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 Heu ... Patate.

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coeur souillé de noirceur
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coeur souillé de noirceur


Masculin

MESSAGES ▲ : 3
DATE D'INSCRIPTION ▲ : 11/05/2015
MessageSujet: Heu ... Patate.
Lun 11 Mai - 2:44

HERMIT
Mangez des Barbus, vous deviendrez Pomme.
Informations Générales
APPELLATION - Hermit

ANCIENNE IDENTITE - Ewan McKinley

SURNOM - Heartless, Cageot, Mite en Pull-Over...

ÂGE PHYSIQUE - 28 ans.

NATIONALITE - Irlande

METIER - Barman

LIEU DE RESIDENCE - Libra

GROUPE - Damné

TRIBUT - L'empathie. Si l'interaction avec les autres n'en devient pas impossible, il reste incapable de se mettre à la place du quidam, d'aller en son sens. Le pifomètre devient alors d'un grand secours. Peut-être. Parfois.

Description Physique
« you have to look pretty in order to survive in this harsh world »
Hermit n'a définitivement pas grand chose pour s'extirper du moule du classique et du banal, du moins physiquement. Un teint légèrement halé duquel contrastent des yeux dorés, à demi cachés par une tignasse brune incoiffable dont les mèches ne cessent de s'empourprer en pointe, quelle que soit la façon de s'en occuper.

Des traits fins quoi qu'élancés, que l'on retrouvera sur le reste de son corps, grand, fin, parfaitement adapté à l'idée de clandestinité. Non qu'il puisse souhaiter rester discret, mais force est de constater que l'ouvrir à tort et à travers s'empresse de mener qui que ce soit dans des situations difficiles, ou pires, totalement grotesques.

Visage et silhouette ne resteront remarquables que pour les personnes l'ayant déjà fréquenté, et il alimente cette idée tant sur sa garde robe sobre que sa gestuelle souple élancée. Pas de tapage, positif ou non, amenant encore une fois cette idée d'incognito, de simple masse dans une masse plus grande.
ANECDOTE
« we need to discover what is hiding behind that soul »
Il faudra simplement oublier toute forme de débat. Sans faire la sourde oreille, il restera incapable d'adopter votre point de vue, sauf s'il le partage. Un petit point qui aura tôt fait de faire fuir les plus fiers, mais qui garde le mérite d'éloigner tout être charismatique, bon ou mauvais. Le terme influencer n'aura jamais eu moins d'impact qu'avec notre homme.

description morale
« humanity is a curious thing, we're so similar but so different at the same time »

L'empathie, c'est la vie. Sans le vouloir, sans le concevoir, la moindre action reste essentiellement basée sur le regard d'autrui. Un écrivain écrira ce qu'il aime tout en imaginant la réaction de ses lecteurs, usant gommes et crayons pour achever l'exploit d'aboutir à un équilibre acceptable, voire quasi parfait. La façon de bouger, de parler, de penser, tout est intrinsèquement lié aux autres, à leur façon d'appréhender, juger les choses. A ce moment, comment réagir lorsque l'on devient incapable de se mettre à la place d'un autre ? L'égoïsme retrouve sa place à mi chemin entre la raison et l'habitude, le bon sens seul faisant office de rempart à la bêtise. La perte des souvenirs inhérente à l'entrée sur Libra ne gâche rien au tribut payé, le rendant bien incapable de combler le manque par l’expérience.

S'en vient le détachement, et la faculté d'analyser les choses en profondeur. Le savoir, c'est le pouvoir, comme chacun sait. Être incapable de comprendre le ressenti d'un tel mène à un trou dans l'équation, une inconnue rarement facile à déterminer. L'analyse, la recherche, la capacité de comprendre au travers du bon sens même prennent alors le pas, tentant de déchiffrer cette inconnue en tant que valeur précise. L'échelle, tout particulièrement, deviendra un outil indispensable à la compréhension du tout et du rien. Sur une échelle de un à dix, combien tu m'aimes ?, Sur une échelle de un à cent, tu souffres à quel point avec une lame plantée dans le poumon? sont de parfaits exemples de ce qu'il pourrait demander à n'importe qui, n'importe comment.

