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 psychê. quand je couche mon corps, tête pointant le nord.

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MessageSujet: psychê. quand je couche mon corps, tête pointant le nord.
Ven 22 Mai - 21:03

quand je couche mon corps, tête pointant le nord

psychê&&six
Le soleil était déjà levé lorsque Six ouvrit ses yeux. Installé dans son lit, il ne put retenir un soupir. Son précieux horaire avait été malmené par Morphée qui l’avait gardé dans ses bras trop longtemps. Hors du lit quelques instants plus tard, il laissa ses pas le mener jusqu’à un miroir histoire de commencer sa toilette. C’était, après tout, un rituel important même si l’ensemble avait été bousculé par son réveil tardif. Lorsqu’il fut fin prêt, il mit son nez dehors pour continuer la routine. C’était le moment d’aller parcourir les rives de l’Éphémère. Chose qui lui procurait souvent l’inspiration nécessaire pour son travail. Pourtant si cette fois le vagabonds était hors de son atelier ce n’était pas uniquement pour sa balade matinale si nécessaire à l’exécution de cette routine. Cette fois c’était pour une expédition de plus grande envergure, il allait à Rhode. Il était à la recherche de jeunes talents prometteurs, ce qui était une chose plus ardue qui ne l’aurait cru. Aucun des jeunes artistes qu’il rencontrait ne savait se montrer à la hauteur de ses attentes et il était toujours extrêmement déçu. Ça ne changeait pas de d’habitude, la déception faisait sans doute autant partie de sa routine que la taille de sa barbe.
Un pied devant l’autre, le répugnant l’idée d’emprunter un carrosse ou de devoir monter à cheval, il avançait en direction de la ville du nord. Si une station de dématérialisation aurait pu être une option, il fallait avouer que l’idée qu’une telle tentative perturbe l’équilibre soigné de son apparence avait tôt fait de le dégouter de l’envie. Marcher était donc l’option la plus plaisante. Il pouvait apprécier une solitude presque totale, ignorant par ailleurs toute personne s’approchant de lui pour quelque raison que ce soit. Rien de bien étonnant, il n’était pas un adepte de la compagnie d’autrui et seules quelques personnes trouvaient grâce à ses yeux. Il eut d’ailleurs une pensée pour Fantine, cette femme qui avait presque tout de la perfection qui lui était si chère. Cette petite femme qui occupait beaucoup trop ses pensées pour qu’il reste suffisamment sain d’esprit en sa présence. Enfin, la solitude lui seyait toujours plus.  

Sa route l’amenait donc plus proche de la ville de Rhode. Il n’était pas pressé, après tout, il y aurait toujours plus d’âmes dans la ville qu’aux alentours. Six préférait le calme de son atelier à n’importe quel sortie, mais malheureusement pour lui, les jeunes talents n’apparaissaient pas toujours par magie et même s’ils le faisaient, ce n’était pas dans son antre. Si bien qu’il devait les chercher et pour les trouver il fallait les chercher parmi les gens. Cela dit, malgré sa persévérance habituelle, Six se trouva distrait. Ou plutôt son attention fut attirée par les étendues d’eau. Les lacs miroirs, passage presque obligatoire lors de l’avancée vers Rhode. Cet endroit était tout particulièrement plaisant pour lui, une symétrie atteignant une perfection presque impressionnante. C’est pour cette raison qu’il se laissa distraire de son objectif, chose rare pour lui, et s’avança en direction des étendues d’eau. Le calme régnait, un point de plus pour les lacs. Ainsi, il décida que son temps serait mieux utilisé en se ressourçant auprès de ces incarnations de symétries. Une sorte de cure de nature avant de devoir affronter les potentielles foules de la ville. Il était mieux seul, il était mieux avec un tel exemple de perfection sous les yeux. Si la peinture lui avait plu davantage, il se serait sans doute permis de commencer un croquis de l’endroit - ce qu’il avait déjà fait dans le passé. Éternel insatisfait il savait néanmoins que ce qu’il ferait ne serait pas à la hauteur de tant de perfection. Si bien qu’à la place, il décida plutôt de s’allonger sur le sol profitant d’un tel endroit pour rechercher l’inspiration qui était cruciale à tout artiste, lui compris.  
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MessageSujet: Re: psychê. quand je couche mon corps, tête pointant le nord.
Lun 1 Juin - 19:17

toute petite réponse pour le moment ^^'




