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 Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage (ft.Adria)

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MessageSujet: Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage (ft.Adria)
Mar 27 Jan - 21:15

Lost on a wide wide sea
Adria
feat.
Ebène


 

 



 

 

« Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage,
Et la mer est amère et l’amour est amer,
L’on s’abîme en l’amour aussi bien qu’en la mer,
Car la mer et l’amour ne sont point sans orage »

Il ne restait plus qu’à faire semblant. Ô bien-sûr il était passé maître dans cet art depuis longtemps, cela lui venait avec une facilité déconcertante. Les deux pieds sur les rochers de la jetée, le dos un peu courbé par l’usure, il n’avait pas bougé d’un cil au cours des dernières heures. Il n’aurait pas été surpris si son propre corps s’était confondu avec la roche, changé en pierre par un caprice de la nature. La tâche d’Ébène était ingrate, il avait par trop de fois prouvé qu’il méritait mieux que de jouer les miradors, mais le ton de son compère avait été sans appel. Exaspéré il faisait donc le gué. Il savait pertinemment qu’il ne pêcherait rien dans ce trou d’eau et laissait sa ligne vagabonder au gré des courants du bord de mer. C’était joué d’avance, aussi sûr que personne n’oserait s’aventurer ici avant que la chaleur du soleil de midi ne soit un peu tombée. Mais toute cette lassitude au fond n’avait que peu d’importance.

Ça, Ébène se sentait parfaitement dans son élément. Le goût des embruns emplissait sa bouche, le sable collait à sa peau, la chaleur du soleil brûlait ses épaules comme un fer marquant sa propriété. Son œil distrait balayait de temps à autre les étendues immaculées de sable blancs, qui, rongées par l’écume s’étendaient à ses pieds. Son visage était un masque de cire, impénétrable, il avait cessé de penser. C’était délicieux, un soulagement immédiat. Un mouvement des épaules pour chasser la sensation d’engourdissement. Le tableau était parfait, son équilibre délicat, mais en son for intérieur il était convaincu qu’en gardant la pose, il ne serait pas perturbé. L’instant pouvait demeurer pour l’éternité.

Son collaborateur ne reviendrait plus, et lui Ébène se changerait en statue de pierre, figée dans le paysage. Son chez-lui en Ethernite, se remplirait de poussière, la poussière de ses cellules, la poussière de la vie que menaient les autres, au-dehors. Il tomberait en ruine, laissé à l’abandon et un jour, discrètement, on viendrait prendre ce qu’il y avait à prendre. D’autres vivraient, squatteraient simplement jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucune trace de lui. Peu lui importait. Il aimait posséder. Dans une autre vie, il avait recherché cette sensation puissante que l’on ressentait lorsque l’on désirait longtemps une chose, et l’extase du moment furtif où elle entrait en possession. Tout ça c’était fini, il pouvait se figurer qu’il souhaitait quelques futilités, mais ce n’était que des ersatz, les échos d’un passé lointain.

La mer gardienne se gonflait, comme un animal face à l"objet de ses craintes. Les vagues fendaient la jetée de part en part. L’une d’entre elle, plus grosse que les autres éclaboussa ses jambes, le tirant de sa torpeur. Il rompit le silence, tout vola en éclat.
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MessageSujet: Re: Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage (ft.Adria)
Jeu 12 Fév - 4:27


