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 mille et une étoiles ▬ ft. Ancre

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conscience vouée à l'errance
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Féminin

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MessageSujet: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Mer 28 Jan - 2:31




MILLE ET UNE ÉTOILES ANCRE


Cet instant où le soleil fait de toutes les ombres des géants. Lorsqu'il descend du ciel et se glisse dans la mer pour prendre un bon bain avant d'accepter de mourir pour quelques heures afin de laisser sa douce âme sœur prendre place au coeur des étoiles. Le ciel est d'une teinte rouge écarlate qui se décolore telle une aquarelle vers l'horizon. Perchée à sa fenêtre, Merci attend. Le visage appuyé contre son poing, assise en indien, elle regarde la journée s'achever en ignorant quoi faire. Un soupir glisse entre ces lèvres, elle s'ennuie. Terriblement, fortement, étrangement. Aujourd'hui était un jour de repos, même si cela ne devait pas l'être. C'est le patron qui a dit à Merci de retourner dans son lit si elle était incapable de compter correctement. Pourtant, la vérité était qu'elle n'avait pas eu le choix. Il y avait eu ce client qui voulait un rabais sur son petit déjeuner. Jamais le restaurant ne faisait de rabais – encore moins pour un simple déjeuner œufs et bacon -, mais le refuser au client était impossible aux lèvres de la jeune fille. Ainsi avait-elle simplement fait payer moins cher cet homme tel qu'il le lui exigeait. Et le patron n'avait pas aimé. Il n'aimait jamais et s'entêtait à ne pas comprendre. Alors Merci était de retour à la maison et depuis l'aube, ignorait quoi faire.

Elle avait tentée de dessiner, sans succès. Des gribouillis, de petits soleils dans les coins, de petits cœurs et quelques bonhommes souriants étaient vestiges sur les feuilles de papier dans son salon. Elle avait voulu faire une sieste, mais avait fini par s'exercer dans l'art qu'est la gymnastique sur son lit. Une erreur. En faisant une roulade, elle avait heurtée le rebord de sa table de chevet.  Précisément, c'était le bord de son arcade sourcilière droite qui avait été atteint et saignait, tel un soldat touché au combat. Alors, elle avait tentée de se faire un pansement. À cause du sang qui avait tâchée son linge et quelque peu ses draps, elle s'était lancée dans un court lavage où elle avait mélangée détergent à lessive et eau de javel. Malgré tout, les petites tâches rouges étaient encore fièrement apparentes sur les bouts de tissu qui se balançaient au gré du vent, dégageant une odeur déplaisante dans l'air. Cette journée n'avait rien d'intéressant : elle était ordinaire, chaude et décourageante.

Merci n'avait qu'une seule envie, soit de se lever et de faire quelque chose. Se dégourdir les jambes, courir un marathon, nager avec les poissons. Elle voulait voir les couleurs de l'arc-en-ciel, compter les étoiles, dévorer un steak. Et de tous ces rêves, en sorti un nouveau soupir. Bientôt serait-il temps de dormir et elle n'en avait point envie. Péniblement, elle se laissa glisser vers l'arrière, atterrissant sur son lit. Elle avait toujours aimé cette fenêtre qui tombait directement en haut de son oreiller. Ainsi pouvait-elle observé la voûte céleste lorsqu'elle s'endormait. Et ce fût l'illumination.

Un éclair dans le creux de ses iris. Un sourire sur ses lèvres. Elle savait, ô seigneur, elle savait enfin ce qu'elle voulait faire. Son corps s'activa lorsqu'elle alluma la radio, suivant le rythme de la musique pour commencer à cuisiner. Merci alluma le four, fit glisser les pages de son livre de cuisine sous ses doigts et se lança. Bols, cuillères, mélangeur, tasses à mesurer et moules. Oeufs, farine, pain, vanille et fruits. Pendant que tous levaient au four, pendant qu'une douce odeur enveloppait son appartement, pendant que les breuvages reposaient au froid, elle se glissa sous sa douche. Farine, confiture et coquilles d'oeufs disparurent de sa chevelure. Elle en sortie, fraîche comme une rose. D'un geste maladroit, elle peigna sa chevelure à l'aide de ses doigts, ayant égaré la brosse à cheveux. Un nouveau pansement vint couvrir son sourcil, un joli bout de plastique bleu royal avec des motifs d'étoiles. Bien qu'enfantin, c'était les seuls qu'elle avait dans sa pharmacie. La minuterie de son four s'écria : il était temps qu'elle libère sa nourriture de la chaleur bouillante. Lunette au visage, elle attrapa un grand chandail à manche courte d'un bleu cyan où était tracé une grosse étoile d'un jaune délavé à l'avant dont les manches lui arrêtaient au coude et dont le bas s'arrêtaient au niveau de ses hanches. Elle prit un short de sport d'un blanc presque propre et accouru en cuisine. Grand panier d'osier, petite nappe d'un bleu carreauté – pour éviter le stéréotype – et elle sortie de chez elle en fermant la radio.  

Un, deux, trois. Il suffisait de trois pas pour être rendue devant la porte de son ami. Elle frappa de sa frêle menotte, attendant comme une idiote. Habillée ainsi, elle avait l'air de n'avoir aucun pantalon puisque le chandail le recouvrait. Ses cheveux collaient encore à son visage, dégoulinant sur les bords de son chandail avant que quelques gouttes s'écrasent sur le sol.

ANNNNNNNNCREEEE!!! , s'écria-t-elle de sa douce voix presque mélodieuse lorsqu'elle criait comme un enfant. T'ES LÀ MON BÂTEAU?!

Un, deux, trois. Elle cogna encore d'un rythme rapide et elle cogna à nouveau, faisant une pause entre chaque coup.
ALLEZ OUVRE. SINON, MERCI AURA PAS LE CHOIX DE… DE…

Elle fit une pause, cherchant ses mots tandis que son ventre grognait. Dans ses mains se trouvaient un panier dégageant une forte odeur. Elle soupira, appuyant sa tête contre la porte et frappa légèrement avec sa tête, sans s'arrêter.

Merci a faim. Merci veut aller manger avec toi. Merci a préparé un pique-nique. Merci ne veut pas être seule pour manger tout ça..




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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Jeu 29 Jan - 3:37


❝ Mille et une étoiles ❞ ▬ feat.
merci;

Ancre glissa maladroitement la clé contre la serrure. Un essai, puis un deuxième. Au troisième, elle finit par entrer et il entendit le son mélodieux du déclique produit par un  verrou se déverrouillant lorsqu’il pivota son poignet légèrement vers la droite. Il tourna la poignée et ouvrit, d’une lenteur exagérée, la porte. L’intérieur de l’appartement était sombre et contrastait drôlement avec le soleil éclatant –presque aveuglant, presque que trop heureux, du dehors. Et le vagabond resta comme ça, planqué devant sa porte grande ouverte à se questionner, à se demander pourquoi diable il faisait si noir à l’intérieur. Ou était donc la lumière ? Et à sa grande surprise, il réalisa ; ce matin, avant de partir pour une longue et pénible –vous saurez pourquoi plus tard- journée au boulot, autre que se préparer, il n’avait rien fait. Il n’avait pas pris le temps d’arroser la petite plante dans le coin de l’entrée (qui, sérieusement, commençait à le menacer de se laisser mourir desséchée), il n’avait pas pris le temps de regarder sa propre boîte aux lettres et il n’avait certainement pas pris le temps d’ouvrir les rideaux couvrant ses fenêtres. Épais et imperméable tuant sans merci les rayons voulant pénétrer.

Il se sentit con et se permit un long soupir avant d’entrer, tout de même soulagé qu’aucun voisin n’était dans les parages à se demander ce qu’il y avait de si excitant à rester planté là à fixer un antre de noirceur. Il laissa, toutefois, la porte d’entrée ouverte afin de se donner une mince source de lumière afin de déposer sa clé sur le meuble lui étant réservé, il laissa aussi tomber lourdement son sac de travail avant de retirer ses chaussures, une à une. Et finit par pousser la porte afin qu’elle se ferme d’elle-même, le plongeant totalement dans la noirceur. Heureusement, l’appartement en lui-même n’était pas très grand ; c’était un quatre pièces, tout ce qu’il y avait de plus simple et donc, le trajet jusqu’à sa chambre se fit sans problème, mécaniquement. Un chemin fait et refait ; gravé.

Et Dépression se laissa tomber sur son lit, épuisé physiquement, mais plus psychologiquement par les événements de la matinée. Ça lui avait presque donné envie de pleurer ; de savoir que Loki, par sa présence, allait briller de plus en plus à Canaan. Sa ville, la petite ville où est-ce qu’il était si aisé de se rencontrer… Et si les murs étaient fait de cartons, les alentours auraient pu entendre les bruits d’une baleine (ou d’une ancre, plutôt) venant s’échouer sur le rivage, mourante, provenant de la chambre de l’appartement numéro 4.

Finalement, ses deux malheureuses heures de sommeil, mixées à sa nuit blanche et à sa rencontre avec le Dieu nordique, eurent raison de lui et Ancre sombra ; sombra comme une ancre dans les abîmes de l’océan.

Pour n’être réveillé qu’une ? Deux ? Trois heures plus tard ? Par des cognements si distinctifs à sa porte. Et pour une raison ou pour une autre, il sentit son cœur battre à tout rompre. Était-ce dû au réveille brusque ? Était-ce parce qu’il savait exactement qui était à sa porte ? Les deux ? Il n’en savait rien et ça importait peu, à vrai dire. Mais une chose était sûre, il fallait qu’il se magne à aller ouvrir avant que la petite chose à l’autre bout du monde ne se lasse d’attendre. À bien y réfléchir, peut-être que les murs étaient définitivement en cartons, car il entendit tout. TOUT. Et Ancre vint à se demander pourquoi elle s’acharnait à l’appeler « bateau ». Il n’était pas un bateau, mais une ancre, bordel. Il ne supportait pas les gens, il ne les amenait pas en croisière, à la découverte de nouveaux horizons. Non, il se contentait de couleur et de retenir. De stagner. Et il se fit une note mentale de lui dire… un peu plus tard ; lorsque plus réveillé.

Et c’est les cheveux en pagailles, le regard plissé (et cerné), un coulis de bave ornant le coin de sa bouche et les vêtements froissés qu’il ouvrit la porte. Plissant les yeux, s’attendant à une lumière vive, mais fut surprit face aux teintes crépusculaires. Et encore une fois, il resta planté là, face à la jeune fille ; l’accueillant avec un silence. Il la sonda de haut en bas et remarqua l’adorable panier d’osier qui criait : « elle, toi et moi, pique-nique ». Il s’apprêta à refuser poliment et retourner pioncer. Sauf que son ventre ne l’entendait pas de cette oreille et gronda (après tout, le pauvre n’avait rien eu de la journée). Et Ancre se sentie profondément trahie. Il aimait bien Merci, avec elle, il n’avait pas besoin de prétendre d’être heureux, d’être « ok ».

Ancre lui servit un mince sourire et recula un peu, histoire d’ouvrir davantage la porte de l’appartement et fit signe à Merci d’entrer. Il en profita également pour allumer l’interrupteur afin d’éclairer un peu la pièce.

