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 once upon a time △ opium

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conscience vouée à l'errance
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MessageSujet: once upon a time △ opium
Sam 28 Fév - 14:16









no 'happily ever after'



Un sourire qu'il ne connaît pas encore, alors qu'elle recule de quelues pas. Un peu bizarre, pas vraiment triste, mais pas loin. Paumé, peut-être. Capricieux, c'est certain.

"Parce que j'avais envie."

Petit haussement d'épaules. Elle sait plus trop ce qu'elle fait, à ce stade. C'était pas prévu. Elle devait juste le troubler, jouer un peu, repousser les limites, certes. Mais pas l'embrasser. Même elle, elle ne pensait pas être aussi cruelle. Peut-être qu'elle devrait saisir l'occasion pour le faire partir. Pour le libérer. C'était même plus drôle, à ce stade. C'était juste moche.

"Cadeau d'au revoir, peut-être. Même si c'est un cadeau empoisonné, j'en ai bien peur."

Elle se retourne pour ouvrir la porte, elle ne veut pas le regarder.

"T'as rien à faire ici, mon pauvre petit Marc. C'est pas un endroit pour toi, tu devrais pas traîner dans le coin. Et puis tu devrais pas traîner avec moi non plus. Et puis, si un jour tu trouves quelqu'un qui me ressemble, fais-moi plaisir, ne refais pas la même erreur."

Elle laisse passer quelques instants, avant de donner le coup final :

"J'ai envie de passer à autre chose, tu comprends. C'était très mignon de te revoir, mais j'ai d'autres chat à fouetter maintenant, tu comprends ? Je te raccompagne pas, tu sauras retrouver la porte d'entrée je pense."

C'est pas souvent que tu fais des bonnes actions, Lisandra. Et tu vois, pour une fois que tu fais quelque chose de bien, il faut que tu le fasses mal.




▲  ▲  ▲




Amaranthe était allongée sur un toit, le livre entre les mains, et des larmes au coin de yeux.

« ...mais c'est triiiiiiste ! » sanglote-t-elle en plongeant son visage entre les pages du livre, suivant des yeux les occasionnels passants, en contre-bas, sans vraiment les voir.

Amaranthe, elle aimait les histoires. Elle aimait quand Glamor s'asseyait dans sa boutique pour lui lire des livres. Petit à petit, elle qui n'avait jamais eu la patience ni la concentration nécessaire pour lire avant, elle avait commencé à s'intéresser aux livres. Mais ceux de Glamor étaient encore trop longs et trop compliqués pour elle. Alors, elle était partie à la chasse au livre. Elle avait demandé aux uns et aux autres, aux amis, aux passants dans la rue. Elle est un peu collante, parfois, Amaranthe, mais elle n'est pas méchante. Demander un livre à une parfaite inconnue, pour elle, c'est plus que normal. Pas étonnant alors qu'elle finisse effectivement par trouver ce qu'elle cherche, soit une âme charitable un peu surprise mais suffisamment généreuse pour lui prêter un bouquin, avec un air un peu gêné. C'était un petit roman de gare, sur un couple de personnages aux relations sulfureuses, tendues, tour à tour attendrissantes et toxiques. Amaranthe ne saisissait pas tout. Et pourtant, quelque part, elle croyait retrouver une part d'elle-même dans l'histoire de ces deux personnages, et c'était troublant. Elle qui découvrait tout juste le plaisir de lire, faisait pour la première fois l'expérience douloureuse et épanouissante de l'identification. Elle se retrouvait dans la façon que Lisandra avait de blesser son entourage. Dans ce sursaut de conscience qui la poussait à s'éloigner de Marc. Marc, qui lui rappelait tant Crescent par sa douceur et sa naïveté. Elle se retrouvait prise à parti par l'histoire, prête à juger et à comprendre ces personnages fictifs qui ne vivaient qu'au-travers de mots imprimés sur du papier. Ça avait quelque chose de grisant, et de troublant. C'était la fiction qui prenait vie par son intermédiaire. C'était le pouvoir de son imagination.

C'est alors que son regard accrocha une silhouette familière, et que son humeur décolla soudainement. Elle referma le livre.