Le tout reste d'assumer ses dires et actions, savoir les analyser devant la réaction des autres et tenter plus tard de ne pas refaire la même erreur, souvent au prix d'une logique pourtant imparable. Un fait créé du bon sens supplantant un égoïsme naturel, l'ayant amené au fil du temps à en dire le moins possible, à garder encore et toujours une expression neutre, souvent trop dénuée d'émotions. Certains le penseront versatile, d'autres incohérent. D'autres penseront comprendre, la majorité n'en aura que faire, au fond. D'autant qu'il sert malgré lui d'oreille attentive, ne sachant réellement que dire, que faire, dès lors que le quidam s'épanche. Un magnétisme étrange, au fond, le silence de l'un amenant la parole de l'autre, au prix de secrets et confessions ni voulues ni demandées. Entre vapeurs d'alcool et fumée jaunie du tabac, dans les recoins de son bar épargnés par les rayons du soleil, les âmes aiment se laisser aller à l'introspection par la confession. Une situation qu'il subit plus qu'il n'aspire, mais il faut aussi savoir se contenter de ce qu'on a.

Car au-delà des quelques détails qui lui sont propres, il reste un être comme tout le monde. Ses mimiques et sa façon de penser ne sont sans doute pas uniques, et il arrive sans trop d'efforts à percer dans le milieu social sans s'attirer un trop plein d'attention. La neutralité de ses expressions revient à la charge à plus d'une occasion, mais rien qui ne sorte pour autant de l’ordinaire. Les gens sont comme ils sont, c'est un fait accepté de tous, maintenant. S'il participe à l'effort d'expansion des psychologies, il n'en reste pas moins dans le moule plus ou moins vaste du normal. Il serait simplement stupide de penser qu'il tente de se donner un genre au travers de ses habitudes et de sa façon d'être, sa particularité l'empêchant, encore une fois, de se soucier du regard des autres. On lui retrouvera donc l'alcool comme le tabac comme vices purement personnels, y trouvant un plaisir avoué, ne contrastant sa personnalité calme, légèrement froide, comme s'il survolait le monde sans vraiment y poser le pied.

Cette impression de subir davantage que de profiter, si elle n'est pas entièrement fausse, n'est pourtant pas une bonne formulation. Il n'a simplement pas trouvé ce qui saurait le mettre dans tous ses états, ce qui saurait l'exciter, l'amuser, l'énerver. Il lui arrive de passer de bons moments, de sourire facilement dans des situations faites pour, d'apprécier les choses comme elles viennent sans se soucier du pourquoi, du comment. Il ne recherche pas davantage, sait là encore se contenter de ce qu'il a. L'envie n'est définitivement pas un pêché qu'il saurait exercer à outrance, n'aspirant à rien d'autre que de vivre le moment en toute insouciance, quoi qu'il se passe. C'est également la raison pour laquelle il passe pour je-m'en-foutiste, même s'il sait aussi s’intéresser lorsqu'il le veut. Le point le plus important étant le fait de vouloir, justement, ce qui lui arrive trop rarement.