❝ Je… je vais aller prendre une douche rapide. Fais comme chez toi. ❞
À vrai dire, il n’avait même pas besoin de lui dire ça. Chez lui, c’était chez elle. Chez elle était chez lui. Ils avaient ce genre de relation. Lui laissant le soin de refermer la porte, il partit vers la salle de bain. Pour en revenir une vingtaine de minutes après, vêtue d’un simple t-shirt blanc aux manches courtes bleus. Et un jean. Visiblement, il s’était dépêché, ses cheveux étaient encore mouillés et l’eau dégoulinait lentement. Chose rare ; son visage était, maintenant, dégagé, laissant place à deux yeux, dont l’un deux était perpétuellement caché sous sa frange (qui était, elle-même, retenue par deux barrettes). Ancre n’aimait pas la sensation des cheveux mouillés sur son visage.

L’air un peu absent, il la regarda, puis la porte, puis lui demanda :

❝ Prête… ? ❞
C'était ironique. Un peu. Parce que c'était lui que ne l'était pas.

Et il alla vers cette même porte, l’ouvrit et lui fit signe de passer en premier. Après tout, les dames d’abord. Et elle semblait savoir où elle allait.






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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Lun 2 Fév - 4:03


Sa tête continuait de tambouriner d'un rythme plutôt irrégulier la porte d'entrée de son ami. Le soleil couchant commençait à faire sécher les mèches de cheveux couvrant l'arrière de son crâne, lui donnant une sensation de brûlure au niveau du cou. Peut-être n'était-il pas là, peut-être dormait-il paisiblement, bien que l'astre solaire commençait à peine à se coucher. Un autre coup de tête, qui ne toucha rien, à son grand étonnement. Les muscles de son cou se crispèrent, tentant d'arrêter le mouvement juste au bon moment, évitant que sa tête n'aille frapper celle du jeune garçon peu réveillé devant elle. Un petit sourire en coin, elle remarqua le coulis de bave séchant sur le bord des lèvres de son précieux ami. Elle eu un petit pincement au cœur à l'idée de l'avoir déranger.

Or, elle avait une bonne raison.

Ainsi, mécaniquement, elle se glissa à l'intérieur de l'appartement, poussant de son pied droit la porte afin de la fermer tout en déposant le panier fort odorant devant elle. Merci trouvait comique qu'il le précisait encore de faire comme chez elle. Certains le disent par politesse, mais eux, ce n'est pas pareil. Elle enleva ses souliers lâchement – elle ne voulait tout de même pas salir le plancher de son ami – et se dirigea vers la cuisine. Au loin, le bruit de l'eau s’écrasant sur le sol se faisait entendre : Ancre était en séance de réveil sous la douche. Elle prit un grand verre et le remplit d'une eau hésitante entre le froid et le tiède pour aller arroser la plante qui criait secours dans l'entrée. Ce genre d'oublis était chose peu courante de la part d'Ancre et Merci ne put s'empêcher de froncer les sourcils d'interrogation en nourrissant la pauvre chose qui prenait une teinte horriblement desséchée. La terre absorba l'eau aussi rapidement qu'un alcoolique qui s'envoie un shooter de whisky. La jeune fille retourna à la cuisine, recommençant l'opération une seconde fois, juste pour être sûre que la plante survivrait avant d'aller s'étaler en étoile de mer sur le lit encore chaud d'Ancre.

Pour un homme, il faut dire qu'il prenait un peu de temps. Même elle n'avait pris qu'une dizaine de minutes afin de se laver. Peut-être s'était-il endormi sur la douche, peut-être était-il tombé et s'était assommé ou simplement, qu'il faisait des choses masculines seul dans sa douche. Les pensées de Merci s'arrêtèrent à cet instant, lorsque la porte de la salle de bain s'ouvrit, en sortant un Ancre au regard absent. Elle répondit à sa question d'un signe de tête positif et retourna mettre ses chaussures dans l'entrée, espérant que le repas serait encore chaud. Prenant le panier, elle se glissa à l'extérieur et attendit qu'il la rejoigne avant de se mettre à marcher à sa droite. Le soleil était disparu, mais le ciel était teintée d'une magnifique couleur rosée, identique à celle de la chevelure de Merci. Elle souria : il allait arriver juste à temps.

Au fait, commença-t-elle d'un ton exclamatif. Merci a arrosé ta plante. Tu sais, si tu n'en veux plus, tu peux toujours la jeter, la pauvre chose.

Elle finit sa phrase sur un petit rire délicat. Cette plante, c'était un élément qui décorait bien l'entrée du jeune Vagabond, mais ce n'était pas la première fois qu'il quittait sa demeure en oubliant de faire quelque chose. Elle aurait aimé lui poser plus de questions, lui demander s'il allait bien, s'il y avait eu quelque chose en particulier ce matin là. Ancre était la dépression et bien que Merci était bien placer pour comprendre comment une naissance peut affecter une vie, ce n'était pas le moment pour poser ce genre de questions.

Actuellement, ils traversaient Canaan jusqu'au chemin qui mène vers les Collines Florissantes afin d'arriver à leur destination. Auprès d'eux marchaient d'autres gens qui rentraient chez eux en cette fin de soirée alors que d'autres la débutaient en sortant aux restaurants. Cela devait faire au moins une dizaine de minutes déjà qu'ils marchaient. Merci était prise dans ses pensées, regardant autour d'elle l'esprit ailleurs. Elle écoutait plus ou moins ce qui se passait autour d'elle. Lui vint alors cette petite éclair de presque génie et elle se plaça devant Ancre, marchant à reculons en se fiant à lui pour l'avertir s'il y avait un obstacle.

▬  Jouons à un jeu! Merci ne t'a pas dit où nous allons. Ce sera à toi de le deviner. Elle prit un instant pour réfléchir et commença sa devinette en marchant. Nous allons là où les terres sont multicolores. Là où il y a mille et une odeurs pour nous entourer. Pour être plus précise… Une nouvelle pause, elle cherchait encore comment formuler sa devinette. Le premier est le participe passé du verbe lire. Le deuxième est un mot indiquant une condition éventuelle, une hypothèse ou un souhait. Le troisième est une voyelle qui tourne en rond. Le quatrième est un déterminant qui te représente. Le tout est un insecte que l'on retrouve où nous nous dirigeons!

Elle lui fit un petit clin d’œil. Elle savait que sa charade n'était pas la plus difficile, mais espérait qu'elle nécessitait un minimum de réflexion. Un petit divertissement pour les dix à quinze minutes restantes avant d'arriver à destination. Merci étira les bras vers l'avant, grimaçant légèrement sous la tension. Néanmoins, son pied droit décida sans demander autorisation à sa cervelle qu'il pouvait marcher à gauche et son pied gauche, fidèle, refusa de se faire influencer par le pied droit et recula vers la gauche comme il le faisait depuis un petit moment déjà. Un petit cri de douleur s'échappa de ses poumons et Merci attendit la réponse d'Ancre, étalée sur la route qui devait avoir bien sali l'arrière de son chandail. Un bleu de plus ou de moins sur son corps, il n'y avait rien de mal à cela si elle passait une belle soirée avec son ami, n'est-ce pas ?




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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Mar 3 Fév - 3:34


❝ Mille et une étoiles ❞ ▬ feat.
merci;

Il avait pensé, espéré même, que l’eau glaciale aurait eu l’effet escompté : qu’elle l’aurait éveillé ; sortie de cette léthargie dont il semblait prisonnier depuis les événements de la veille. Qu’elle aurait eu l’effet d’une bonne claque, mais il en était rien. Non, à la place, ses paupières se faisaient toujours aussi lourdes, le priant de retourner au lit et d’attendre au lendemain. Un conflit conscience versus estomac, et les sentiments de Merci ajoutaient leur poids dans cette bataille au dénouement bien que trop prévisible ; bien sûr qu’il allait accompagner la jeune fille (jusqu’au bout du monde s’il le fallait). La pauvre, elle s’était donné la peine de faire un bon pique-nique. Et Ancre était certain, ce qu’elle avait fait ne pouvait qu’être bon ; l’odeur enivrante qui s’en dégageait, qui se rependait petit à petit dans la pièce en était une preuve tangible. Une fragrance donnant inévitablement l’eau à la bouche. Et puis, et puis, passer du temps avec la douce Merci ne pouvait que lui remonter le moral, pas vrai ?

D’un pas décidé, il fit comme elle. Il enfila ses chaussures, plus délicatement qu’il ne l’avait fait les heures auparavant et la suivit à l’extérieur, non sans éteindre les lumières au préalable. Et de bien verrouiller la porte. Au cas où. Pas qu’il avait peur qu’on le vol (parce que sérieusement, il avait que dalle de valeur, enfin rien qu’il pensait qu’il en valait la peine), mais parce que c’était ce qu’il y avait de plus naturel à faire. Il s’empressa ensuite de loger ses mains dans le réconfort des poches de son manteau… arrêtant net le geste lorsqu’il s’aperçu que celui-ci était inexistant et les laissa tomber le long de son corps et rejoint –enfin- Merci.

Ils commencèrent à marcher, dans le silence. Réconfortant, jusqu’à ce que la voix de la voisine de droite s’élève doucement. Le rompant ; ce silence.  Alors, ses yeux, jusque-là rivés au sol, se levèrent afin de rencontrer son regard, ses lèvres s’écartèrent laissant sortir un simple : « hm ». Ce n’était pas grand-chose, mais ce simple son signifiait tant.

❝ Oh. C’est apprécié. ❞
C’était sa façon de lui dire merci. Dire merci à une fille qui s’appelait Merci était plus que mélangeait. Ç’avait ce petit quelque chose d’embarrassant et de désagréable, et surtout, ç’avait une tendance au quiproquo. Si ça le gênait, il n’osait même pas imaginer comment la principale victime devait se sentir. Sans doute confuse. Parce que, merci, est-ce qu’on parlait d’elle ? Merci, est-ce qu’on remerciait quelqu’un ?  

❝ Je ne pourrais jamais jeter Orphée. Elle est là depuis le début… ❞
Orphée, c’était cette plante à l’article de la mort. C’était le vivace négligé, témoins de milles et une histoire. Le symbole de moult et moult péripéties à la saveur aigre-douce. Jamais il ne pourrait s’en débarrasser, du moins, pas de son propre chef. Ancre commença à jouer avec ses mains, nerveuses, tendues, sans raison.  Le regard de retour au sol, dit poursuivit :

❝ Elle est négligée, je sais, mais… mais si elle venait à manquer, je ne sais pas ce que je ferais. Il se trouva stupide de s’emporter pour une plante, mais il savait que Merci ne le jugerait pas, ne poserait pas de question… ne le rendrait pas plus mal à l’aise. Et pour ça, il lui en était éternellement reconnaissant. Ce, c’est pourquoi j’apprécie vraiment que tu viennes t’en occuper. Surtout quand je… Quand je… ❞
Et il s’arrêta là, laissant les morts mourir, n’ayant pas envie de gâcher la soirée. N’ayant pas envie d’inquiéter cette précieuse amie.