Elle ne l’a jamais vu. Il n’est pas d’ici. Elle étire un sourire, ravie à l’idée de voir un visage différent pour lui casser son ennui. De toute façon, elle s’est trop bien cachée, ce qui fait d’elle normalement la gagnante du jeu entamé quatre heures plutôt. L’arbre qui l’a accueillie n’est pas très haut, mais une branche touffue bien placée l’empêche d’être vue de tout individu passant de près ou de loin. Il lui suffit de l’orienter d’une certaine façon pour être à découvert. Et si c’est ce qu’elle s’emploie à faire là maintenant, ce n’est pas pour admirer la vue comme habituellement, mais pour observer cet homme, allongé là, non loin d’elle en contrebas. Il semble tellement paisible, qu’elle refuse de se faire remarquer, même si ainsi, elle loupe potentiellement la possibilité de faire une nouvelle rencontre. Elle note alors son attitude, ses gestes, ses déplacements. Peu avant, pour casser l’ennui, elle s’était amusée à deviner l’identité des montagnards qui s’en retournaient au village, ou des paysans qui emmenaient leur bétail dans les pâturages un peu plus loin dans la vallée. Elle avait aussi reconnu les formes massives de quelques mineurs sur le chemin du retour mais aussi de celles qui se lassaient de ces même bourrus sans élégance, exhalant la nature de leur brave labeur par les pores de leur peau. Psychê les avait entendues, quelques jours plus tôt, rêver à des températures plus chaudes, à des étoffes plus soyeuses et parfumées, à vouloir rire, chanter et danser jusqu’à la tombée de la nuit. Elles n’avaient pas su ouvrir leurs sens aux merveilles que le Nord offrait au quotidien, par ses fleurs sauvages, ses neiges innocentes des Monts Brumeux, la musique de la faune aérienne qui berce d’ailleurs la douce damoiselle non loin d’elle par la présence d’un merle à quelques distances au dessus de cette large branche sur laquelle elle repose.

VERTIGES D’EN HAUT


Cet homme desormais sous elle… elle ne l’avait pas reconnu, et pour cause. Personne n’avait cette démarche désinvolte et assurée à la fois au village. Il marchait avec toujours le même rythme, avec une aisance qui exprime la confiance en soi. Il n’était définitivement pas d’ici. Elle s’était attendu à ce qu’il poursuive sa route, mais il avait fini par dériver vers les lacs non loin, et donc, non loin d’elle-même. Une appréhension avait fait qu’elle avait continué à se masquer dans le décor rural, pour ensuite poursuivre sa contemplation, comme si l’homme faisait parti intégrante du tableau qui s’offrait à elle.

Maintenant la branche qui la masquait (et qui lui masquait aussi le paysage), suffisamment loin d’elle, Psychê finit par sentir des fourmis parcourir l’intérieur de son bras. Elle craint d’interrompre la scène silencieuse avec le bruissement des feuilles, alors elle espère voir se mouvoir l’homme avant qu’elle ne cède. Ce qui n’arrive pas, bien évidemment. Elle ramène lentement la branche vers elle le plus lentement possible. Malheureusement, le silence parfait ne dure pas : par son mouvement, Psychê provoque un bruissement puis un autre, pour finir par un craquement. Dissimulée à nouveau derrière sa branche, elle prie intérieurement pour que ce jeune homme ne la remarque pas et qu’il poursuive ainsi l’admiration justifiée par la vue sur les lacs reflétant l'infinité du ciel bleu. Pour qui la prendrait-il, s’il découvre qu’elle l’espionne ? Elle coupe sa respiration et n’esquisse plus le moindre mouvement. Quelques secondes s’écoulent ainsi, jusqu’à ce qu’un pan de sa toge ivoire se libère. Tentant de la rattraper, le chignon qu’elle avait habilement maitrisé avec l’aide d’une brindille se défait, laissant ainsi l’ensemble de sa chevelure embraser la fraicheur de l’instant présent.


