissable. Cette naissance maudite, l'héritage abominable au sein de ton insipide microcosme. Tu ne connais pas la peur, tu veux seulement l'abattre. Tu hurles en silence des remords inachevés, tu vomis le châtiment qui te fait courber l'échine. La fin, est ton seul salut. Alors tu l'attends bravement comme un onguent salvateur. Tu as des croyances désuètes, des rêves embrumés, chaque fois que tu effleures, une possibilité dérisoire, une échappatoire dans ce labyrinthe.

Dans cette course, qui pourra t’extirper, te retirer cette souffrance ineffable ?
Personne. Et tu le sais. Alors tu te mens à toi même comme tu mens aux autres sur la folie fourmillante de ton esprit, encrassé d'illusions.

Sauvés ou damnés, créateurs représentants de potentiels antidotes à toute forme de pandémie. Courir après les symptômes irréversibles, le bruit latent d'une bombe soulevée par des battements de cœur. Où est-il, lui ? Ses yeux se perdent sur un corps céleste dédaigneux. Syndrome n'est que l'expression d'une ossature scléreuse obsédée consubstantielle à l'instinct.  Un parfait égoïste, dans toute sa laideur. Un esseulé à la recherche d'une expiation non spectrale, un être de chair et d'os, qui pourra lui résister, ne pas souffrir, succomber à ses assauts...

Etre est toute une signification, qu'il honore pour un vagabond déchu. Etre en un lieu, loin d'un néant, d'une lutte imaginaire serait bénéfique. On ne le regardera même pas, lorsque aux excroissances de sa peau, il sentira une douleur l'irradier, des membres nouveaux pousser, naissants aux excavations osseuses. Il éructera en un silence mortel, lui qui est déjà par ses erreurs, un épilogue. Il mourra car c'est beau de renaître, pour s’empaler à nouveau, en une harmonieuse mélodie qui déraille.

Il verra probablement un sourire, là où il ne le chercherait plus vraiment, dans les yeux d'un autre. Des yeux qui ne s’ouvriront jamais pour le regarder dans ses crevasses embuées servant sur le monde, une vision bien triste, douce et terriblement mélancolique.

Il part.
Son sommeil devenu l'unique discontinuité de sa décadence.
Il y laissera quelques fragments usés derrière.

histoire d'une vie
« we're about to open a door which had been closed a long time ago »


« Hé m'sieur, m'sieur pourquoi t'as des tuyaux sur la tête ? »

Son cœur attrapé par ses serres gracieux, elle extrait de sa gangue inerte son cœur indolent. Les yeux crépitent, les muscles s'animent, le canevas d'une vie.
La souillure statique de ses doigts enlisées sur ta peau. Incapable de se mouvoir, nourrisson, précurseur du vide, tombé tout droit du ciel comme une modeste et délicate offrande. La pupille arquée. La nuit suspend son cours, la vie tendre improvisée reprend en continue. Trois petites têtes observent la créature.

Les gamins, c'est comme les mauvaises graines, ça prolifère. Ils protestent en hurlant, jamais ne déchantent et cassent le mutisme bienfaiteur des vieux, des paresseux, de ceux dont la vie était tellement ralentie par leur cadence, qu'aucun autre n'y faisait plus attention.
Les mômes terrorisés par les histoires de monstres, ça hurle aussi. Un peu plus fort. Plus disgracieux. Plus strident.
Elle a accouru, par les appels des furibonds petits damnés. Quel genre de courage s'agrippe insolent à la pensée, franchit les barricades de l'épouvante, donne sans hésitation des ailes à l'esprit ? La nuit acclame de ces entrelacs mystérieux, elle gémit d'instants lunaires, de bruissements alarmants. Les défunts ici, sont courageux. Les agneaux terrorisés trouvent refuge sous la paille et gémissent dans l'attente, la bête affamée approche. Dans son dos, d'une hardiesse pourfendeuse, quand ses mains combatives brandissent l'arme de fortune. Les poêles ne servent pas qu'à cuisiner. Et sans cérémonial discours héroïque, elle assomme le loup qui aurait profané sa bergerie.

« Tu l'as tué ! »
« Non...je ne crois pas. »
« De toute façon on peut pas crever ici. »
« Ah oui, c'est vrai... »

Les enfants c'est comme les virus, en vérité, on les aime pas.