❝ Bref. Merci. ❞
Canaan était merveilleux en plein jour, mais alors, teintée de crimson, la beauté en était que décuplée. Et ils marchèrent t’encore. Dans un silence confortable. C’était ça qui était bien, aussi, avec Merci. Personne n’avait besoin de dire quoi que ce soit. Ils pouvaient simplement marcher, observer le paysage sans s’adresser mots, sans que ça ne soit bizarre ou gênant. Et puis, souvent c’était cette fille qui le rompait, un peu comme présentement, pour partager ses pensées. Ou pour un jeu.

Ça le prit de cours ; soudain.

Déjà, c’était relativement simple, des terres multicolores… Ça ne pouvait qu’être les Collines florissantes (parce que, quand même, ils s’y trouvaient présentement). Il avait besoin de se concentrer et donc, il s’arrêta, attendant patiemment que la gamine eu fini sa charade. Ancre aimait utiliser ses doigts comme support visuel.

❝ … Lire, c’est lu. Une condition… si ? Relevant un doigt à chaque énumération. O tourne sur lui-même… ❞
Il était sur le point de dire sa réponse qu’il entendit le bruit d’une chute appartenant inévitablement à une Merci, reine de la maladresse (il pouvait bien parler, il était aussi talentueux qu’elle dans le domaine). Il courut vers elle, inquiet de sa situation et voulant à tout prix s’assurer qu’elle n’avait rien de cassé. En bon ami, Ancre lui offrit sa main afin de l’aider à se relever et lui sourit, compatissant. Avant de s’exclamer, à son tour :

❝ Luciole. On va à la clairière. Sourire. Tu vas bien ? Rien de cassé ? ❞
Assuré qu’elle tenait bien sur ses deux pieds, Ancre alla chercher le panier de pique-nique qui s’était échoué non loin du lieu du crime. Il lui offrit de le transporter pour le reste du trajet. Un trajet qui n’était plus vraiment loin, une dizaine de minutes et ils étaient rendu. Dépression pouvait déjà apercevoir l’arbre géant et les étoiles s’élever doucement vers le ciel. Féerique. Irréel. Finalement, il avait peut-être besoin de ce temps en bonne compagnie.

Et mine de rien, le tout avait terriblement l’air d’un rendez-vous romantique. Excitant, amusant, tiré tout droit d’un roman à l’eau de rose. Mais Ancre n’était pas ce genre de personne. Merci non plus. Enfin, il pensait.

Une fois sous l’arbre (il ne lui avait pas demandé son avis, mais il fallait être aveugle pour ne pas voir que c’était, de loin, le meilleur endroit), il déposa le panier et prit la nappe bleuté (remerciant Merci d’éviter le stéréotype) et lui tendit les coins.

❝ Tu m’aides ? ❞






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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Mer 4 Fév - 3:25


Ce qui rend l'univers si exceptionnel, c'est sa façon de rendre chacun si unique et semblable à la fois. Il y a de ces gens qui savent sauter sur les occasions, ceux qui sont chanceux et ceux qui le sont moins. Des gens qui sont dotés de courage, tandis que d'autres tremblent devant un mot. Les gens, ce sont comme des oisillons qui craignent de quitter le nid et qui souhaitent rester cacher sous les plumes d'un oiseau qui sait ce qu'il fait. Malgré tout, certains auront l'audace de sauter en bas et de se mettre à voler de leurs petites ailes. D'autres, ne le feront pas ou peut-être un jour. Sans oublier l'autre type : ceux qui ont le courage, ceux qui affrontent la vie, ceux qui sont moins chanceux, moins habile, moins convaincu que le monde est si idéale. Ce sont ces oiseaux qui sautent en bas du nid, mais qui oublie de voler. C'est Merci.

Du bout de son index, elle poussa la barre de ses lunettes pour les réajuster. Son autre main cherchait déjà celle d'Ancre, parce qu'avant même qu'il soit arrivé, elle savait qu'il allait lui tendre la sienne. Parce qu'il était un ami, le plus précieux qu'elle pouvait avoir. Il était comme un frère : pas un grand frère protecteur ni un petit frère énervant. Un jumeau, plutôt. Un garçon qui lui ressemblait sans lui ressembler. Un faux jumeau, devrait-on dire. L'un et l'autre se complétait et seuls eux le savait. De toutes ses forces, elle tenta de se soulever, aider de son faible biceps qui était pratiquement inutile pour la tâche. Elle n'avait pas grand dommage; seulement le coude de droit qui était un peu amoché, hésitant entre un saignement léger ou un simple bleu à créer. Merci lâcha la main de son ami, souriante de toutes ces dents, molaires incluses. Un sourire de remerciement, mais également de plaisir. Il avait trouvé la bonne réponse.  

Il faudra que Merci trouve des devinettes plus difficiles à l'avenir. Rien de cassé, à première vue. Merci aura mal un peu aux fesses et aux coudes demain, c'est tout !

Elle le suivi du regard, tournant la tête comme un robot jusqu'à ce que son cou ne puisse continuer le mouvement, l'obligeant à tourner le reste de son corps. Avec cette petite chute, elle en avait oublier son panier de pique-nique qui avait fait un doux vol plané avec d’atterrir aux travers une colonie de fleurs dont la mine était – à présent - pire que celle d'Orphée quelques heures plus tôt.  Une douce complainte glissa entre ses lèvres, la charmante voyelle qu'est le « i » roula sur sa langue dans un son à peine plus élevé que la silence alors que son visage déformait une grimace peu romantique. Merci laissa en plan le désastre qu'elle avait causée, remarquant que le Vagabond à la chevelure royale avait repris la route.

Du bout des pieds, elle sautillait sur les morceaux de roches qui sortaient ici et là du chemin vers la clairière. Elle ressemblait à ces enfants qui se font croire qu'un chemin de lave coule auprès d'eux et que, s'ils ont malheur de toucher ailleurs, finiront brûler et mourront dans le magma ardent.  Enfin, étaient-ils rendus. Juste au bon moment puisque le ventre de Merci grognait famine avec une détermination à faire trembler son œsophage. Elle prit à son tour le bord de la nappe et la tire pour bien l'étendre. Sans trop se préoccuper des petits plis ici et là, la jeune fille retira ses chaussures et chaussettes avec hâte, les faisant voler dans les deux coins du bas afin de retenir le linge si le vent se levait. Même s'il ne ventait pas en une journée si chaude à Canaan. Même si Ancre et elle écraseraient de tout leur poids ce bout de tissu. Il était simplement question de confort pour la jeune femme qui s'empressa d'ouvrir le panier après avoir frapper de trois ou quatre petites tapes la place à côté d'elle : geste signifiant assez clairement « ton derrière, ici, là, maintenant ». Et débuta l'ouverture de ce trésor qu'elle prononça un fur et à mesure qu'elle les plaçait devant eux.

▬  Deux bouteilles de limonade rose pressée à la main. Six petits muffins à la vanille avec confiture de fraises au centre. Quatre demi-sandwichs sans croûte dinde et fromage suisse. Une assiette de sushis à la crevette, au saumon fumée, à l'anguille ou autre – ce sont des bouchées explosives de saveurs, surtout que Merci ne peut plus dire précisément ce qu'elle a mis dans chacun. Une salade de fruits. Une tarte aux myrtilles et framboise avec un peu de vodka. Dix daifuku : les roses sont à la fraise, les verts au thé vert, les blancs à la pâte de haricots rouges sucrés, les jaunes à la noix de coco et les bleus pâles sont à la gelée aux bleuets. Puis, une bouteille de crème fouetté sous pression.

Elle prit une grande respiration : tous ces mots venaient de sortir rapidement de sa bouche, en presque un souffle et demi. Elle ouvrit les bras, aussi grand qu'elle le pouvait, indiquant la nappe déjà pleine avant s’exclamer un grand et fort :

▬  VOILÀ! Et elle partit à rire en voyant combien il y avait de nourriture. Merci espère que tu as faim!

Sa main glissa une dernière fois dans le panier d’osier, désirant y recueillir les derniers objets, soit des ustensiles, deux assiettes en plastique, deux grands verres et un sac de glaçon, qui avait servit à refroidir le contenu. Elle avait hésité à en mettre, ne voulant pas refroidir les petites cupcakes qui pourtant, ornait ce pique-nique en dégageant une chaleur modéré, plus tiède que brûlant-sorti-du-four-depuis-deux-minutes. C'était eux et la tarte les responsables de la délicate et enivrante odeur qui les suivait depuis le début de leur voyage. Elle mit des glaçons dans les verres qu'elle tint dans chacune de ses mains avant de les tendre vers Ancre, l'invitation silencieusement à les remplir pendant qu'elle les tiendrait.

▬  Alors, raconteras-tu à Merci une autre de tes journées de travail? Un lieu que tu as visité, une rencontre merveilleuse, une péripétie choquante? Mes oreilles te sont toutes ouïes!




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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Jeu 5 Fév - 3:48


❝ Mille et une étoiles ❞ ▬ feat.
merci;

Elle était mignonne, Merci, avec cette aura de liberté -d’innocence volatile-, qui émanait constamment de son être. Ancre ne pouvait s’empêcher de l’imagine comme ce poisson ; un koï solitaire nageant à bravement, innocemment, à contre-courant face à une destinée hasardeuse qui lui avait été cruellement imposé. Il lui semblait qu’à tout moment, il ne lui faudrait qu’une petite poussée -un coup de main, même-, pour que les chaines reliant la vagabonde à  cette cage invisible ne cède. Ancre l’avait toujours connue comme ça… Et ça le portait à se questionner. Avait-elle toujours été comme ça ? Si gaie et souriante ? Comment se comportait-elle avec les autres ? Un jour, il lui demanderait.

Aussitôt qu’ils finirent de poser la nappe, il se contenta de d’observer Merci qui prenait soin de bien étendre le tissus, un peu comme un pâtissier étendant son fondant. Ancre pensait vraiment qu’elle allait s’attarder sur les plis, s’assurant que le tout soit parfait ; lise et bien net. Il fut surpris de constater que ce n’était pas le cas lorsqu’elle se débarrassa de ses chaussures, pour ensuite prendre place. Et puis, elle lui fit signe, un ordre plutôt, qu’il s’empressa d’exécuter, non sans prendre soin de retirer ses propres chaussures, révélant des pieds nus. Plus délicatement qu’elle ne l’avait fait avant lui, le garçon prit finalement place à ses côtés.

Si dans son appartement, le panier fermé enivrait déjà la pièce, alors, une fois ouvert, la délicieuse fragrance  en  était que décuplée par centaine. L’odeur donnait l’eau à la bouche. Assis en indien, main bien poser contre le tissus, il se tut ; laissant place à Merci et l’énumération de son dur labeur. Et pour la énième fois cette soirée, il se dit qu’il aurait été fou de rater ces plaisirs culinaires. Ce n’était pas la première fois qu’ils mangeaient ou bien pique-niquaient ensemble… Et plus souvent que non, c’était Merci qui se chargeait du côté nourriture (certes à de rare occasion, il lui arrivait d’aider, mais sa faible confiance en lui l’en empêchait, se sentent éclipsé par les talents de la demoiselle), Merci et sa cuisine ne décevaient jamais. Ancre avait la certitude que la gamine pouvait faire cramer une tarte aux pommes et le tout serait encore divin au palais…

Elle venait de terminer son énumération et Ancre n’en était qu’émerveillé. Avait-elle passé tout l’après-midi à cuisiner ? Sans doute. Tout le temps, l’énergie, la passion qui avaient passé dans ces plats ; à être présent témoin d’un dur travail acharné, Dépression fut soulagé d’avoir accepté. Autrement, il s’en serait voulu de lui avoir fait gaspiller temps et argent. Obéissance se mit à rire et ça l’encouragea à émettre quelques éclats, à son tour, offrant un sourire sincère de reconnaissance. Bien sûre qu’il avait faim, son estomac s’était fait un plaisir à le dénoncer, mais il était certain qu’à eux deux, il ne serait pas possible de tout manger. Ils n’étaient que deux… elle en avait fait pour au moins quatre ou cinq personnes.