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MessageSujet: Re: psychê. quand je couche mon corps, tête pointant le nord.
Ven 5 Juin - 14:05

quand je couche mon corps, tête pointant le nord

psychê&&six
Bien inconscient d’être observé, et heureusement d’ailleurs, Six pouvait passer un bon moment. Ce n’était pas exactement ce qui l’avait mené vers Rhode, mais ce n’était pas plus mal. Si l’objectif qu’il s’était donné était important, se ressourcer restait toujours un judicieux choix d’occupation. C’était hautement nécessaire pour un artiste capricieux tel que lui. C’était le meilleur moyen pour trouver l’inspiration, ce dont il dépendait toujours à la fin de la journée. Puis, il fallait avouer que tout de cet endroit l’appelait, le silence, le calme, la symétrie qui dominait cet endroit ne pouvait que lui plaire. C’était à se demander pourquoi il ne préférait pas rester devant ces étendues d’eau. S’il avait été un peu plus optimiste, il aurait sans doute imaginer la possibilité où il aurait pu s’installer un atelier loin de toute civilisation sans pourtant devoir s’installer sur le haut d’une montagne. Ça aurait sans doute été optimal, une opportunité sans précédent pour une source d’inspiration digne de ce nom. Cela dit, Six préférait la ville, Libra, malgré tous les défauts qu’il pouvait lui trouver, lui permettait surtout de suivre tous ses petits rituels qui lui étaient oh combien nécessaire.

S’il n’était pas impensable qu’il continue éternellement à se ressourcer, le destin en décida autrement ou du moins la sensation de fourmis dans un bras le fit. Un instant l’orfèvre fermait les yeux et l’instant suivant il les ouvrait en sursaut lorsqu’un bruissement vint interrompre le silence qui avait régné jusque là. Puis, ce fut un craquement qui retentit dans le paisible paysage. Dérangé par le bruit, agacé par le fait qu’on venait d’interrompre sa quiétude, Six se redressa et observa les alentours. Il n’y avait visiblement personne, il ne pouvait pas repérer un signe de vie si ce n’était que quelques oiseaux dans le ciel.
C’est d’ailleurs en suivant ces mêmes volatiles qu’il tourna la tête pour observer l’arbre qui se tenait fièrement non loin de sa personne. Les bruits qui l’avaient dérangé venaient forcément de cet arbre puisqu’il ne voyait pas d’autres branches. Cette fois, il fit plus que se relever et se remit sur ses pieds pour observer l’arbre. Normalement, il n’en aurait eu cure du bruit aussi dérangeant avait-il été pour sa paisibilité, mais Six savait bien qu’un arbre ne faisait pas ce genre de bruit de lui-même. Il y avait donc quelque chose dans les branches et ce n’était pas un oiseaux puisque ces derniers exploraient alors le ciel. Un animal peut-être, mais il voulait en être certain.  

« Est-ce qu’il y a quelqu’un ? » C’était la façon la plus simple d’avoir le coeur net et si c’était le cas eh bien il pourrait partir. Il n’avait aucunement envie de discuter avec un inconnu caché dans un arbre, peu importe la raison qu’il y avait derrière ce positionnement étrange. Les bras croisés, les sourcils arqués, l’artiste soupira légèrement. Ce n’était pas exactement ce qu’il avait eu en tête lorsqu’il avait décidé de venir se ressourcer auprès des lacs miroirs, même si en soit rien de tout ça ne lui était venu à l’esprit dans sa recherche de jeunes talents, mais il y avait malheureusement des imprévus dans son existence et cela en faisait donc parti. Ce qui ne pouvait qu’agacer l’artiste lui qui affectionnait la routine et le calme. Enfin, ce n’était pas non plus la mer à boire, ça pouvait lui apprendre à ne pas suivre ses objectifs. Un autre soupir traversa ses lèvres avant qu’il n’insiste, visiblement agacé, ce qui pouvait sembler évident : « Je sais que vous êtes là. » Qu’importe qui était là, il savait bien qu’il y avait quelqu’un et c’était suffisant pour lui. Dans tous les cas, il ne comptait pas tellement s’attarder.

c'est pas beaucoup plus long de mon côté x)
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MessageSujet: Re: psychê. quand je couche mon corps, tête pointant le nord.
Sam 20 Juin - 10:59



Une poussée d'adrénaline offre des allures d'excitation à la demoiselle perchée tandis que plus bas, l'inconnu s'agite. La rouquine a juste le temps de rattraper ses cheveux et d'ajuster la branche qui la camoufle en même temps que l'homme se meut, le bruit des mouvements de l'un se juxtaposant à celui de l'autre. Mais... Psychê n'est pas sortie d'affaire pour autant et désormais, elle a tout le loisir de détailler les traits masculins qui s'offrent à sa vue, même si elle ne peut se le permettre qu'au travers du feuillage. Elle note ainsi l'exaspération, mais sans en mesurer la portée. La réaction du visiteur est légitime, mais à quel niveau, voilà une interrogation que l'âme féminine ne se pose en aucun cas.