***


Je contemple l'horreur, ma mère nourricière. Sevrée par les rutilants cadavres humains, humectant leur chair tuméfiée. Nos croisades inhérentes et vagabondes avec la soif aux lèvres de leurs désolantes expressions,  profondément abattues. Leur faciès infectés de détresse à la saveur d'une friandise pour nos gourmands desseins.

Tu la dégoûtes encore et encore, dans un crépuscule ivre.
Chasseur de chimères, la raison de la déperdition, de ta création. Le substitut de ta naissance.

Vile création.


Souris. Amour. Souris pour les rôles désinhibés, désincarnés par des mains odieusement tactiles. Le poids de la délicatesse abaissant leur teint frais, roses, pêches, soudainement cireux, exposés aux cancers.  Amour, amour tu ne m'entends plus.

Amour, amour, tu ne parles plus. C'est comme la parole au bout des doigts meurtris. C'est comme la censure infâme qui forme sa toile sur nos têtes et dévorent la réflexion. Elle érige des remparts dans nos esprits malléables et creusent peu à peu nos tombeaux égoïstes. Douce et effroyable mort.  Hé, Amour, tu t'es probablement rappelé, d'un écueil, le virus de l'immunodéficience humaine qui t'avait emportée.

Le symptôme de la peur. Comme la bombe inodore et terrible qui plane sur des têtes inoffensives. Dans chaque mémoire ; enfouis sont les souvenirs, dans des coffres protégés. Pourtant, le fantôme règne, un spectre douloureux gravés parmi la foule, dans les âmes et les failles collectives. Son âme est votre, prisonnière et réincarnation.

Et j'ai voulu continuer de croire que ces visions infectieuses ne m'atteindraient pas.

Une propagation en apothéose commence.

Elle a vu les premiers signes fluctuer. Les symboles annonciateurs, encrés aux mémoires humaines, se languir en réjouissance des interrogations insistantes, pourchassant les échos impromptus.
Un grincement viaduc crisse dans ses veines. La plaintive déchirure abreuve d'aigreur ses fines membranes intraveineuse de ses filaments écarlates. Mélangés aux cernes mornes, le teint fourbu, blanchît, de la prostration, du manque vivace.

Elle lève les yeux au ciel, elle prie. Elle priait comme les autres, quand il existait des hérétiques sans vertus. Elle priait peut-être avec trop de convictions, de toute façon la balance pencherait du côté des martyres. Du côté des heureux élus. Elle se donne le saint droit de critiquer le jugement de la Balance. D'offenser sa créatrice, de ne pas comprendre des concepts terrestres encore existants, dans ce monde qui ne lui offre plus rien d'euphorique. Amour est blasphème, en un paradis, son profond collapsus.  

Entre eux, se jouait, se déjouait, s’intensifiait, une fin de partie.

Son regard, déjà, trop tôt imbibé de cette substance mièvre et chaude, la passion déraisonnable et impulsive qui ne sait pas. A cause d'un sentiment. D'un minable organe défectueux propre aux édifices de l'univers, à la notion d'humanité, des mondes fécondés par la civilisation, avant de mourir annihiler dans les mains incendiaires de ses fondateurs.

Elle lui avait dit que c'était déraisonnable. Elle avait dit que c'était interdit. Elle se refusait aux aveux. Syndrome irradiait de cette prohibition, dans son impuissance.

Pourtant Amour n'a pas toujours été négative, elle n'a pas toujours craché sur Libra. Elle était seulement, un peu souffrante qu'ils disaient...

Le danger se rit d'un futur festin. Dressant le couvert, d'une mise en scène pittoresque.

Ariès et sa cruauté transparente. Il  observait paresseux, les mains souillées d'ennui, les corps vigoureux qu'il n'atteint pas. Il obsède, il ruine sa vie sur un seul corps qui le méprise ouvertement, lui jette son dégoût à la face, conscient de l'essence virale. La bien aimée, son regard imbibé de dédain, dilué à l'arsenic qu'il inspire, la peste et le choléra transmis par son affectueuse dévotion.  Puis peu à peu les quintes de toux ont redoublé, la fièvre s'est emparée de tempes, tous ses mouvements étaient supplices muets, plaintes sourdes.

Il est tellement désolé, de s'être épanché avec frénésie. Il s'est excusé mille fois, noyé dans le pardon. Il ne s'agissait que de malheureuses circonstances.