N'est invité ni au dîners, ni aux dîners de cons. Il n'a d'ailleurs aucun ami, seulement des connaissances plus ou moins éloignées, pour ceux qui n'ont pas fui face à l'énorme point d'interrogation qu'il peut sembler être. Et pourtant, le mystérieux est loin d'être au rendez-vous. Juste que personne n'a pensé à lui poser des questions, devant sa froideur visuelle. Bêtise, quand on sait qu'il aime y répondre, qu'il aime être, malgré tout, le centre de l'attention. Attention à ne pas confondre, toutefois. Il apprécie d'être le centre d'attention d'une seule personne à la fois. Peut-être deux, trois grand maximum s'il s'agit d'un groupe. L'introspection par la confession décrite plus haut reste un régal pour lui, même s'il est incapable de réellement comprendre la majorité des informations. Une pièce, deux personnes, l'une parlant à l'autre. C'est le genre de situation qu'il sait apprécier, d'autant plus quand l’atmosphère est bercée par les senteurs de bois et vapeurs d'alcool. Ses propres émotions aiment à se laisser aller dans l'univers familier qu'est son bar à l'ancienne, il en tomberait amoureux du bois poli ou du verre soufflé. S'il ne souhaite pas le remplir à tort et à travers, malgré les bénéfices que ça pourrait engendrer, il est loin de s'opposer à quelques personnes, voire potentiels habitués.

En un mot comme en cent, Hermit est une personne compliquée par la simplicité de ses aspirations. Sans réelle ambition, ne cherchant que le juste milieux pour son propre bonheur. Ne semble guère intéressé par grand-chose, mais sait pour autant tendre l'oreille à tout et toute chose. Flegmatique en tous temps, quoi qu'il puisse entendre, il n'est le genre à s'extirper de la masse pour faire valoir sa valeur. Ni même à reprendre qui que ce soit, même à son propre sujet. S'il devient l'ombre du diable ou l'incarnation de la déesse aux yeux du quidam, il n'ira s'opposer au jugement, même s'il peut lui arriver d'y sourire amicalement, ou, à l'inverse, d'y grimacer sans violence. La force tranquille, la rivière incarnée. Tout lui glisse dessus, et tout passe au travers en même temps. Retient tant bien que mal les informations nécessaires à l'expansion de son discernement, l’expérience croissante l'aidant au moindre effort.

Il n'est pourtant ni vide, ni absent.Il possède comme chacun des sentiments, des envies, des besoins. Des amourettes, des coups de cœur, des besoins plus primaires. Rien ne lui échappe comme ça échapperait à un simplet ou un enfant. Il est le quidam aussi, avec ses petites choses à lui. Un petit concentré de tout, de rien, ni plus ni moins. Pour le reste, aussi peu original que ce soit, il faudra sans doute le découvrir au fil du temps.
histoire d'une vie
« we're about to open a door which had been closed a long time ago »

18 Mai 2003, journal du Docteur.

N'est pas psychologue qui veut ! Mais je l'ai voulu, et je le suis. Bientôt. Demain, mon premier jour. Baxter & Borrow, petit cabinet en périphérie, qu'on peut considérer comme antenne pour la maison de correction East Valley, blindée de petits branleurs à qui il faudra apprendre la vie. De la marmaille à plus savoir quoi en foutre, ça me fait une belle jambe. La paie est solide, et c'est pas plus mal quand je vois Neala prête à expulser Aslinn sur le tapis à tous moments. Le mariage, c'est une chose. Le boulot, c'est une chose. Mais son propre gosse, je peine à imaginer ce que ça va être. Une bonne occasion de mettre en pratique le conseil du vieux prof à l'université. Mettre en page sa propre expérience pour mieux la comprendre, l'analyser, et la dispenser au besoin. Pas besoin d'écrire un best-seller, et c'est un passe temps autrement moins gourmand que tout ce que j'ai connu jusqu'ici.

Je redoute mon premier jour. Faire connaissance avec les collègues, les supérieurs. Et les cas qu'on pourrait me présenter. Je sors de l'école, tout neuf et tout fringuant, mais j'en ai pas moins dans le pantalon que la majorité des confirmés. Un peu d'humilité : Je ne vais pas tout cartonner, encore moins dans les premiers temps. Mais je doute d'être responsable du premier suicide du trimestre, et je pense vraiment pouvoir filer la vie droite aux délinquants d'East Valley. A voir ce que ça donnera, mais je suis bien trop excité pour continuer l'exercice aujourd'hui.