❝ Tu… ah, Merci, tu en as trop fait. C’est… C’est vraiment merveilleux. ❞
Ce n’était pas un reproche ; c’était sa façon de la complimenter. Il aurait voulu lui dire que les couleurs, l’agencement, l’odeur, tout ce qui émanait de ce panier était le summum de la perfection, qu’elle avait du mérite pour être une cuisinière hors-pair, mais les mots sonnaient bizarre… dénué de tout naturel. Les verres tendus vers sa personne le sortie de ses pensées. Message bien reçu, il prit délicatement la première bouteille de limonade rose et en retira le bouchon lentement, afin d’empêcher l’effervescence de prendre trop d’ampleur. Bien assurer que rien ne déborderait, il pencha la bouteille vers le premier verre, patientant un mince cinq secondes, le temps que le contenant se remplisse. Il fit de même pour l’autre avant de reboucher la bouteille et de la déposer non loin du panier. Par la suite, il saisit soigneusement son verre des mains de la jeune fille.

Il sursauta à  la suite… Le choque n’avait pas eu assez d’impact pour faire renverser le précieux liquide, mais presque, il se ressaisit, souhaitant ardemment que cette réaction passa inaperçu aux yeux de sa précieuse amie. Il n’avait pas envie de lui raconter que la journée d’aujourd’hui avait été mentalement épuisante et outre Loki, il n’y avait rien eu de bien particulier… En plus, Merci, elle connaissait déjà toutes les aventures précédentes. Aussi, il n’avait pas envie de lui mentir…

Ancre inspirant profondément, mais avant de se lancer dans le petit récit, il leva son verre, face à Merci. Geste symbolique d’une trinque.

❝ À toi et à cette belle soirée. Une pause. Au risque de décevoir tes attentes… il ne s’est rien passé d’extraordinaire ou de remarquable. Je ne sais pas si c’est une rencontre merveilleuse ou une péripétie choquante, mais j’ai croisé Loki, ce matin… Puis, c’est tout. ❞
Il ne se souvenait plus de si la gamine était au courant de sa relation nébuleuse avec le sauvé, donc il se retint d’ajouter que ça l’avait vidé, claqué et que c’était exactement pour cette raison qu’elle l’avait trouvé moitié éveillé, bave aux lèvres… Bref, désastreux. Ça expliquait aussi l’était déplorable d’Orphée. Il l’avait expliqué tout en ayant les yeux rivés –pour faire changement du sol-, sur les sandwiches soigneusement décroûtés à la saveur de dinde et fromage suisse. Il avait envie de tout essayer, mais se retint, préférant que Merci se serve avant ; après tout, il n’avait rien fait de ce festin.

Détachant finalement le regard de la nourriture, il en profita pour examiner sa compagne (il ne l’avait pas fait, trop endormie, pas assez réveillé… et c’était à peine s’il avait remarqué ce qu’elle portait) et c’est là qu’il remarqua son sourcil bandé… d’un pansement en étoile. Tien, c’était nouveau… La nature de la naissance de Merci le poussait à s’inquiéter de la jeune fille… Il n’osait pas lui demander directement la cause ; ce n’était pas de ses affaires, mais en même temps il ne savait pas si elle voulait en parler.

❝ Ton pansement, il va de pair avec ce que tu portes ; c’est… mignon. C’est voulu ? ❞
Il s’était retint de poser la main sur le pansement.

❝ C’est à ton tour, tu as du nouveau ? ❞
Mine de rien, il aimait bien l’entendre parler.






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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Lun 9 Fév - 3:32


Féerique.

Ce ciel d'un bleu profond, qui commençait à se noircir tel les abysses de cet univers. Parsemé de multitudes de petits éclats de diamants qui accompagnaient la Lune en cette douce nuit. Bien que le soleil s'était éteint et qu'il ne les faisait plus cuire, ni bronzer et qu'il ne les aveuglait plus, les iris dorés de Merci brillaient de mille feux face à cette vue. C'était relaxant, agréable et plaisant. Ce lieu était un repos même pour elle. Il lui faisait le même effet qu'un massage de trois heures sur le bord de l'une des plages azurées bien qu'elle n'en avait jamais eu encore. Elle se contentait d'imaginer ce que ce serait et cela semblait presque jouissif d'avoir un tel traitement pour se détendre.  Bientôt, lorsque le crépuscule aboutirai, lorsque Dépression et Obéissance n'arriveront plus à remarquer les traits du visage de l'autre, les lampyridaes apparaîtrait autour d'eux pour illuminer les environs dans une délicate symphonie presque trop romantique pour les deux amis. Elle avait hâte, comme un enfant qui veut souffler les bougies sur son gâteau d'anniversaire.

La jeune fille sursauta soudainement lorsqu'elle sentit le deuxième verre quitter sa main droite. Ses yeux se décrochèrent du paysage et elle observa son ami droit dans les yeux comme il était normal pour elle de le faire, grand sourire aux lèvres. Suivant le geste d'Ancre, elle leva son verre et le fit résonner contre le sien avec délicatesse avant d'en prendre une gorgée. Agréable et sucrée, rafraîchissante et délicieuse. Le nectar rosé glissa sur sa langue et elle sentit son trajet entier en elle, de son œsophage à son estomac, pour finir en un doux frisson sur sa chair. Il n'y avait rien de mieux pour combattre la chaleur écrasante de Canaan, même si la nuit était moins chaude que le jour. Sa tête fléchit vers l'arrière, le bout des orteils nues gigotant, elle soupira de satisfaction, heureuse d'avoir eux cette idée. Au fond d'elle, elle ne pouvait s'empêcher de trouver curieux comment Ancre l'avait appeler un peu plus tôt. À vrai dire, lorsqu'il disait qu'il en avait trop fait, elle ignorait s'il la remerciait ou s'il la nommait tout simplement. Avec le temps, Merci était habituée que ce nom puisse porter à confusion, mais jamais encore n'avait-elle trouver une solution pour contrer ce léger problème. Changer de nom était impossible, puisque Merci était Merci et que c'était la seule chose qu'elle savait, depuis le moment où elle était apparut.

Alors que ces lèvres se reposaient sur le bord de son verre, son sourcil droit s'arqua lorsqu'elle entendit le nom de Loki. Bien qu'elle n'avait jamais rencontré l'homme en question, Merci savait que cela ne signifiait pas plaisir et bonheur au creux du cœur de son ami. Il n'en avait jamais parlé dans les grandes lignes, mais dans le non-verbal d'Ancre, c'est ainsi que la douce Merci avait compris ce qu'il représentait pour lui. Sa main droite se souleva lentement et elle la déposa sur l'arrière de l'épaule du vagabond avant de donner trois délicates petites tapes amicales. Certains pourraient voir ce geste comme un échec de la part de Merci dans ses qualités d'amie, mais ainsi était Merci. Un peu maladroite, ignorant parfois quel était les bons mots à dire. Elle était présente, elle était attentive et à l'écoute d'Ancre, mais rendue au moment de le réconforter, elle était surtout douée pour lui faire des câlins, le prendre dans ses bras ou l'accueillir dans son lit pour qu'ils dorment en cuillère ou en étoile de mer comme était défini l'aspect unique de leur relation.   

Tu as croisé Loki à Canaan? Que faisait-il si loin de chez lui? Il n'y a rien fait de trop désesgréable?

N'est-ce pas qu'il venait d'Ethernite, ce fameux Loki ? À moins que ce n'était de Libra ou Rhode. La jeune femme était sûre que d'une chose : il ne venait pas de la ville du Sud. La moutarde venait lentement au nez de la douce qui commençait à imaginer plusieurs scénarios. Est-ce que ce garçon était venu pour narguer son ami, lui avait-il voler du courriers, était-il venu à Canaan pour faire une plainte non méritée au coursier qui n'aurait pas porter un colis à temps? Merci n'aimait pas les motifs qu'elle s'imaginait puisque tous étaient contre Ancre et personne n'avait le droit de narguer, d'intimider ou d'ennuyer son ami. Un point, c'est tout.

Sa gorgée finalement avalée, la fidèle amie fut légèrement surprise par la question de son bateau préféré, en ayant oublié l'existence de cette petite chose de plastique qui ressemblait pratiquement à un troisième sourcil sur son visage. Du bout de doigts, elle alla le toucher, souriant bêtement en rougissant.

▬  Oh.. Ça… C'est rien.. Tu sais ce que c'est, être un vagabond. Les gens sont pas toujours.. enfin. Elle soupira, tentant de se retenir pour ne pas rire. Elle fixa le bout de ses pieds, en détournant un peu la tête d'Ancre. Hier.. Merci n'a pas pu dire non à ce client. Il était pas correct..Du moins, pas dans un état correct Il.. Il.. Il avait peut-être un peu trop bu. Et quand elle a voulu arrêter de lui remplir son verre, il a exigé qu'elle continue. Puis.. tu sais, n'est-ce pas, ce que l'alcool peut provoquer chez les hommes. Ce comportement, ce.. ce..

Et elle se trouvait ridicule. Mentir, elle ne pouvait pas. Elle n'était pas bonne pour raconter des sottises. Elle se mit à rire sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à ce qu'une crampe lui paralyse les joues et qu'elle ne renverse un peu de limonade sur son chandail tant son diaphragme lui provoquait des sautillements au niveau de ces membres supérieurs. Relevant ses lunettes pour essayer une larme de bonheur qui perlait sur son œil, elle reprit avec plus de sérieux.

▬  Je rigole. C'est vraiment rien, Merci est juste un peu idiote. Le patron a renvoyé Merci à la maison encore une fois ce matin… ! Elle prit une grande pause en soupirant. C'était peut-être trop courant que celui lui arrive. Parfois, elle trouvait étonnant qu'elle n'est pas encore été renvoyée pour de vrai. Peut-être qu'il l'aimait bien malgré tout, ce patron. Ou qu'il n'avait pas d'autres employés pour la remplacer complètement. Elle prit une nouvelle gorgée avant de poursuivre. Alors elle n'avait rien à faire. Et elle a cherché toute la journée, si si!! Mais, tu fais quoi toi quand tu es en journée de congé? C'est ennuyant de rester coucher sur son lit toute la journée. Donc, Merci a tenté de faire des roulades et à l'avenir.. Elle ne se pratiquera pas sur son lit et loin des bords de meubles!