Son malheur s'est étendu sur d'autres corps pour amoindrir ses maigres sanglots. Il peut juste transmettre, rien d'autres, raviver leur mémoire, des injustices passées. Ils avaient perdu leur éclat, leur sourire. Ils ne brillaient plus. Les bactéries établissaient leur royaume, elles étaient devenues légion, tyranniques substances microscopiques sur les corps touchés.

Les couches d’aigreur s’épaississaient, semblables à l'invasion des cellules déficientes, épuisées au combat. Son corps difforme patientait, la moisissure s'étalait, prenait l'ampleur du lierre qui se repend sur les façades lisses des murs immaculés. Celle qu'il aimait est méconnaissable. Sa peau a l'odeur de la mort sans assises dans l'Eden, la mort qui renaissait dans un cycle infernal. Le miroir lui-même vomit la laideur, de son corps violemment bafoué, pillé de ses révoltes. Ses propres organes hurlent aux supplices, une carcasse où grandit l'abcès d'une haine meurtrière. Elle serait prête à dérober un autre corps, si engouffrer, creuser dans les viscères, se loger dans une autre peau saine pour échapper à la sienne, repoussante. Il ne manque plus que les vers pour festoyer entre le foie et les intestins.  
Il n'y a pas d’antidote pour une âme qui se répugne d'elle-même. Sa cage thoracique menace d'éclater. Les vaisseaux de se rompre. La conscience d'une misérable sauvée, n'est qu'un lointain souvenir amer, des cicatrices imprégnées de désirs malsains, d’annihilation pressante.

Parce que même ici, les hommes ont conservé des armes, des bactéries, des virus. Ils leurs ont même donné un corps.  


Alors Amour a rit tout bas dans son ramage obscurcit. Elle a salué les corbeaux postés en éclaireurs dans les ténèbres. Les lames fascinaient, exerçaient une glauque attirance sur son être corrompu désormais. Le morbide avait acheté sa place en première loge, les doigts tremblants brandissaient un soulagement qui exaltait les souffles faméliques de quelques charognards nocturnes.
Elle n'aurait plus mal, elle n'attendrait plus la mort qui l'ignore, quand elle la nomme avec insistance, qu'elle ce la représente tel un diable capricieux qui aime voir ses proies agonir dans le temps.
Elle entendrait les pas en train d'accourir vers elle, tandis qu'elle tenait le manche dressé devant son épiderme nacré, qui descendait avec empressement vers son objectif. Elle verrait les yeux s'écarquiller, et son nom franchir les lèvres en proie à la détresse.
Elle n'avait plus de rictus semblables à celui-ci, moqueur et insolent, brandit comme un trophée sur son faciès autrefois impassible.
Les liens rompus. Adieux.

Sa lame pénétra avec paresse son portail, s’enfonça dans les abysses de son corps pour en faire jaillir les gémissements inespérés. Le sang chaud s'évacua par la faille bienveillante. La force lui manqua pour s'acharner davantage, elle s'allongea dans la nuit, pour qu'on vienne la dévorer. Demain, elle aurait déjà tout oublié, son corps serait redevenu celui d'antan.

Elle lui avait offert un splendide spectacle, défaussant de l'innocence, pointant du doigt les sordides mascarades d'une perfection risible.

***

Il s'est mis à courir, afin qu'on ne l'entende plus, qu'on ne le voit plus. Il tomba dans sa course, il fracassa de manière abrupte les morceaux restants de sa lucidité.

Les mots inversés, les mots renversés. La folie s'est mise à déverser d'irréversibles louanges, entamer les vaisseaux. Il ne l'a pas vu venir, il n'a pas senti la folie, s'inviter, envahir les sens et le posséder. Et malgré tout, là, présente sur le seuil, elle l'a accueilli lui, l'errance de ce monde, l'impertinence féconde des humains avec un amour inconditionnel. Ironie du sort. Alors oui, influençable, il s'est laissé distraire par ce seul guide confiant, à la foi indiscutable, oui la folie à des choses à raconter, des histoire peintes sur les murs, à la suie, à la cendre au pourpre psychédélique.