« OPIUUUUUM ! »

La gamine bondit sur ses pieds en faisant de grands signes à la vagabonde qui se trouvait en contre-bas, dans la ruelle. Puis, sans hésiter un instant, Amaranthe sauta du toît en écartant grand les bras, prête à aterrir dans ceux d'Opium pour lui faire un câlin.



(( hrp ; je corrigerai le code et les fautes plus tard orz ))
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MessageSujet: Re: once upon a time △ opium
Sam 7 Mar - 23:46

Inepties.
Quelque soit le feu ardent qui brûlait ses cellules, quelque soit le virus qui souillait ses veines, quelque soit le mal qui rongeait son être, la source en était l'humanité. Sentait-elle la moindre attache aux hommes dans ses fibres, dans les tissus qui la constituaient, rien en était moins sûr. Elle n'arrivait pas à ressentir la moindre ressemblance, avoir ne serait-ce que la moindre image lui permettant de faire un lien. Elle arborait la solitude comme un trophée, elle vivait dans l'ombre, parmi les autres, sans jamais réellement se mélanger. Il n'y avait pas la moindre explication hélas. Elle était là, elle vivait car il en était ainsi. Et si il lui arrivait de percevoir la moindre brèche, avec la sensation infime de ressentir une faible émotion, bonne ou mauvaise, elle s'échappait aussitôt. Les jours étaient sombres, répétitifs et rien n'avait d'attrait. Elle ne savait pas si elle avait l'envie de continuer ce jeu, mais elle le faisait quand même. Après tout, à quoi bon ? Nul dessein ne faisait vibrer son âme, nul but ne parcourait ses songes, nulle envie ne saisissait son cœur. Elle était vide. Elle était un jouet défectueux, un être sans la moindre once de vie, ou volonté, et pourtant elle était enchaînée à ce corps, à cette réalité et à ce monde.

Nul espoir ne naissait, nul lumière ne transperçait les ténèbres dont elle s'était entourée. Elle avait ses moments au plus bas, où mieux valait qu'elle ne rencontre personne. Ses moments ou sa nature ne pouvait être davantage dissimulé, ou elle était juste cet être inhumain froid, inexpressif et insensible. Elle ne ressentait que peu de choses, et même parfois elle en était dépourvu. Nul parfum savoureux, nul enivrement exquis, elle voyait tout ainsi, noir et blanc, et de la même manière. Sa rage, sa colère qu'elle aimait extérioriser était éteinte, et même ce qui faisait d'elle une personne mauvaise la quittait parfois. Il ne restait plus que son corps, et ses yeux pour voir, ses sens pour sentir, mais rien de plus. Elle était marionnettiste de ce qu'elle était, sans endroit où aller, sans cœur pour aimer, sans humanité pour sentir la vie parcourir sa peau.

Pourtant, dans les rues elle marchait, aussi silencieuse que le froid qui attaquait sa peau blanche. Se mélanger aux hommes, ou plutôt vivre, c'était la seule chose dont elle était capable, ou plutôt la chose dont elle était bien obligée à effectuer. Après tout, dans ce monde aux esquisses parfaites, la déesse souveraine de ces lieux, dans toute sa grandeur et bonté, avait dépourvu les êtres ici bas de la possibilité de mourir. La vie était-elle mieux ainsi ? Elle n'avait pas de sens, puisqu'elle ne possédait pas de fin. Alors elle errait dans les ruelles, tel le fantôme qu'elle était. Vagabonde aux traits impassibles, au visage d'enfant arborant des orbites creuses et vide inhumaines. Déchet, née d'une erreur, née de la corruption et de la chute de la déesse au grand cœur. Il n'y avait pas à dire, elle était une erreur.
Dans les méandres obscures de la ville, un cri de joie arrachant les ténèbres de sa tonalité aux tons joyeux, perça le brouhaha de Libra. Une silhouette qui sauta près de la jeune fille, qui, très simplement, la regarda s'écraser sur les pavés froids et durs. Devait-elle ignorer cet enfant, alors qu'elle avait entretenu une relation avec elle par le passé ? Sans que son visage ne se démonte de son masque de glace, elle s'arrêta dans sa marche, s'appuya sur le mur. Elle attrapa une cigarette dans un paquet qui se cachait dans sa veste, et se l'alluma. Ses yeux froids et absents se posèrent sur l'enfant qui se remettait debout. Un mot s'échappa pourtant de ses lèvres, pour s'abandonner dans le vent. La poupée de glace rompit le silence survenu après la chute fracassante de la gamine, tranchant de sa voix inhumaine.