Son ventre grogna légèrement, un peu moins affamé qu'avant puisque Merci le noyait de limonade. Pourtant, il en restait qu'aucun des deux n'avait touché le pique-nique. Les sourcils blonds de Merci se rapprochèrent au centre de son front, lui donnant une mine plutôt inquiète et presque triste.  Elle commençait à croire qu'il n'avait pas faim ou alors, que ce qu'elle avait fait ne semblait pas appétissant. Parce que Merci, elle ne voulait pas prendre la première bouchée. Non, elle n'avait rien empoissonnée et n'utilisait pas son ami comme goûteur ou rat de laboratoire culinaire. Elle ne voulait tout simplement pas se servir en premier parce qu'elle pensait tout bonnement qu'il était un invité à ce repas, et un invité méritait de se nourrir avant l'autre. Elle posa sa main libre sur son ventre, tentant de le faire taire en attendant qu'Ancre commence à se nourrir.

▬  Du nouveau… Uhm… Merci prévoit de partir prochainement vers Rhode. Elle n'a jamais vue cette place et elle semble magnifique. Toi, tu y es déjà allé, non? Tu voudrais en parler encore à Merci? Comment s'est là-bas? Qu'est qu'il y a à voir? Tu penses que Merci devrait prendre congé combien de temps pour en profiter? Merci devrait-elle prendre un téléporteur ou faire le voyage à pied? À pied, ça serait sûrement long, mais c'est peut-être une belle route. Elle fit une pause avant de se fouler la langue tant elle commençait à parler vite. Ouf. Désolé. Bref, que connais-tu de Rhode, cher Ancre?





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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Mar 10 Fév - 3:40


❝ Mille et une étoiles ❞ ▬ feat.
merci;

Ancre fixa, dès à présent, son verre de liquide rosâtre à la fragrance citronnée, encore intouché. Où avait-il eu la tête ? Bien sûre qu’en mentionnant le nom de la personne qui le rendait le plus inconfortable dans tout l’Eden, Merci allait tilter, poser des questions et essayer de comprendre ce qui n’allait pas. Elle n’était pas conne, la petite ; elle avait du bien se rendre compte que depuis le début de leur rencontre, l’Ancre corrodée portait cette aura de déprime mixée à une fatigue intense saupoudré d’un soupçon d’absentéisme morale. Le plus marrant dans tout ça ? Loki y était à peine pour quelque chose. Certes, le sauvé, par son trollage verbal, sa fausse enthousiasme (parce que, sérieusement, il faillait seulement être appelé Loki pour émaner tant de positivisme lorsque qu’une personne ayant visiblement manqué de sommeil et étant relativement connu comme le vagabond portant la douce naissance de qu’est la Dépression pour que ça soit réellement genuine ou si on veut, authentique) et armé de son éternel sourire de deux kilomètres de long avait eu le rôle de la dernière goutte d’eau débordant le vase. Non, la véritable raison, c’était cette relation éclatée, celle avec Comewil, celle avec Nemesis. Mais ça, c’était pour une autre fois ; et puis, il savait qu’il pouvait tout dire à Merci, mais à quoi bon d’assombrir inutilement une si belle soirée éclairée de mille et une étoiles.

Verre entre les deux mains, il réussissait tout de même à jouer nerveusement avec ses doigts. Merci était tellement maladroite avec ses tapotements, mais il n’en démordait pas que c’était un geste profondément apprécié. Même si ça ne semblait pas paraître. Ç’avait ce je-ne-sais-quoi de charmant, mais ô combien réconfortant. Merci, sans sa maladresse, parvenait à faire des miracles.

Ancre, c’était cette pauvre âme qui n’arrivait pas à blâmer les autres. Chaque geste, aussi minime soit-il, qui portait un détriment considérable à son état mental était inévitablement… sa faute. Même si ça ne l’était pas forcément. Il avait cette habitude profondément ancré en lui qui faisait en sorte qu’il se sentait automatiquement responsable –lire coupable-. Somme toute, bien que Loki était une vile personne jouissant sadiquement des désarrois de ces victimes, le vagabond n’y voyait qu’une pauvre personne un peu trop optimiste qui aimait sourire jusqu’à ce que le visage commence à craqueler qui n’avait certainement pas mérité de se coltiner un nuage noir de ruminations négatives qui cherchait, sans vraiment être subtile, de s’en débarrasse.  Sentant sa gorge sèche –pas aussi sèche qu’Orphée cela dit, Ancre porta le verre à ses lèvres et but un peu. L’acidité avait de quoi bien réveiller.

❝ Euuuh… Il a dit qu’il avait des choses personnelles à y faire. Il prit une pause calculée afin d’observer le liquide qui ondulait doucement de gauche à droite, venant glisser avec grâce contre les bords qui verres. Résultat de ses doigts, qui maintenant, martelaient régulièrement la paroi  de plastique. Puis, il tourna lentement les yeux vers Merci. Loki… Loki n’a rien fait… je crois que mon attitude l’a ennuyé... ❞
Il ne savait pas comment l’expliquer. Il n’avait pas envie d’élaborer non plus. Il changea donc de sujet ; retournant la question vers Merci et son bandage nouvellement acquis. Le vagabond l’a regardait sérieusement, un peu inquiet et ne sachant pas à quoi s’attendre. Son hésitation, sa première phrase (tu sais ce que c’est… parce que oui, il savait) et son soupir… Ces éléments allèrent directement au kokoro. Un pincement, une douleur, l’appréhension. L’anxiété s’accumulait doucement comme la neige sur l’océan. Il attendait avec crainte la suite, sentant son propre rythme cardiaque s’accélérer à chaque seconde. S’il n’avait pas tenue son verre si serré, il se serait probablement rongé les ongles. Elle détourna la tête et parla de client et d’alcool. Ancre avait assez lu de fiction pour savoir où cette équation toxique s’en allait. Elle n’avait pas terminée qu’il avait déposé son verre un peu plus loin, afin de s’assurer qu’un mouvement ne le ferait pas tomber. Merci, sa naissance faisait d’elle une cible si facile… Et elle était si gentille. Ancre avait envie de pleurer pour elle, de la défendre de son mieux, de lui dire qu’un jour, un jour peut-être, elle pourrait s’envoler de sa cage. Il avait envie de la serrer, de la prendre contre lui et de lui faire savoir que, peu importe ce qui lui arriverait, il serait l’épaule pour la soutenir. Parce que Merci, elle était précieuse ; plus qu’une amie, plus qu’une sœur. Un peu comme une autre partie de lui-même. C’était ironique, car ils étaient si différents. Alors, il l’enlaça ; cette précieuse moitié. Il la serra contre lui, fort. Très fort un peu comme s’il avait voulu imprégner ces mots en elle ; désolé, je suis là, ça va aller.

Il entendit la suite, mais elle ne vint pas… Enfin si, mais pas comme il s’en était attendu ; un rire émanait d’elle. Rapidement, il la laissa pour se redresser à sa position initiale. Elle riait tellement que sa boisson lui avait coulé dessus. Karma. Si son cœur battait la chamade il y avait quelque minute, alors à l’instant, on pouvait y entendre le silence. Et Ancre se demanda s’il n’était pas en train de faire une crise cardiaque. Il avait envie de la regarder, de lui faire savoir que ce n’était pas drôle, que c’était loin d’être drôle, mais en même temps, alors que l’air recommençait à circuler dans ses voies respiratoires, il était soulagé qu’elle n’avait eu rien de grave (enfin, en juger par le rire qu’elle venait de lâcher (à moins qu’elle soit masochiste)). Profondément embarrassé et certainement aussi rosé de la limonade, Ancre s’empressa de couvrir son visage de ses deux mains et ne dit absolument rien (il était poli, quand même, et il lui offrit un mouchoir afin qu’elle puisse s’essuyer). Il resta comme ça jusqu’à ce qu’elle lui pose une question.

❝ … sérieusement, je te hais, avait-il marmonné tout bas, reprenant le verre et noyant sa gêne dans une généreuse gorgée de liquide citronné, il fit bien attention de commenter sur la maladresse de la gamine, ne voulant pas lui rappeler la presque crise d’angoisse que celle-ci avait manqué lui faire faire. Je ne fais rien de particulier… je vais à la bibliothèque emprunter un livre ou deux… ❞
Ou je demande une recommandation à Comewil, s’était-il empêché de dire, sachant fortement que le libraire et lui était en froid (surtout que c’était sa faute) et réalisa qu’il ne pouvait plus le faire… Il lui fallait plus d’hobby, à ce petit. Et il repensa à Orphée, cette pauvre Orphée négligée.

❝ Tu aimerais qu’on s’initie au jardinage ? ❞
Puis il entendit le ventre de Merci. S’en suit le sien. C’était comme bayer ; la contagion. Elle avait visiblement faim, pourquoi ne voulait-elle pas commencer ? C’était à elle, les honneurs. Elle avait tout préparé et Ancre, ça le gênait de profiter. La moindre des choses, c’était de la laisser inauguré, non ? Et il réalisa que partie comme ils étaient, minuit allait passer et personne n’allait avoir mangé… Pour y remédier, il lâcha un mince soupir et attrapa le petit sandwich décrouté qui lui faisait de l’œil et mordit dedans. L’harmonie dinde et fromage suisse faisait la fiesta sur ses papilles. Il remordit dedans. Ce n’était qu’un sandwich, mais il y avait tellement de magie, de saveurs… Que devait goûter le tarte bleuet et framboises ? Sûrement un goût issu d’un autre univers.

❝ C’est… c’est vraiment délicieux. ❞
Elle était marrante, Merci, toute émoustillée par sa passion du voyage. Elle était curieuse, mais ses questions comportaient trop de variable pour pouvoir donner une réponse complète et précise…

❝ Huuuuh, pourquoi ne m’accompagnerais-tu pas la prochaine fois que je vais livrer à Rhode ? Je pourrais te montrer les lacs miroirs qui sont, pour moi, un incontournable de l’endroit. ❞
Il lui tendit la platée de sushi, espérant qu’elle tombe sur un explosif… C’était excitant, un peu comme s’il jouait à la roulette russe.






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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Ven 13 Fév - 2:48


Ce sentiment que quelque chose existe dans votre ventre. Une sensation humaine, grouillante de vie. Ce petit cri qui vous rend un peu honteux, un peu timide de ne pas l’avoir déjà nourri. La honte que les autres vous jugent parce qu’ils entendent ce son parfois déplaisant et parfois comique. La faim, c’est comme un bébé qui pousse dans un ventre, mais que personne ne verra, à moins que vous vous empiffriez au point de créer un malaise lorsqu’autrui vous demande si vous êtes enceinte, mais qu’il en est rien. La main toujours sur son ventre, elle fixait intensivement le repas qu’elle avait préparé, impatiente que Dépression décide d’y goûter. Elle avait envie de prendre sa main et lui  faire prendre un sandwich, tout de suite, maintenant. La faim, c’est ce petit monstre qui tente de vous séduire, de vous poussez à faire quelque chose contre votre gré. Elle ne voulait pas l’obliger à manger. Elle n’avait pas le droit de le faire et elle était bien placée pour comprendre comment l’on se sent lorsque l’on n’a pas le choix. Parce qu’elle savait qu’Ancre, dans toute sa personnalité, dans toute sa bienveillance, obéirait pour lui faire plaisir, pour ne pas le déranger. Parce qu’Ancre était ainsi et c’est ainsi qu’elle l’appréciait.