L'émotion trop forte englobe son esprit, les muscles s'affaissent.  En monstre abattu, rompu sur le sol. Le plafond se floute, enchevêtré dans des rêves cauchemardesques, il va sûrement aller nourrir les corbeaux de sérénades sinistres. La folie a encore bien d'autres songes à lui narrer. Des mélodies aux effluves de souffre et d'amiante. Les matériaux naturels fibreux, les corps exposés aux bombardements. Des germes pathogènes, les missiles s'abattent sur les civils. Une pluie de plomb a criblé à coup d'anthrax, déposant ses spores sur les voies respiratoires, léchant goulûment les alvéoles pulmonaires, les tissus pourris par les macrophages carnivores. Le règne de la terreur sur la sphère.

Se réveiller loin des effondrements, l'affaiblissement des corps autrefois stériles, d'où écument la rage.  Fuir ce rêve, ce mauvais rêve.  Impossible de dormir après. Il n'y avait plus aucun bras chaleureux et rassurant pour l’enlacer.

Il voulait juste disparaître Syndrome, retourner dans leur imaginaire.Les toucher l'effraye, les toucher l’obnubile.  Il a dépensé son temps en solutions, en vaccins inaccessibles pour chasser cette menteuse insanité. Enviant les réponses sans dépositaires, seule Thémis, sait la raison à ses questionnements irrésolus. Thémis qui a tout prix, la responsable du faix qu'il abhorre pour moins se haïr, pour moins ressentir ce fiel dégoulinant dans sa gorge pour perforer, cristalliser cette douleur.

La dégénérescence voulait maintenant abattre les silhouettes, soumettre à son joug désespéré. Vitrioler avec violence, leur abominable faciès à en décimer la chair, la rendre difforme.

Pourquoi êtes-vous tous aussi faibles et méprisables ?

***

« Oh m'sieur. Hé, sérieux, c'est des vraies ? je peux toucher ? »

Il papillonne des yeux, un semblant de forteresse éclaté par des répliques enfantines. Jamais il avait vu autant de soleils bourgeonner à la commissure de lèvres, un chatoiement orangé. Syndrome, défaillant, il a qu'une envie, appuyer sur la gâchette, déverser ce ramassis de bacilles saupoudrées d’amertume. Mais il se contente de sourire, bêtement en annihilant cette hystérie, les vomissures qui maculent les pavés.
Il attrape ses menottes menues dans ses ossements gargantuesques, elle a l'air minuscule. Que va t-il se passer maintenant ? Elle rit et ça détonne quand elle parvient à atteindre ses ramures couvertes de honte. Sans que les paroles dérangent, elle s'excuse, après tout, elle est malade. Elle voudrait pas le contaminer, même dans l'Eden, les maladies s'attrapent.

C'est tellement facile de s'excuser et de demander pardon sans retour. D'imbriquer dans la crasse de sa mémoire, le souvenir de leur existence, des corps croisés qui une fois le subterfuge dévoilé, ont fini par fondre et se défier de votre présence inspirant l'aversion.
Et c'est mortel, car les larmes ne viennent pas. Il a plus l'impression d'être enseveli sous les flammes. Un craquement d'allumettes qui évapore les ombres au coeur des ravins surplombés par des escapades folles.

Il réitère, la couvre du même amour maudit, voudrait l'envelopper d'émanation florale, le parfum cerise qui taquine sa peau veloutée. Elle transpire la vie à pleine nez, et son corps se mue en entité indemne. Sauve. La surprise avala leur regard en silence, alors qu'elle ne se sentait plus épuisée, tourmentée par les cellules amaigries, le souffle court.

Le sureau de ses joues éclot dans ses veines.

Il n'a jamais voulu sonner l'apocalypse. Il était juste la contagion.

Et derrière l'écran ?
feat KURLOZ MAKARA de Homestuck

PSEUDO - Je laisse aux gens le soin de me trouver d'adorables petits surnoms (ingrats) ♥ Oui parce que dans la réalité je suis un ninja androgyne, à tendance insomniaque 8D

SEXE - Muh, tout à la fois *huhu* ♥

AGE - Vieux. J'aime pas les muffins.