19 Mai 2003, journal du Docteur.

C'était pas si mal. Les locaux sont loin de sentir bon le neuf, mais je trouve une atmosphère apaisante dans le bois et le cuir. Entre ça et le nom, on se croirait dans un cabinet d'avocats. Heureusement que mon beau badge « Dr McKinley, Psychiatre » remet les pendules à l'heure. Je l'ai montré à Neala, tout fier. Elle a failli le becter avec le cageot de fraises. Heureusement que sa poitrine a doublé de volume, j'aurais du mal à la supporter autrement (pardon chérie). Tout ce qui importe, c'est que papa aura sa gâterie ce soir.


23 Mai 2003, journal du Docteur.

J'en avais presque oublié ce carnet, déjà. Tant de choses à voir, à faire, à prévoir ou à dire. Neala menace de lâcher la petite sur le nouveau canapé si je ne passe pas une heure à la masser en rentrant du travail, tous les jours. Et quel travail, d'ailleurs. Les branleurs le sont autrement moins que je ne le pensais. La plupart ont manqué de chance ou de discernement, et peu ont réellement fait quelque chose de répréhensible.

Je reste cantonné aux séances de groupe, aucun dossier ne me sera remis personnellement avant un certain temps. C'en est presque un soulagement. J'ai relégué ma fougue au second plan, je dois d'abord persuader ma chère et tendre de louer une chambre à l’hôpital du coin, sans quoi le nouveau canapé sera bel et bien salopé bientôt. Si seulement on pouvait le salir avec les cochonneries habituelles, à l'ancienne, avant de se rendre compte que les galipettes offrent un polichinelle. C'est comme le cancer, ces machins là, on pense toujours que ça n'arrive qu'aux autres jusqu'au jour où on nous coupe un truc pour éviter la mort. Bonne raison d'arrêter de fumer. Mais je me connais, je ne le ferais pas non plus. Et la pause clope m'aidera dans mon travail, les jeunes s'y retrouvant sur les temps de pause.

Tiens donc, maman gueule d'en bas. Mieux vaut fermer ça avant qu'elle ne m'accuse de vouloir la tromper avec du papier.

13 Juillet 2003, journal du d'un Docteur

Je ne suis définitivement pas doué pour tenir parole. Deux/trois jours de motivation, et tout retombe. La pression aussi retombe, avec la naissance d'Aslinn. Elle passe son temps à bouffer, dormir et faire chier, mais on savait plus ou moins à quoi nous attendre, merci l’expérience des autres sur le sujet. Et puis elle reste ma fille, je ne vais pas juste la refourguer à qui sait quel péquenaud, ni la laisser aux seuls bons soins de ma femme, fut-elle au foyer. Un bout d'ange quand même, la petite. Elle tient de sa mère.

Le boulot, c'est le boulot. On m'a enfin refilé quelques dossiers personnels, mais ma vie de famille prend toujours le dessus, et je ne peux m'empêcher d'imaginer future Aslinn allongée sur le divan. Ça me donne d'autant plus d’entrain pour tenter d'aider ces jeunes, mais ça me fait parfois trop réfléchir une fois rentré à la maison. Et si ce boulot pouvait avoir une influence sur le développement de la petite ? Si elle se mettait à vouloir rencontrer mes patients, si elle voulait faire comme eux ? Ça me hante, mais j'essaye de ne pas y penser.


22 Octobre 2003, journal d'un Docteur.

Je suis lessivé. Mes premières vacances tombent à pic, et je ressors le carnet. Y'a pas à dire, on fait mieux comme élève modèle. Le journal d'une vie tenu trois à quatre fois par ans, on fait mieux. Tu parles d'un projet à la con. Mais autant essayer de continuer, morceaux par morceaux.