destruction imaginaire

                            ft. Ebène

C'est pas la solitude qui manque autour de toi. Le halo de ta présence, simulacre de douceur dans une fracassante douleur. Tu n'es que nostalgie, fatale et tendre nostalgie. Bercée, simulée par ces souvenirs éparpillés. Tu as rêvé de tes plaies, tu les as repeintes en un songe obscur. Tu t'es dissimulée, l'âme vagabonde étroitement plissée par les incompréhensions. Tu ne discernes plus le vrai du faux, les larmes coulent sur ton ignorance. Tes joues ont des allures de mur, de grandes palissades qui ne flanchent pas au grès du vent. Pourtant à l'intérieur tout n'est que vestige, l'ouragan emporte chacune de tes forces et te les renvois flagellées par la souffrance.
Le vide s'épand sur ta conscience, tu n'es que bruit et corps. Tu marches, tu voles, ombre d'une âme qui pensait. C'est de cette grandeur d'ahurissement que te viens une envie, un désir passager, transmuté en priorité. Tu veux aspirer la brise, ne faire qu'un avec l'air marin, le sel et le sable s'écroulant sous ton emprise. Tu veux posséder l’inatteignable, te fondre en l'horizon.

Inhalation intense, paupières closes. Dissimulée sous tes longs cils tu es ailleurs, tu as séché tes larmes, abandonné ton masque de pleurs. À tes pieds gît l'habit de deuil, tu n'es plus Adria, tu es ombre et lumière, tu es reflet. Le vide s'est étanché de tes soifs, tu laisses libre cours à ton mutisme. Tu tais toute émotion, abandonnant ton esprit dans la contemplation des vagues, déchaînées, fracassant roches et rivage.
Tes pas s'enfoncent dans le sable, ta démarche lente ne se veux plus langoureuse, elle est inhumaine, elle est animale. Tes instincts s'écartent pour laisser place à une passivité naïve, comme un enfant ou un aveugle, tu ne vois pas et ne cherchent pas à voir. Tu es passagère aujourd'hui, et tu te complais, tu aimerais te baigner dans le néant pour ne plus exister.

Les plages azurées du Sud, le dénouement d'une course à l'oubli. La solitude qui suinte dans l'horizon, tu souris presque dans ton cœur. Allongée, les cheveux se mêlant dans le sable, tu es cadavre, livide âme qui se prive de la réflexion. Juste un instant, juste une respiration, une simple décennie et tu seras sauvée.
Tes yeux scrutent le bleu décoloré imaginant la sensation des nuages au contact de ta peau. Tu divagues dans une irréaliste idylle avec les cieux, tu te sens voler à travers le coton. La science n'est que blasphème, la seule qui compte est celle que tu crée. Tu désires t'asseoir au creux du ciel, inerte, heureuse, intouchable. Misérable et inconsciente. C'est une belle émotion qui te fait sourire.

Alors tu te relèves, rassurée par le potentiel amour que te vouerais les nuages. Tu déambules sur le rivage, avançant lentement jusqu'à l'épuisement. Tu n'es plus seule. Plus tu approches, plus l'ombre se distingue, c'est un homme. Au loin, confondu dans le paysage, un inconnu silencieux semble attendre.
Tu es désormais assez proche pour comprendre qu'il s'agit d'Ebène, et sans laisser le choix à ton esprit de prendre une décision ou d'y réfléchir, tu marches dans sa direction. Il ne te connait pas, et tu n'es pas en état d’entamer une discussion pour l'instant. Pourtant, tu agis, entraînée par tes passions incongrues, l'attirant magnétisme te conduit à t'asseoir à ses côtés. Sans explication, tu pénètres sa sphère, brisant politesse et abîme solitude.





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MessageSujet: Re: Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage (ft.Adria)
Dim 15 Fév - 17:06


   
« Higher and higher every day,
Till over the mast at noon—'
The Wedding-Guest here beat his breast,
For he heard the loud bassoon.»