» Amaranthe.



_   opium's #62427c
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MessageSujet: Re: once upon a time △ opium
Mer 17 Juin - 19:44









à chacun ses vices



Difficile de viser précisément quand on saute du haut d'un toit. Surtout en fermant les yeux. Comme toujours, Amaranthe avait agi spontanément, par impulsion, sans réfléchir et sans penser aux conséquences. Sans considération aucune pour des données qu'elle ignorait allègrement, comme la distance, le choc — ou même l'éventualité de ne pas atterrir directement dans les bras d'Opium comme elle l'avait espéré. À la place de la douceur prévue, ce fut le contact violent du pavé qui l'accueillit en bas. La douleur se répercuta dans tous les os de son corps. C'était pas un coup de fouet comme l'aurait fait un plat dans l'eau, mais bel et bien un aplatissement complet, et fracassant. Elle resta allongée pendant quelques secondes tandis que son cerveau reconsidérait la situation, essayait de comprendre ce qu'il venait de se passer. Hgnf. Et l'impétueuse vagabonde se mit alors à rire, épatée, une fois de plus, par sa propre idiotie. L'idée qu'elle aurait pu faire mal à Opium si elle avait atteint son objectif premier lui traversa l'esprit, et elle se sentit soulagée d'avoir évité ça. Son optimisme la tuerait un jour, si jamais c'était possible. Mais elle était née vagabonde. Pour elle, la mort n'était qu'un concept distant et étrange dont certains humains parlaient parfois ; à ses yeux, ce n'était ni plus ou moins qu'un mauvais moment à passer, et un passage par la case départ. No big deal.

La vagabonde se remit rapidement sur pattes, avec simplement quelques muscles endoloris, des égratignures sur les genoux et les mains, et un léger tournis. Heureusement que la maison du haut de laquelle elle avait sauté n'était pas bien haute. Elle aurait de nouveaux bleus dans quelques heures, mais cela n'étonnerait personne. Elle se tourna vers sa consoeur en entendant son nom, et un gros point d'interrogation s'accrocha à son sourire tandis que son regard se concentrait sur la cigarette que la brunette venait d'allumer.

Opiuuum qu'est-ce que c'est ?

Elle sautilla vers elle et se pencha vers l'objet de sa curiosité, avant de reculer d'un pas en se prenant la fumée dans la figure. Pouah.

C'est encore un de tes médicaments bizarres ?

Amaranthe pouvait faire preuve d'une crédulité aberrante quand elle le voulait. Elle faisait partie de ces êtres qui avaient du mal à réviser leur première impression. Et pour elle, Opium était forcément quelqu'un de bien. Elle ne savait quasiment rien de ses agissements peu recommandables, et trouvait toujours le moyen d'y trouver une explication satisfaisante en cas contraire. Personne n'avait vraiment pris la peine de la faire changer d'avis. En tout cas, personne n'avait encore eu la patience d'insister suffisamment pour que ça ait un quelconque effet. Amaranthe s'imaginait qu'Opium avait les meilleures intentions du monde et qu'elle ne faisait qu'aider les gens. En leur donnant des médicaments, oui oui. Elle arrivait même à se prendre de pitié pour elle, imaginant confortablement qu'elle devait souffrir de maux terribles. Ce machin blanc qui se consumait entre ses doigts fins devait être un remède quelconque pour alléger sa souffrance. Pour une fois, elle avait peut-être bien raison, d'une certaine façon.



(( hrp ; je suis encore en vie hahahaaa. désolée pour le délai de réponse catastrophique ;; ))


i like it when the sky looks like the world is going to end.

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MessageSujet: Re: once upon a time △ opium

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