Aslinn grandit à une vitesse folle, c'est d'autant plus vrai à mes yeux que je la vois rarement. Le travail me prend tout mon temps, et je ne trouve aucune solution. Elle devra se débrouiller sans son père dans les premiers mois de sa vie. C'est pas comme si elle s'en souviendra, il s'agit encore de ses premiers mois. Mais ça commence mal, y'a pas photo. Dès que je peux, je ferais en sorte que ça change. Mais le boulot … Il devient grisant. Savoir que j'ai un impact sur ces jeunes, quand ils ne m'envoient pas bouler de quelques mots traîtres. Certains s'ouvrent un peu, beaucoup mentent. J'ai aussi des demandes de médicaments, mais il fallait s'en douter. Leur vie pèse sur la mienne. Tout ça prend de la place. Trop d'histoires, trop d'émotions. Trop de tout, je nage littéralement dans les pans d'esprit de chacun, et bon dieu que c'est dur.

Inutile de préciser que Neala s'en tamponne. Elle ne comprend pas, ne veut pas comprendre. Pour elle, je ne suis juste pas là, ça lui suffit. Je ne peux pas vraiment lui en vouloir, mais je n'ai aucun moyen d'arranger la situation en claquant des doigts. La petite gloutonne mon porte-feuilles comme jamais j'aurais pu prévoir. Je ne peux définitivement pas penser à chercher un autre travail, et quand bien même, je ne le voudrais pas. On verra bien l'évolution dans quelques mois, sans doute date à laquelle je reprendrais ce carnet.


18 Mai 2004, journal d'un Docteur.

Ironie, douce ironie. Un an que j'ai ce carnet, donc. Un an et moins de notes que sur le livre d'or d'un marchand de rêves. Encore que si t'avais pas trouvé dans un carton, carnet de malheur, tu n'aurais peut-être plus jamais revu la lumière du jour.

Carton, oui. Neala a perdu toute patience avec moi depuis qu'elle en garde pour Aslinn. Pas une seconde chance, rien, elle m'a juste foutu à la porte du jour au lendemain, sans même une dispute. C'est dire si j'ai tenté de me défendre. Je la comprend. Je lui en veux, mais je la comprend. Si les rôles avaient été inversés, comment j'aurais réagi, moi ? Exactement de la même façon. Peut-être pas aussi rapidement, cela dit. Évidemment, je lui laisse l'entière garde d'Aslinn, et ma seule façon de proposer la bonne entente est un gros chèque pour son développement. Et sans doute un peu de dédommagement pour Neala elle-même, même si l'argent aurait été la dernière chose qu'elle attende de moi.

J'ai pas voulu ça. Mais maintenant, je n'y peux plus grand-chose. Je ne peux que continuer sur la voie choisie, fut-elle la mauvaise. Je n'aurais jamais pensé finir carriériste. Je me suis toujours imaginé être l'homme idéal, bon mari, bon père, mon employé et/ou associé. Ni trop ni trop peu pour chaque domaine important. Je me retrouve finalement divorcé, et pas un mot plus haut que l'autre pour exprimer un éventuel mécontentement. J'imagine que je me sens soulagé, quelque part. Trop de pression, trop de tout. Je peux enfin me concentrer sur une chose à la fois. Peut-être que lorsque j'en aurais fini de cette obsession pour le travail, j'arriverais à me rapprocher à nouveau de ma famille. De ma fille, du moins. Je ne pense pas supporter d'entrer à nouveau dans la vie de Neala. Je ne sais pas. On verra.


3 Septembre 2004, journal.

On m'a collé un nouveau branleur entre les pattes. Celui là, je le sens pas. Pas d'innocence dans son regard, rien. Pas comme s'il était mauvais pour autant. Il se démarque par son absence, comme un voile transparent sur le divan. Je suis incapable de dire ce qu'il pense, et incapable de savoir s'il attend quelque chose de moi ou non. Il vient, il parle, il repart, mais n'entre ni dans une conversation, ni dans un débat, ni dans une explication. Il parle, simplement. Avec un ton détaché, comme s'il ne parlait pour ne rien dire. Mais le contenu est plus éloquent. Il raconte des histoires. De sadisme, de vol, de torture psychologique. De ce qu'il a vécu, fait vivre ou simplement vu. Le problème n'est même plus à la violence ou au discernement. Il semble dénué de raison, reste impassible face à tout, n'importe quoi. Très curieux, mais pas spécialement intelligent. D'après son dossier, il aurait tué. Ça ne me surprendrait pas. Rien qu'une fois, pour voir ce que ça fait. Le genre de bonhomme qui cache les ossements de ses victimes animales dans son jardin. Pas le genre à trophée, non. Le genre à expériences.