C’était étrange, comparable se disait-il, aux contes, aux légendes anciennes. Alors que devant ses yeux, la mer brillait de couleurs surréalistes, un peu grossières, factices et contrefaites comme les fards d'une prostituée, il la contemplait avec un air audacieux acceptant quelque défis secret. Et pour le punir de lui témoigner si peu de respect, les embruns le giflait, obscurcissant les rivages. Le vent se levait, peut-être ne trouverait-il plus le chemin du retour. Comme il se faisait cette réflexion elle était apparue à son côté, soudainement, rejetée par l’écume d'une de ces salopes de vagues jalouses et vénales. Naturellement, il s’était surpris à esquisser un mouvement de recul, il avait eu la sensation d’être surpris dans son intimité, il ne détachait pas pour autant son regard de cette apparition saisissante. Aussi claire qu’il était sombre, avec des lèvres pleines, et une joue tendue, offerte aux assauts de l’écume. Ça et là, dans ce visage mélancolique, les tendres rondeurs de l’enfance, un regard trop ancien pour un corps trop jeune. Ebène n’aurai pas su dire ce qu’elle était : ses traits portaient la marque des âmes dont un lourd fardeau courbe les épaules, pourtant son air de mystère appartenait à ceux qui naissaient adultes, et l’absence de défauts et autres monstruosités suggérait qu’elle n’était ni des un, ni des autres. Il pinça discrètement son poignet, le mirage n’en était pas un.

Les nuages cotonneux venus de l’est s’amoncelaient, masquant le soleil, semant la confusion sur l’horizon. Lorsqu’ils toucheraient l’eau il deviendrait impossible de voir à plus de quelques mètres. Lourde et humide, la brume installerait sa confusion. Assise, si petite dans la tourmente, et si grande par sa mine grave, ses genoux repliés contre elle, elle semblait faire peu de cas de ce temps qui s’aggravait. En n’importe quel autre instant, n’importe quel autre lieu, il lui aurait jeté un regard de dédain, ou aurait tenté par quelque ruse bien rodée de la séduire, mais ils se trouvaient hors du temps, dans une dimension où les conventions n’avaient plus de prises. Il ouvrit la bouche une première fois pour parler et se retint de justesse dans sa bêtise. Qui sait quelle vérité pourrait bien sortir d’entre ses lèvres avant même qu’il ne s’en soit rendu compte ? Peut-être n’était-elle pas une illusion, néanmoins elle lui semblait un peu sorcière, et il avait prit l’habitude de se méfier des femmes: elles avaient une propension naturelle à oblitérer tous les mensonges dont il s’échinait à les envelopper. Il lui fallait choisir ses mots avec le plus grand soin, sans quoi Thémis seule savait ce qui pouvait advenir. « est-ce que c’est bien judicieux, selon toi, de se promener seule dans des coins aussi reculés ? »
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MessageSujet: Re: Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage (ft.Adria)
Jeu 26 Fév - 17:52


démesurément grand

                            ft. Ebène

L'embrun marin devenait lourd, emprisonnait corps et aura de liberté. L'atmosphère se muait en une lourde étoffe de laine et asphyxiée, tu devenais poussière.
C'est tout un être que tu stimulait par ton apparition. Il bougeait, clignait, agissait. Mordu, dévoré par une curiosité qui était habituellement tienne. Tu devinais les questions qui le traversait. Peu importe, peu importe.

Un long, doux, langoureux mouvement, et ta nuque ondule dans une vibration. Chute et valse de tes cheveux qui s'étranglent. Autour de toi, tout est néant et tout est oppression. Tes passions stimulées par les vagues qui s'écorchent, l'enveloppe formant ta surface s'est éteinte, tu t'es dissoute dans le paysage. Tu es devenue écume, tu es restée brise. Immensité fictive, illusion d'un mirage. Tu es à la mer ce que le sable est à la plage. Tu es amoncellement, risible parcelle d'un tout qui t'as aspirée.

Et alors tu oublies, l'inconnu subjugué à tes côtés, la sphère brisée, l'inhumanité de tes gestes, la lassitude.

― Est-ce que c’est bien judicieux, selon toi, de se promener seule dans des coins aussi reculés ?