Elle ne voulait pas lui dire. Elle ne voulait pas le rendre mal à l’aise ou le faire sentir coupable de ne pas avoir pris une bouchée avant. Dans son cœur d’enfance, Merci se sentait déjà un peu responsable de cette petite haine qu’il avait envers elle, bien qu’elle n’était qu’amicale. Cette petite histoire, cette petite blague, c’était bien assez pour faire en sorte que son ami tombe raide mort sur la nappe bleutée. Et après qu’aurait-elle fait, pauvre enfant ? L’enterrer sous l’arbre des lucioles ? Le lancer à la mer pour qu’il devienne une véritable ancre ? Puis partir s’occuper d’Orphée comme si de rien n’était ? Elle pensait pour penser, puisque se changer les idées déplaçait sa faim. Parce qu’en réalité, Ancre l’avait prise dans ses bras et cet acte l’avait touché. Ce petit réconfort, cette sensation de savoir qu’une personne sera toujours présente pour vous lors des mauvais moments. Comme il l’était pour elle et comme elle l’était pour lui.

La question qu’il lui posa la prit de court. Un sourire marqua son minois songeur et elle hocha la tête.

Ça pourrait être amusant. La cour de derrière nos appartements manque de couleur ! Une plate-bande arc-en-ciel, ça serait mignon !

Elle pouvait facilement imaginer la scène : les mains pleines de terre, en train de planter quelques tulipes, de se battre avec la pelle jusqu’à ce qu’elle soit attaquée par la tige d’un rosier. Dans son délire imaginaire, elle voyait bien Ancre avec un petit bandeau pour retenir les mèches sauvages qui lui cachent la vue. Lui et des protèges genoux, des gants de jardinage. Lui, prévoyant et bien équipé. Peut-être en aurait-il même apporter pour Merci, ou aurait-il pensé à une trousse de premiers soins, autant pratique pour elle que pour lui. Entra gaffeurs, il y avait toujours moyen de bien s’entendre.
Dès qu’elle le vit tendre sa main pour prendre un sandwich, son cœur s’arrêta. Elle le fixa prendre une bouchée, le regardant avec les yeux presque qu’exorbités, attendant la moindre réaction. Elle étudiait les traits de ce visage si familier et elle soupira de soulagement. Non, il n’était pas mort. Mieux encore : il semblait réellement apprécié.

▬  Tant mieux si tu aimes cela. Merci voulait pouvoir te faire plaisir et passer un bon moment avec son ami.

Elle souria de toutes ses dents, rougissant à peine face au commentaire flatteur qu’il venait de dire sur sa cuisine. Il fallait bien que cette petite soit talentueuse dans une chose dans sa vie. Pourquoi d’ailleurs, ne travaillait-elle pas en cuisine au restaurant ? Grand mystère, peut-être devrait-elle en parler à son patron. Ou ouvrir un magasin de cupcake. Afin, elle regarda la platée que lui tendait le Vagabond et approcha les yeux au niveau de l’assiette. Il était difficile de se souvenir ce qu’elle avait mis là-dedans, mais elle savait que cela serait délicieux. Elle prit un morceau et se risqua. Sur sa langue, glissait une feuille de riz encore humide. Elle croqua lentement, comme si elle détachait une goupille d’une grenade et attendit que les saveurs se manifestent sur sa langue. D’abord, celle du saumon fumé. Goûteuse et salivante. Puis, le goût de l’avocat, accompagné de celle du fromage à la crème qui rendait le tout très doux. Puis, il y a cette saveur. Le visage rouge de chaleur, Merci ouvrit la bouche, tirant la langue de façon peu élégante et chercha d’un regard affolé son cher verre de limonade. Aussi rapidement qu’un voleur, elle prit le verre d’Ancre et s’enfila le contenu comme on prend un verre de whisky. Une grande erreur puisque l’acidulé du jus avait l’effet inverse.
Cette malchance, celle de Merci l’accompagnait visiblement partout. Son regard chercha à nouveau quelque chose pour calmer cet incendie bucul – ou devrais-je dire – ce feu de forêt qui était en train de faire nombreuses victimes, massacrant des papilles sans pitiés. Sa main se projeta vers le pique-nique, visant un petit cupcake. Elle voulait sentir un peu de douceur dans sa bouche. Elle prit la bouteille de crème fouetté et dans un tourbillon, l’appliqua sur le dessus du petit gâteau, salivant déjà à cette douce vue.

Puis, elle croqua.

C’était la fête sur ses papilles. Elles criaient en cœur, faisaient la vague et remerciaient le ciel de les sauver, de les guérir. Merci soupira de soulagement et prit une nouvelle bouchée. Aussi chic et gracieuse qu’elle pouvait l’être en mangeant, Merci avait le contour des lèvres blancs de mousse et une partie de la confiture présent dans le petit muffin se déversait subtilement sur son chandail. La bouche plus ou moins vide, elle pointa les sushis à Ancre.

▬  Merci te met au défi, à ton tour ! Ferme les yeux et pige, même pas le droit de tenter de deviner ce qu'il a dedans en le regardant ! Prêt ?

Elle se coucha sur le dos, la tête tournée vers lui, attendant qu’il termine son sandwich avant de se lancer sur son défi. Elle prit un daifuku aux bleuets et, en mâchant, pensa à sa question. La réponse était évidente, certes, Merci adorait l’accompagner.

▬  Les lacs miroirs, dis-tu ? Tu y retournes prochainement ? Et si Merci te demande.. De tout l’Eden, de tout ce que tu as vu, quel est ton endroit préféré ? Quel est le lieu qui te fait rêvé, que tu ne tardes de retourner visiter ? Ou encore, lequel évites-tu à ton prix ?    





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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Mer 18 Fév - 5:20


❝ Mille et une étoiles ❞ ▬ feat.
merci;

Plateau tendu, il attendait. Il ne savait à quoi s’attendre, mais il y avait cet aura de mystère ; un étincelle pimenté qui saurait à coup sûr ajouter un peu d’inattendu et de fantaisie dans ce paysage féérique. Merci avait été si évasive dans la description des petites bouchées entourées d’algue qu’il aurait fallu être con –ou juste inattentif, pour louper le sous-entendue. Ou peut-être qu’Ancre s’était montré un peu présomptueux en y voyant un double-sens ; l’appel d’un petit jeu pour détendre l’atmosphère (pas qu’elle était tendu entre ces deux-là). Le vagabond n’était pas le genre de personne à tenir de rancœur, mais cette blague, celle que Merci avait fait un peu plutôt, avait eue l’effet d’une douche froide (vachement ironique, considérant que sa propre douche arctique avait lamentablement échouée) ; en somme. Ça l’avait réveillé. Parce qu’entre nous, rien ne réveillait plus les sens que frôler la crise cardiaque (merci, Merci) et Ancre était persuadé que si la vie à l’Eden n’était immortelle, cette blague « inoffensive » lui aurait coupé une dizaine d’année de sa précieuse vie.

Lorsque Merci daigna prendre enfin son morceau, Ancre déposa nonchalamment le plateau à ses côtés et replaça ses mains bien confortablement à leur endroit initiale ; le verre de plastique. Regard rivé sur le visage de la jeune fille, le vagabond scrutait chaque mouvement, chaque changement à son visage afin de voir si elle avait eu la « balle ». Et ce fut d’un tac-tatatac rythmé (gracieuseté des doigts de l’ancre martelant, une fois de plus, le verre plastifié) que le dit gamine observa la scène… nervosité et excitation (?) au rendez-vous.

Et il ne fut pas déçu. Lady Luck brillait ; Merci sembla avoir tapé dans le mille… Sa réaction bien qu’effrayante avait ce petit quelque chose d’unique et d’indescriptible. Ancre esquissa l’ombre de sourire jusqu’à ce que son verre tant adoré lui glissa des mains pour aller se loger contre celles de Merci. Il finit perplexe, se demandant si elle allait s’en sortir. Puis il la vit attraper la crème fouettée et il ne sut pourquoi, mais il était persuadé qu’elle allait vider le contenue à même sa bouche. Ce qu’elle ne fit pas. Elle était risible, passer ainsi du plat de résistance au dessert.  Crème fouettée ornant sa bouche, oui, elle était risible Merci.

À présent, c’était son tour, mais ils n’étaient pas pressé ; la preuve, Merci lui avait posé une autre question (une colle) afin qu’il puisse finir le sandwich. Si attentionnée. Ancre avait une préférence pour les lieux bleutés, légèrement frisquet et où l’on pouvait y voir la mer ou l’océan.

❝ Euuuhm… Je pense que j’y retourne la semaine prochaine, ou bien celle d’après. ❞
Il rajouta :

❝ Je, j’aime particulièrement les lacs miroirs, parce que l’eau y est si claire que tu n’as pas besoin de lever les yeux pour voir le ciel… Il y a aussi la passe de cristal, mais c’est un choix basé plus sur l’esthétisme des lieux ; le genre de paysage qui paraît bien sur une carte postal et qu’on ne se lasse pas de regarder… Il fit une pause, histoire de bien penser à la seconde partie de la question. Ironiquement, le lieu que j’apprécie le moins, c’est le sommet de l’Eden… ❞
C’était ironique, parce que le lieu préféré et le lieu moins aimé étaient si près l’un de l’autre. En fait, Ancre n’avait pas de lieu détesté, il avait simplement choisit celui-ci car c’était une peine à escalader, surtout pour une personne si peu sportive.

❝ Par contre, une fois au sommet, la vue y est… à couper le souffle. Et toi ? ❞
Le sandwich terminé, il s’apprêta à prendre un sushi (possiblement ardent), mais se ravisa, décidant de prendre la bouteille de limonade et de remplir son verre (et celui de Merci par la même occasion). Une simple précaution, au cas où sa bouche aurait envie de prendre feu. Et il redéposa la bouteille, couvrit ses yeux de sa main libre et de l’autre, il tenta de prendre une petite boule de riz qu’il glissa en entier dans sa bouche. Il mordit. La saveur du riz légèrement vinaigré vint en premier, ensuite l’agréable sensation de panure enrobant une crevette, puis le vent de fraîcheur du concombre et pour finir, du wasabi. Une quantité raisonnable de wasabi ; pas assez immense pour appeler les pompiers.

Ancre rouvrit les yeux et lâcha un énorme soupir de soulagement.

❝ Sérieusement, tu avais quoi dans le tien, de l’habanero ? ❞
Puis il prit un petit muffin qu’il arrosa généreusement de crème fouettée (pas assez généreux pour que le tout déborde) et déposa la petite pâtisserie bien en équilibre sur la tempe de la jeune fille.

❝ Hmm, Merci ? Merci d’être mon amie. ❞
Ça semblait sortie de nulle part, mais non, c’était plus réfléchit que ça en avait l’air. Plongé dans la déprime, elle était venue le voir et ça l’avait soulagé. Pour un bref moment, il avait réussi à penser à autre chose que la désastreuse journée d’hier. Cette fille, maintenant ornée d’un cupcake artisanale, elle lui avait permis de sortir de cette déprime perpétuelle. Même si ce n’était qu’un moment éphémère perdu dans une mer de temps figé, ce jour resterait gravé longtemps dans sa mémoire.