Il ferait un bon modèle pour savant fou, j'imagine. Imperturbable, toujours dans son monde. Sujet à des crises de folie passagères, mais jamais dans le spectaculaire. À East Valley, il doit être une ombre, rasant les murs, se délectant de tout ce qu'il peut voir, entendre. Le genre à pousser du doigt une petite bille et à admirer la réaction en chaîne. Un vrai maître de l'effet papillon, et je suis persuadé d'en être l'un des maillon, maintenant. Il ne semble pas s’intéresser à moi, pour autant. Pas le genre de psychopathe à manipuler n'importe qui pour un quelconque dessein. Mais mieux vaut garder un œil sur lui.


13 Septembre 2004, journal.

J'avais raison. Ce gosse est terrifiant. Je ne suis même pas certain qu'il comprenne lui même la portée qu'il peut avoir sur les choses qui l'entourent. C'est ce qu'il y a de plus effroyable. C'est on travail, d'analyser ce genre de personnes. Et l'aider, si possible. Mais il est fermé à tout, même à lui-même. Il n'a rien des pathologies habituelles, j'ai pourtant potassé mon sujet en ce qui concerne les plus grands criminels de l'histoire. Je ne savais même pas que ce genre de psychologie pouvait exister. Versatile, empoté, tantôt doux tantôt affreux. Je ne pense pas qu'il existe de mots pour le qualifier réellement. Il est plus monstre qu'humain, à ce niveau là. Et je pèse mes mots. Peut-être un alien ? Au point où j'en suis, la moindre théorie ne me semble plus si farfelue.

Il continue de venir, comme un enfant va à l'école le matin. Il le fait parce qu'on lui dit de le faire, mais n'en a pas envie lui-même. Ne rechigne pas plus à venir. Il vient parce qu'il le doit, j'imagine. Ou parce qu'il n'a rien d'autre à faire, de toute façon. Je ne pense pas qu'il y ai réfléchi lui-même. J'ai tenté quelques expériences pour le découvrir davantage. Des scores moyens partout, sur le papier il est un homme normal, sa personnalité mise à part. Il n'a aucun bon sens, aucune perspective. Il se contente d'être, sans le chercher. L'exemple même d'un esprit sans âme. Ou l'inverse. J'en deviens perdu. Ce gosse est une énigme, et je vais sans doute devoir franchir mes propres limites pour le cerner. Sujet à creuser.


15 Septembre 2004

Je lui ai fait disséquer des cadavres de petits animaux. Aucune réaction. C'est du moins ce que j'ai cru au premier abord. Jusqu'à apprendre, cette nuit, qu'il avait tué un autre détenu d'East Valley. Il l'a simplement assassiné, puis ouvert, comme la souris qu'il avait vu plus tôt. Mais n'y a pas davantage touché. Comme s'il se contentait de la préparation, non du contenu de l’expérience. Fascination morbide ? J'ai quelques doutes. Ce doit être plus complexe. Il ne doit pas davantage chercher mon consentement en m'offrant une chose intéressante que je lui ai montré, comme un enfant offrirait une marguerite à sa mère après l'avoir vue un bouquet de fleurs dans les bras.

Non, la réponse est ailleurs. J'ai un début de théorie, mais elle me fait peur. Je vais essayer d'en savoir encore davantage avant de tout exposer. Il ne s'agit même plus de ma carrière, je crains de m'arrêter à ma propre curiosité, cette fois. Mais je ne pourrais pas avancer si je ne découvre pas le fin mot de l'histoire.