La malice implose, le songe s'écartèle. La langue qui roule derrière les dents dissimulées par tes lèvres. C'est un son, un bruit qui résonne, se distingue. Dans l'étroitesse de la réalité se désigne des lettres puis des mots. Hallucination supplantée par la sévérité de l'affligeant réel. Il parle, brise mirage et douceur. Et d'une ridicule disparité se meut en vérité, fatalité.
Tu hésites, entre l'abandon total de ce qui est inexistant et affronter. Mais tu n'as pas réellement le choix. Tu dois abandonner coton et remous pour te fondre dans les phrases, et tu regrettes, tu regrettes de t'être approchée. Tu désirais la chaleur, peut-être bien une simple accroche au monde, pour que tu puisses revenir après t'être perdue dans cet horizon marin. Tu voulais te tenir là pour ne pas partir, pour ne pas être emportée, et mourir. Tu ne voulais surement rien d'autre qu'une ancre. Mais c'est déjà trop tard, tu nies les regrets et dédaignes les remords, ton esprit s'étouffe dans les supplications quand tes lèvres s'entrouvrent pour, à leurs tours, émettre des sons.

― Je ne suis visiblement pas seule.

Tu ne le regarde pas dans les yeux, mais tu sais que lui, t'as analysée, t'as déduite du tout de ce paysage. Et toi, tu te distingue, tu deviens visible, divisible, de ce fond brumeux et magnifique.

― Que pourrait-il m'arriver de plus que ce qui nous a mené ici.

Tu ne précises pas, si tu parles de Libra ou simplement de cette plage. Tu ne précises pas, car même toi, tu ne sais pas ce que tu veux dire clairement, ce que tu penses. Tu penses tellement.




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MessageSujet: Re: Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage (ft.Adria)
Dim 10 Mai - 21:36


sur la greve deserte

       Il y a dans son regard comme  une insolence qui ne lui est pas étrangère. C’est un peu comme si elle souhaitait si fort se fondre aux rivages que tout ce qui l’assimilait encore à l’humanité était mal venu. D’où cette mine un peu défaite lorsqu’il avait cru bon de rompre le silence. Il ne regrettait pas pour autant son geste, la parole était de reconnaissance entre les âmes, elle était rituelle. Ebène eut du mal à réprimer un petit ricanement spasmodique, était-elle de cette nature aventureuse et malicieuse qui lui plaisait tant chez les femmes ? Ou laissait-elle tout simplement éclater  sa candeur au grand jour, dans la plus grande innocence. C’était un jeu qui pouvait lui couter très cher si elle n’y prenait pas garde. D’ailleurs il se sentait déjà animé par certains côtés d’une pulsion destructrice, sourde, intestine. Rien à voir avec le désir, un besoin qu’il était urgent de combler dont il ne ressentirait que plus fortement l’issu dans la dépravation de la douceur et de la mélancolie que dégageait Adria.

A la place  de quoi il haussa les sourcils d’un air un peu insultant, comme s’il était un peu étonné que cette petite chose s’exprima ainsi devant lui. Selon la haute opinion qu’il avait de sa propre, il lui paraissait tout à fait extraordinaire qu’on osa s’adresser à lui de cette manière. Il fixa cette chevelure irréelle, toute pareille à l’écume qui léchait le sable, se fendait sur les rochers sombres. Il n’y avait pas de fatalité, juste des chemins plus ou moins aisés, c’était cette conception qui lui permettait de toujours attendre de nouvelles choses de la terre où il se trouvait, il n’existait pas d’absolu, pas de pire ni de meilleur, simplement des pires au-dessus d’autres pires, une infinité de meilleurs. Et ça s’arrêtait là.

Gris et froid. La brume les entoure comme une mère berçant ses enfants d’un sommeil mortel. Le péril n’est pas grand, mais la sensation est intense, Ebène n’a pas l’intention de faire de vieu os ici, alors il ramène sa ligne, progressivement, un coup d’œil méfiant pour la mer. Pas un oiseau, pas un bruit, on pourrait se croire dans le néant. « Il peut toujours y avoir plus. » Car à l’image de ton imagination rien n’a de limite. Ne dit-on pas que rien ne se perd, tout se créait ? « D’ailleurs, c’est quoi ton nom ? » Et voilà comment tout à commencé.

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