BLABLA PERSONNEL - J'aime les poneys, (et un peu les licornes, mais les poneys c'est mieux),  je trouve que les pandas ont une classe incontestée. On dit de moi que j'ai l'esprit mal placé, bien sûr c'est un méchant mensonge ♥

COMMENT AVEZ-VOUS TROUVÉ BLINDFOLDED - Ca faisait longtemps que je n'avais pas squatté un forum de rp, puis j'ai vu toutes ces lumières au coin d'un hypertexte, toutes ces couleurs, puis des beaux prédéfs (oui j'aime bien les prédef), des rp commencés que j'ai stalkés et je suis venue (topsite et partenariats sont vos amis ♥)

QUE PENSEZ-VOUS DU FORUM - Ca pue franchement.../BUS  codage so growa ♥

DES RECLAMATIONS OU RECOMMANDATIONS ? - J'voulais prendre Fétide, puis y avait Syndrome alors j'ai souffert devant un choix aussi cornélien *se mouche bruyamment* Sinon je ne sais pas si vous avez laissé le lien qui permet de voir les derniers messages postés, j'le vois pas .w. (mais c'est l'age...)

LE MOT DE LA FIN - C'est l'histoire d'un narcoleptique qui... *ZZZ*
Bon j'avoue elle était facile...
Puis 2015 c'est l'année du mouton SICESTPASUNSIGNE ! *okmaggle*


codage par sahara sur blindfolded.forumactif.com
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MessageSujet: Re: Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]
Jeu 8 Jan - 19:48

marry me 8D ♥
Ton interprétation du perso. est. Je veux la suite :c
Bienvenue :D


_   opium's #62427c
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MessageSujet: Re: Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]
Sam 10 Jan - 3:36

Un copain de corne! et de bicolorité!



Merci Némésis et Pan-Pan pour les beaux avatars <3
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MessageSujet: Re: Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]
Lun 12 Jan - 8:46

*offre des cookies Opium et Sink*

Bon m'autosquatte pour dire que c'est fini . (j'ferais une relecture plus tard, pour irradier les fautes au cas où). J'arrête le massacre, vous pouvez apposer votre jugement divin adminesque. *va agonir dans un coin sombre* n'hésitez pas à faire des remarques s'il y a quelque chose qui vous chagrine, je changerai  ou vous pouvez me jeter huhu~♥
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MessageSujet: Re: Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]
Lun 12 Jan - 12:39

Bienvenue même si tu es arrivé avant moi :D

Alors de base j'adore ce prédéfini et je regarde stalke ta fiche depuis quelques temps déjà ! Et j'adore ton style d'ecriture, ce que tu as écris franchement je suis charmée, right in the heart Bro ! Je veux un lien t'as pas le choix et un rp
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MessageSujet: Re: Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]
Lun 12 Jan - 12:52

Pareil que Savage, j'ai longtemps stalké. Bienvenue /o/ ♥
J'attendais que tu finisses ta fiche pour poster et enfin je peux dire que DAMN TU ÉCRIS B I E N. Genre, carrément bien. C'est fou sérieux j'aime vraiment trop. Bravo /clapclapclap/



dialogue en #FFB6B8theme • avatar par Castor ♥

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MessageSujet: Re: Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]
Lun 12 Jan - 17:09

j'aime ton histoire, syndrome.
vraiment.
ta fiche est vraiment sympa, rebienvenue,
hâte de te voir rper parmi nous une fois que tu seras validé ♥


_   opium's #62427c
merci pour les avatars ♥️
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conscience vouée à l'errance
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MessageSujet: Re: Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]
Lun 12 Jan - 18:00

Bienvenue, collègue prédéfini :D

Ta présentation est juste super classe, je l'ai dévorée d'une seule traite et ma foi. Waw. Ça envoie du lourd. **


Fétide pourrit en #A30400
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coeur souillé de noirceur
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MessageSujet: Re: Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]
Mer 14 Jan - 0:54

image de bienvenue
BIENVENUE SUR LIBRA ••

Ca y est, te voilà validé et prêt à parcourir les grandes plaines de Libra. Tu as désormais accès à l'ensemble du forum et est libre de rp avec le reste des âmes !

N'oublie cependant pas d'aller jeter un coup d'oeil aux bottins pour faire recenser ton personnage notamment.

Et surtout, amuse-toi bien et puisse ton voyage durer ! ♥


fiouuu, je pense que je la relirai encore, tu sais déjà ce que j'en penses, mais puisque les compliments te mettent mal à l'aise, je vais m'abstenir. Ceci étant dit, je te valides, ce sera un grand plaisir de te voir en rp ! :)
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MessageSujet: Re: Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]

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Syndrome, épidémique reflet d'une entité exacerbée. [fini]

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