16 Septembre 2004

Inutile d'en chercher plus, j'ai toutes les preuves qu'il me faut. Il agit à la façon d'un miroir, tente de recréer à sa façon les choses qu'il emmagasine dans sa mémoire récente. Ce gosse, dans un centre de détention comme celui ci … C'est une bombe à retardement. Voué à répéter les choses qu'il verra, avec sa propre manière de faire. La chance sera seule maîtresse de l'avenir d'East Valley.

Je … n'ai pas pu laisser les choses telles qu'elles sont. Aujourd'hui, je lui ai appris à tomber. Se laisser aller dans le vide, sur un matelas. Je pense qu'il n'a pas compris l'exercice. J'ai du tomber avec lui pour lui montrer, plus d'une fois. Choses surprenante, il a ri, puis m'a regardé. Je ne doute plus de ma théorie. Au moins, c'est moi qu'il a regardé. Je n'ai pas à appréhender ses actions, cette nuit. Même s'il n'a aucun bon sens, il garde un très bon sens des habitudes. Et si j'ai raison, c'est bien le dernier post-it que je laisse sur ce carnet. Mes affaires sont en ordre, de toute façon. Je laisse une conquête somme à Neala, je ne peux pas grand-chose de plus. Au moins aurais-je eu le plaisir de tout perdre avant, même si, encore maintenant, je n'ai pas une grande idée de la portée de la perte.

Enfin. Un dernier somme, pour la route. Ce n'est pas tous les jours qu'on apprend à tomber.
Et derrière l'écran ?
feat Ookurikara 【Touken Ranbu】

PSEUDO - Thorn

SEXE -

AGE - 23 ans. 18 Octobre, mais je veux le Muffin tout de suite.

BLABLA PERSONNEL - Même les conneries.

COMMENT AVEZ-VOUS TROUVÉ BLINDFOLDED - Quelqu'un d'ici. Je ne sais pas qui. Je sais. Désolé.
Edit - Ah, bah c'était Plasma.


QUE PENSEZ-VOUS DU FORUM - Intéressant. Une pelle sera nécessaire pour un avis plus poussé. (Note à Benêt : Peut aussi servir à m’assommer.)

DES RECLAMATIONS OU RECOMMANDATIONS ? - Aucune.

LE MOT DE LA FIN - End.

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DIT ▲ : Hellebore
MessageSujet: Re: Heu ... Patate.
Lun 11 Mai - 9:38

Ya... Ya... Ya... UN PANDA DE WOW! *sort*

Fufufu ~ Bienvenue sur le forum et bon courage pour ta fiche! o/
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AVATAR ▲ : kirijo mitsuru (shin megami tensei : persona 3) / merci ébène ♥
DIT ▲ : scarlet.
FICHE RS ▲ : ici

MessageSujet: Re: Heu ... Patate.
Lun 11 Mai - 9:56

j'ai eu la même réaction que stockholm pour le coup *sors*
en tout cas bienvenue sur le forum et bon courage pour ta fiche ! ♥


#FF6666
(c) endlesslove

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coeur souillé de noirceur
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AVATAR ▲ : mikazuki munechika x touken ranbu
DIT ▲ : Gouverneur, Bisoune
ANECDOTE ▲ : Passioné d'astronomie et se lave très peu.
MessageSujet: Re: Heu ... Patate.
Lun 11 Mai - 15:36

la team touken ranbu qui s'agrandie
carlos le fab carlos le fab

j'adore le tribut choisit en tout cas (il a l'air d'être un vrai connard tehee )
bienvenue itout et bonne chance pour l'histoire ♥️


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FICHE RS ▲ : schlack, schlack.