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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Dim 22 Fév - 2:25


La texture de gelée au bleuet glissait sur la langue avec plaisir, réconfortant les papilles brûlées et traumatisés. Elle tendit la main et prit un autre, à la fraise cette fois-ci. C’était si agréable qu’elle savourait chaque petite bouchée en faisant la faisant tourner sur le muscle de l’appétit, l’écrasant sur son palais pour en faire ressortir toutes les saveurs. Malgré cette passion pour la nourriture, Merci était concentrée sur son ami, écoutant chacune de ses paroles comme si de l’or en découlait, parce que c’était intéressant et palpitant d’imaginer Ancre ailleurs et vivre des aventures qu’elle vivait si peu. Les places qu’il nommait, elle les connaissait. Jamais elle ne les avait vu, jamais elle ne les avait traversé. Il lui avait déjà parler, elle les avait observé dans des livres et sur des cartes, mais jamais autrement. Pourtant, avec cette lueur dans ces yeux, elle se doutait et l’enviait. L’Obéissance enviait la Dépression de connaître ces lieux qui avaient un reflet féerique dans son regard. Elle qui avait si peu voyagé, elle ignorait quoi lui répondre.

Heureusement, ce n’était plus à elle de parler, même s’il venait de lui poser une question. Ce n’était pas son moment, c’était le sien. Celui tant attendu qui arriva finalement. Elle le vit tendre la main en se cachant les yeux. Curieuse, elle fixait les sushis comme un chaton qui regarde une proie. Elle en voyait qui débordaient de crème verte, des petites torpilles de wasabi. Les doigts croisés, elle souhaitait qu’il tombe sur celui-ci. Or, elle ne fit d’un sushi se soulever, une queue de crevette pendante dans l’air. Ah, petite sotte. Pourquoi avais-tu oublié les ingrédients. La surprise aurait été gâché, car elle aurait su s’il était aussi chanceux qu’elle ou non, mais elle aurait aimé s’en souvenir pour sa propre protection. Elle le fixait, le dévisageait et attendait une réaction, quelque chose. Mais rien. Outre que soupir qui lui fit froncer les sourcils et faire une légère moue. La prochaine bouchée sera peut-être la bonne pour lui.. Elle haussa les épaules, la tête toujours tourné vers lui.  

Habanero.. Merci ne pense pas. Sûrement de la sauce de piment. Le trou de la bouteille était plus gros qu’elle ne l’aurait ..  

Elle s’arrêta, laissant ses mots en suspens, interloqué par ce qu’il faisait. Sans bouger, comme un enfant qui venait de faire une bêtise, il n’y avait que ses yeux qui roulaient vers le haut, suivant la route du petit gâteau jusqu’à ce que ses lunettes l’empêchent de voir au-delà. Elle sentit ce petit poids sur sa tempe et s’arrêta de respirer, craignant de le faire tomber. Or, qui aurait cru qu’il dirait ce qui suit. Sa bouche s’ouvrit avec l’élégance d’un poisson nettoyeur et les deux balles blanches tâchées d’ambre se mirent à luire. Puis elle rit, laissant couler une larme sur le bord de son visage. Elle se releva d’un coup et le serra dans ses maigres bras. Et le sentit. Cette bosse étrange, un peu curieuse. Plutôt molle, mais avec une certaine résistance. Elle se décolla de lui, une main sur les lèvres d’étonnement et l’autre, qui tenait ses lunettes pendant qu’elle essuyait son œil gauche. Entre eux, il y avait cette chose, ce pauvre cupcake écrasé sur le torse d’Ancre.

▬  Ouuuuups..

Il avait glissé, était tombé là par hasard sûrement. Elle remit ses lunettes et le fixa piteusement, les yeux un peu rougit par l’émotion ressenti quelques secondes auparavant. Elle savait que cela se laverait bien, mais regrettait sa bêtise légèrement. Elle l’invitait et pour le remercier, elle le salissait, le volait son verre de limonade et tentait de l’assassiner avec des sushis kamikazes. Elle prit une lingette et la lui tendit, craignant d’aggraver la tâche rouge de confiture de fraise entouré de miette de muffin et de crème fouetté. Merci soupira, elle savait qu’il ne lui en voudrait pas, il en faudrait tellement plus que cela pour contrarier son ami, son précieux confident. Elle se rassit en indien et prit un sandwich, le gardant en suspens entre ses doigts, sans le manger.

▬  Merci à toi, Ancre. D’avoir accompagné Merci ici. Parce que c’est ici qu’elle se sent bien et qu’elle s’y trouve en paix. Ici, c’est le lieu préféré de Merci, surtout lorsque les lucioles nous éclairent la nuit comme maintenant..

Elle prit une bouchée et observa autour d’elle le spectacle qui débutait. Un véritable conte de fée qu’elle partageait avec lui autour d’un repas dont elle était fière. De petites lumières scintillantes ici et là dans l’abysse de la nuit. Des millions d’étoile pour éclairer leur repas.

▬  Merci aimerait beaucoup voyager avec toi prochainement. Les lacs miroirs doivent être impressionnant à voir. Merci a si peu voyagé… Elle ne connaît que Libra, et à peine. Elle visite le temple de la création une fois par année et c’est tout.. Accepterais-tu d’être son guide de voyage ?  





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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Mar 24 Fév - 3:55


❝ Mille et une étoiles ❞ ▬ feat.
merci;

Le vagabond contemplait, avec un certain intérêt calculé, le petit gâteau fourré de fraise osciller doucement contre la tempe de la jeune fille, un peu comme un équilibriste tentant de maîtriser son fil-de-fer. Au départ, ça lui avait semblé être une bonne idée, mais avec du recul et un minimum de réflexion, c’était plutôt un geste abruti et insensé n’ayant que pour fin ultime de tâcher Merci. Mais il l’avait fait sans trop y réfléchir, son bras avait machinalement attrapé la canette de crème et de fil en aiguille, la pâtisserie avait trouvé son chemin. En fait, c’était subconscient, une espèce préambule (un subterfuge, une diversion)  pour les mots à venir. Des mots embarrassants, emplis de sens et de gratitude, saupoudré d’un soupçon de malaise et de crainte. Ancre avait le sentiment d’être dans la peau d’un protagoniste d’un roman à l’eau de rose, debout face à sa douce moitié (l’âme sœur prédestinée) et sur le point de faire sa confession au gré d’un paysage crépusculaire (au bord de l’océan pour plus de guimauves).  

Et c’était incroyablement stupide parce qu’il en était rien ; il n’avait pas déclaré sa flamme loin de là, c’était seulement une confession platonique d’ami à amie. Mais ça ne l’avait pas empêché d’avoir le cœur battant (ah doki doki), les mains moites et la peur (injustifiée) que la gamine en question se lève, rit aux éclats et se barre. Injustifié, paranoïaque même, parce qu’il savait que Merci n’était pas comme ça, mais c’était sa naissance qui parlait ; la faible estime de soi, le doute et la peur que tout va justement trop bien.

Tellement incompréhensible, cette peur sans fondement, qu’il avait automatiquement baisé les yeux sur son fidèle verre de limonade, n’ayant pas envie de faire face à peu importe l’expression que la gamine aurait. Puis elle vint, cette réaction, elle vint sous la forme d’un rire (son cœur se serra) qu’il ne sut comment interpréter. Il sentait ses pensées cogiter ; rouler à plein régime afin de tenter de trouver une explication –à connotation négative, ofc- afin d’expliquer le pourquoi du comment. Dépression sentie le contact familier des bras de Merci l’étreignant, ce fut éphémère, mais apprécié. Confus, le gamin dévisagea presque la vagabonde qui se couvrait la bouche.

Il était perplexe ; il se demandait qu’elle fût la cause de cet étonnement, de cette main sur sa bouche. Alors qu’Ancre la vit s’essuyer l’œil, il comprit. Lentement, il baisa les yeux sur son torse et comprit. Les lois de la physique représentaient un concept forain pour le gamin, mais il était persuadé, cependant, qu’elles ne fonctionnaient pas de cette façon. Le karma, très probablement. Réalisant que la (feu) pâtisserie le collait encore, il s’empressa de la retirer doucement afin de limiter les dégâts. Une fois fait, il la déposa dans une assiette en plastique non-loin. Un passant random n’ayant pas connaissance du contexte aurait pu aisément penser que Merci avait tenté de le tuer (sotte idée étant donné que personne crevait dans ce monde) vue la tâche de confiture qui épousait à merveille le blanc de son t-shirt. Pas le moins du monde perturbé par ce petit accident (c’était sa faute après tout), il prit délicatement la lingette et commença à emprisonner crème fouettée et miettes pour ensuite frotter la tenace confiture, sans grand succès, mais bon.

Posant la lingette sur la nape, il reprit possession de son verre et en prit une gorgé, prenant soin de bien regarder Merci lorsqu’elle se mit à parler. Mine de rien, cette noirceur maculée de luciole était la bienvenue ; elle camouflait parfaitement le rouge qui commençait à couvrir ses joues. Il ne méritait pas ses remerciements, après tout, il avait été à deux doigts de refuser. Il n’allait pas être cliché ; il n’allait pas dire qu’il aurait aimé que ce moment s’arrête, qu’il dure à jamais. Non, il le réserverait pour une autre fois. Ancre avait envie de lui réponde, mais ne trouvant pas les mots juste, il se tue, laissant place au silence, qui bien souvent faisait office de réponse. Et heureusement que c’était Merci, elle comprenait, elle, que le silence, souvent d’or, faisait office de reconnaissante (de remerciements). Finissant de siroter sa limonade, il prit le troisième sandwich et le glissa dans sa bouche et mâcha avant d’avaler pour répondre à la demoiselle. La fin le surprit à un point tel que le pain manqua rester coincé dans sa gorge. Il toussota ; tentent de faire passer le morceau.

❝ Aaah… je, je serais ravi d’être ton guide, mais… il baisa une fois de plus les yeux, cherchant les mots. Je risque plus de gâcher ton voyage…  ❞
Il manquait d’éloquence, il manquait de présence et de charisme, il n’avait rien de guide. Il s’imaginait bien, avec elle, en train de lui montrer divers monument de renom… se contenant de pointer sans mots dire, sans description ; laissant le paysage parler de lui-même. Car ses mots étaient beaucoup trop simplistes, ils manquaient de classe et de précision et (il était certain) qu’au final, Merci serait déçue.  

❝ … mais je veux bien essayer…  ❞
N’aie pas trop d’attente, mais il se retint.

Le silence s’installa une fois de plus. Un silence naturel et non-embarrassant, le genre de silence qu’il aimait. Avec Merci, on n’avait pas besoin de se forcer à parler, ils pouvaient rester là à contempler les lucioles virevoltées gaiement.  

❝ Tu crois que ces lucioles sont immortelles ? ❞







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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Dim 8 Mar - 3:04


Elle prit une nouvelle bouchée, avec une passion sans fin. Savourant maintenant le goût un peu salée de la tranche de dinde avec la douceur du fromage fièrement troué qui se cachait entre deux tranches de pain blanc bien moelleuses. Une bouchée un peu maladroite qui coupa plus ou moins bien le contenu du sandwich, l’obligeant à faire un élégant bruit d’aspirateur pour empêcher un morceau de dinde de s’effondrer sur la nappe bleutée. Ce dernier s’agita dans l’air comme un drapeau qui vogue avec la brise avant de s’écraser sur son menton, laissant une trace humide et peu mignonne sur la jeune fille qui semblait être incapable de manger adéquatement un simple et traditionnel sandwich.