MessageSujet: Re: Heu ... Patate.
Lun 11 Mai - 23:33

Je rêve de jouer Ookurikara et je suis une patate. Ta fiche me plaît déjà. 8) Bienvenue. ♥


Autres comptes :

Zohar Sainteté
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DIT ▲ : La Désolation
ANECDOTE ▲ : ▬ dealeuse à la ville de libra ▬ observe les humains car c'est le seul moyen de comprendre pourquoi elle est née ▬ souffre pour l'éternité
FICHE RS ▲ : www

MessageSujet: Re: Heu ... Patate.
Lun 11 Mai - 23:46

hehe, bienvenue ♥
intéressant développement du cara, hâte de voir tout ça c:
bonne fin de fiche :D


_   opium's #62427c
merci pour les avatars ♥️
clique 8D♥:
 
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coeur souillé de noirceur


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AVATAR ▲ : Onorobo est mon amour
MessageSujet: Re: Heu ... Patate.
Mar 12 Mai - 19:59

T'es né le même jour que mon petit frère, du coup, j'ai un sursaut d'amour pour toi.
Et ton titre m'a amusé, ainsi que ton mot de la fin. Je t'aime. Pluie de love sur ton front.
Bon courage pour ta fiche.


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MESSAGES ▲ : 3
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MessageSujet: Re: Heu ... Patate.
Jeu 14 Mai - 17:27

Tellement de love sur mon front, je suis béni

Merci pour vos encouragements, ça n'a pas l'air mais ça peut aider à se magner les miches pour venir vous embêter plus rapidement. En mon cas, ça ne vous laissera pas un grand souvenir de littérature, mais au moins je rejoins les rangs des fidèles plus rapidement °o°

Bwef, J'en ai terminé, du moins à première vue, et je laisse la p'tite icone verte (pratique, par ailleurs) comme preuve de ma soumission à votre jugement. J'insiste, je fais un très bon paillasson 8D


Edit || je n'avais pas vu qu'il existait un "Thor", et comme nous sommes voués à partager la même couleur, j'ai décidé de changer de Thorn vers Hermit avant toute validation ♥
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DIT ▲ : A vous de le trouver ♥
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MessageSujet: Re: Heu ... Patate.
Sam 16 Mai - 2:20

Haha, Thor est ravi, même si ça aurait pu être drôle quand même.
Du coup j'en profite pour me frayer un passage ici, juste pour te confisquer tes M&M's.

En tout cas, je me répète, mais j'aime bien le dynamisme de tes écrits.

Je te souhaite d'être vite validé ;) (héhé, je peux être gentille quand je veux, mon chou ^^ )


Autre compte

Gifts, thx ♥:
 
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DATE D'INSCRIPTION ▲ : 16/05/2014
AVATAR ▲ : tyki mikk
DIT ▲ : luccio, ébénito
FICHE RS ▲ : due; tre

MessageSujet: Re: Heu ... Patate.
Dim 17 Mai - 17:19

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BIENVENUE SUR LIBRA ••

Ca y est, te voilà validé et prêt à parcourir les grandes plaines de Libra. Tu as désormais accès à l'ensemble du forum et est libre de rp avec le reste des âmes !

N'oublie cependant pas d'aller jeter un coup d'oeil aux bottins pour faire recenser ton personnage notamment.

Et surtout, amuse-toi bien et puisse ton voyage durer ! ♥


Toutes mes excuses pour le retard et l'attente ! Nous sommes en effectifs réduits à cause des examens. Ma parole, cet Hermit à l'air d'être une vraie tête de mûle, mais ça ne gâche rien à son charme je trouve. Il était tellement trivial à propos de sa femme enceinte que j'ai rit, c'était plus fort que moi, puis en poursuivant un peu ma lecture, je dois t'avouer que j'ai été déconcertée, je m'attendais pas du tout à un caractère aussi détaché (il m'a un fait un peu penser à Dexter). Mais c'était une surprise agréable. Je suis curieuse de connaître les détails de sa mort tout de même. J'ai trouvé ton histoire bien écrite, très intéressante (tu campes drôlement bien l'univers dans lequel évolue ton personnage). C'est un plaisir de t'accueillir parmi nous ! (;
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MessageSujet: Re: Heu ... Patate.

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Heu ... Patate.

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