La scène que créait Merci en tentant de manger ne changeait rien – heureusement – à la beauté qu’était le paysage féerique autour d’elle. La grâce des lucioles qui semblaient faire une chorégraphie autour de l’arbre était plaisante et relaxante à regarder. Du bout de sa langue, la vagabonde tentait de récupérer le morceau de dinde pour qu’il rejoigne les autres bouchés sur sa langue afin de mourir comme il le devait et fièrement dans son estomac plutôt que sur le gazon. Elle tourna la tête vers Ancre durant cette adorable scène, ressemblant à une enfant de 2 ans qui apprend à manger avec ses mains en se salissant de partout. Il faut dire qu’elle avait le chandail sali de terre, un peu de crème fouetté dans les cheveux suite au gâteau qui avait également attaqué son ami avec la bonne volonté du karma.

Elle l’écoutait malgré l’acte difficile qu’elle effectuait, une action qui aurait mérité plus d’attention pour être réussite, mais dont elle n’en donnait pas l’importance. Après tout, cela aurait été curieux qu’un bout de nourriture ait plus d’importance qu’une personne vivante, humaine et respirant devant elle qui, de plus, avait une importance précieuse dans sa vie. Son regard hésita entre la tristesse et la compréhension lorsqu’il commença à refuser sa demande d’être son guide pour ses futurs – peut-être – voyages qu’elle espérait tant faire. La tristesse qui ne sera pas avec elle pour ses souvenirs précieux et inoubliables. L’idée de ne pas profiter de son savoir, de ses connaissances et de son aide. Parce qu’elle avait tout de même un peu peur de s’aventurer seule quelque part. Sans connaître qui que ce soit, sans rien reconnaître. L’inconnu pur et simple, effrayant et terrifiant. De l’autre côté de la médaille, elle comprenait. Parce qu’Ancre n’était pas le garçon le plus ouvert au bonheur de la vie, parce qu’il se remettait en question et parce qu’il n’exprimait pas son enthousiasme comme elle le faisait. Il était adorable à sa façon, il était différent d’elle, mais elle adorait sa présence tout de même. Parce qu’elle pouvait l’imaginer, lui qui pointerait du doigt le Mont Trucbinouche en disant un simple « Et ça, c’est.. c’est ça là. » et qu’elle en serait tout de même heureuse. Parce que la vraie beauté d’un voyage aux yeux de Merci, c’était une bonne compagnie et Ancre était le plus qualifiée pour répondre à ce critère.

Ses pommettes se firent tout rondes lorsque ses lèvres s’étirèrent, formant un délicat sourire bientôt accompagné de deux rangés de dents lorsqu’il accepta. Le bonheur la fit exploser, tel un feu d’artifice. Elle leva les bras au ciel, ouvrant les mains en criant de joie. Une joie qui lui fit oublier le pauvre demi-sandwich qui venait d’être projeté quelques mètres plus loin, dans une noirceur où il allait être oublié. Elle se retint de lui sauter dans les bras puisqu’il était encore un peu couvert de crème fouetté et ironiquement, Merci ne souhaitait pas rajouté de nourriture sur son chandail. Elle prit son verre de limonade et le leva devant elle au ciel pour trinquer.

À toi, Ancre. Merci beaucoup de l’accompagner dans cette aventure. Merci à toi d’être venu ce soir. Merci à toi, de faire partir de sa vie. Merci mille et une fois.

Elle prit une gorgée et reposa le verre vide dans le panier de nourriture. Il y en avait encore tant qui trônait la nappe, mais beaucoup moins qu’au départ. Il devait rester à peine deux sandwich, une demi-bouteille de limonade et moins de daifuku. Le reste était presque intact, à part deux sushi manquants à l’appel. Heureusement, la tarte ne se perdrait pas s’ils ne la mangeaient pas ce soir. Ils auraient encore toute la semaine pour en profiter. La jeune fille prit un nouveau sushi identique à celui d’Ancre et savoura la douceur de ce dernier. Il était incroyable de voir comment elle mélangeait les types d’aliments, passant du salée au sucré, puis du repas au dessert sans problème. Lentement, elle s’étira et se coucha, s’approchant d’Ancre pour poser sa tête contre sa cuisse droite. Elle se doutait que cela ne le dérangerait pas et ne prit la peine de le lui demander, se contentant de bailler légèrement en regardant le ciel obscur.

La question qu’il posa la surpris légèrement. La mort était un concept plutôt étrange à ce monde. Curieusement, tous savaient ce qu’était la mort, mais personne ne pouvait réellement l’expérimenter. Peut-être même l’avait-elle fait, mais elle n’en avait pas souvenir. Ancre non plus, supposait-elle, puisqu’il n’avait jamais mentionné sa propre mort. Étrange, était ce monde. Elle haussa les épaules, ignorante, se contenant de mordiller ses lèvres en réfléchissant.

▬  La réponse nous échappe… Et nous, Ancre ? Pourquoi existons-nous si nous ignorons la mort ? Est-ce que notre vie.. Est-ce que notre vie à une fin ? C’est curieux tout de même que nous connaissions ce terme, mais personne ne meurt.

Elle soupira lentement, replaçant sa tête contre son oreiller de chair humaine et tirant un bout de la nappe pour couvrir une partie de son corps. Cette réflexion la rendait un peu triste, ce n’était pas un sujet très joyeux. Ce n’était pas le type de réflexion qu’elle aimait avoir, elle préférait croire aux licornes et imaginer des arcs-en-ciel autour de sa maison. C’était plus joyeux, heureux, moins effrayant.

▬  Mais.. Si Orphée peut mourir, alors sûrement qu’eux aussi.. Merci ne le veut pas, par contre. Elles sont si belles à regarder, en train de danser.. Merci pourrait les regarder ainsi jusqu’à ce que Morphée l’emporte d’un sommeil profond. C’est si beau, tu ne trouves pas ?




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MessageSujet: Re: mille et une étoiles ▬ ft. Ancre
Mer 18 Mar - 2:51


❝ Mille et une étoiles ❞ ▬ feat.
merci;

Et son verre se leva lentement, discrètement, afin de rencontrer celui de Merci pour s’harmoniser en un petit « ploc » pour ensuite retrouver sa place originelle. Sans Kanpai, sans cri extravagant, sans rien. Sauf un petit sourire à peine discernable dans l’obscurité maculé d’étoiles. Il appréciait Merci pour ça ; pour être toujours si compréhensible, si gentille, pour ne jamais rien lui reprocher et pour simplement l’accepter pour qui il était. Sans le forcer à être une personne qu’il n’était pas –qu’il ne sera jamais. Toujours à son rythme, il s’étira pour attraper un autre petit muffin (pour lui, cette fois) et commença à retirer délicatement le petit papier le protégeant. Ce qui était totalement inutile, car (verre déposé plus loin afin d’avoir contrôle de ses deux mains) il s’attaqua au-dessus du muffin pour y décoller un morceau avant de le glisser dans sa bouche. Bien sûr qu’ils étaient délicieux ; Merci les avait fait. L’arôme délicat de vanille charmait ses papilles et allait assurément combler le peu d’espace disponible dans son estomac. C’était bien dommage, il restait la tarte (elle avait l’air bonne), mais elle serait pour une autre fois.

Il continuait de grignoter la pâtisserie, pensif à la réponse que la jeune fille allait lui donner. Il s’attendait à quelque chose de léger, après tout, ça lui avait seulement traversé l’esprit. Il ne s’attendait pas à un débat ou à prouver quelconque point.  Et donc, il fût –agréablement (?)- surpris lorsqu’elle répondit sérieusement. Ancre remarqua également qu’elle était là, étendu, la tête sur sa cuisse. Il ne dit rien, mais décala son muffin de quelque centimètre afin de ne pas le lui égrainer sur le crâne.

La question, posée ainsi, semblait complexe laissant place à moult théories et hypothèses sans fondement. Mais si l’on creusait, la réponse était bien là. Libra, c’était un havre de paix, une seconde chance pour ceux trahis par la vie. Un second départ. Enfin, ça, ça touchait les autres ; ceux qui avaient une vie, une histoire, un passé. Du vécu, en somme. Ça le rendait triste, parfois, de réaliser que Merci, lui et plein d’autres personnes comme eux n’étaient là que parce que.

Parce que Thémis a faiblit. Que Libra est débalancée.

Il soupira à son tour. À vrai dire, il sentait bien que ce n’était pas un sujet approprié pour une sortie entre amis. Mystérieux, déprimant… maussade. Il aurait bien arrêté, il aurait bien fait comme d’habitude; changer de sujet. Parler d’événements plus heureux. Mais Merci, elle avait commis une grave erreur. Elle avait émoustillé cette étincelle de curiosité insatiable chez l’ancre. Quitte à ce que ce soit triste ou non, il avait envie de cette conversation. Et c’était pour dire que le paysage peint devant eux imposait de lui-même cette ambiance d’austérité, de sérieux tout en gardant une connotation dramatique et surréelle nécessaire à une conversation d’une morbidité acide. Parfois, alors qu’il était au plus bas, ça lui arrivait de questionner Thémis. De questionner Libra et même de questionner sa propre existence et d’arriver (larmes aux yeux) à l’inévitable réalisation.

Sa vie, son existence ne menait à rien.  

Son cupcake finit, il s’essuya les mains.

❝ Tu sais… commença-t-il pensif, j’ai déjà lu un livre où l’auteur disait « toute chose, bonne ou mauvaise, a une fin ». Je pense que… ça s’applique aussi à nous. ❞
Il baissa les yeux sur le crâne de Merci. Dans leur position respective, ils ne pouvaient voir l’expression de l’un l’autre. Ça le rendait un peu triste d’imaginer Merci, le visage fermé, ne voulant pas parler de vie, de mort, de concepts forains. D’une main absente, il lui caressa les cheveux, histoire de la rassurer, avant de poursuivre.

❝ Si Thémis retrouve ses pouvoirs datant… peut-être que… notre vie va toucher à sa fin. ❞
Parce que. Parce que si Thémis, on ne l’avait pas trompé, ils n’auraient jamais apparu. Il se permit un petit rire nerveux, caressant toujours distraitement les cheveux d’or de la gamine.  Puis il réalisa à quel point il était égoïste.

❝ Aaah… je. Désolé, je ne voulais pas sonner si, euhm, pessimiste. Mais, mais tu as raison ; elles sont hypnotisâtes, cette façon dont elles virevoltent insouciamment. Avec toi ; je pourrais les contempler jusqu’à l’aube. ❞
À bien y penser, dans un monde tel que Libra, peut-être que même les lucioles perdaient leur aspect éphémère. Car contrairement à ce que Merci avait dit, Ancre n’avait, techniquement, jamais vue Orphée mourir. Il y avait toujours eu un sauveur l’empêchant de sombrer.

❝ Dit, tu aurais envie de terminer la soirée en sleepover ? ❞
C’était un peu un moyen de prolonger le moment, de le perpétuer et de le faire durer le plus longtemps possible. Et puis, il n’avait pas envie d’être seul.






❝ I will never, ever forget about you ❞

▬ MEMORIES OF YOU



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