Tout est-il qu'il l'a repérée, du moins, il a clairement senti sa présence. Psychê, à l'abri dans son perchoir, affiche une moue enfantine, sachant que la suite ne lui laisse pas vraiment d'esquives à exploiter. Alors que faire ? Il sait qu'elle est là, mais à en juger par le regard qu'il porte dans sa direction sans exactitude, il ne la voit pas. La cachette visuelle est donc un succès. Toutefois, Psychê ne se sent pas de mentir sa présence plus longtemps, même si cela l'amènera indubitablement à subir une réprimande. Il est temps d'assumer cette faute qu'elle n'a pas commise.


- Je vous en prie... - amorce-t-elle d'une voix légère et douce - Je ne souhaitais pas vous importuner. Il se trouve que je me situais ici-même lors de votre arrivée alors...s'il vous plaît, ne me grondez pas.


TOUT CE QUI MONTE REDESCEND
Celui qui tombe se relèvera



Elle n'ose faire un mouvement de plus mais s'y retrouve contrainte lorsque la branche sur laquelle elle a nouvellement pris appui depuis quelques secondes, cède sous son poids plume. Ainsi, la fine rouquine, saisie au point de ne pouvoir exprimer qu'un "Oh ? " interrogatif, penche en avant, l'extrémité de la branche lui restant en main et voilà qu'elle tombe droit sur l'homme, les mains tendues en avant, l'une d'elles tenant fermement le branchage. Des petites feuilles parsemant çà et là ses boucles alezan et sa toge cintrée mais toutefois ample, Psychê ne peut mieux se rapprocher de ces divinités terrestres et célestes à la fois et en qui elle croit.


Le choc amorti par l'homme, la belle se retrouve à califourchon au dessus de lui, les bras s'appuyant sur son torse, une cascade flamboyante coulant de part en part de son visage pas assez proche de celui du brun pour qu'il y ait contact, mais suffisamment pour que leurs souffles s'entremêlent. Les noisettes de Psychê passent avec une certaine surprise mêlée d'amusement, sur le visage de son vis-à-vis, sans toutefois l'examiner. Maintenant que l'objet de sa curiosité est si près sans qu'elle n'ait eu à forcer le destin, autant s'en donner à coeur joie, sans fabuler la moindre arrière-pensée. Alors elle détaille, remarque que le choc sur le sol à un peu emmêlé les mèches un peu trop bien accordées précédemment. Heureusement que le vent de la région avait tôt fait de mettre un peu de vie sur ce chef. Maintenant qu'il se retrouve allongé à même le sol, lui aussi voit sa sombre tignasse agrémentée de quelque décoration on ne peu plus "nature". Psychê se garde toutefois d'en faire la remarque, ce n'est pas l'heure. Au lieu de cela, elle sourit et prononce tout simplement un...


- Bonjour...


Son regard s'attarde sur cette zone qu'elle n'avait pas eu le loisir d'admirer et qui lui semble si bien dessinée qu'elle se demande si elle n'est pas fausse. Ainsi, sa main droite quitte le réceptacle qui lui aura sûrement épargné bien des souffrances, pour, du bout de l'index, oser aller à la rencontre de cette barbiche étonnante.


- Hu ?


Cette fois, la surprise se remarque clairement. Surtout que quelque capillarité s'est ainsi rebellé en quittant les rangs si  savamment ordonnés de cet ensemble esthétique.



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MessageSujet: Re: psychê. quand je couche mon corps, tête pointant le nord.
Lun 22 Juin - 14:41

quand je couche mon corps, tête pointant le nord

psychê&&six
L’idée d’être observé ne lui plaisait pas beaucoup, il fallait avoué. Ce n’était pas une gêne soudaine ou une pudeur quelconque. Non, pour Six, c’était plutôt l’idée que son moment de solitude ait été interrompu qui force une réaction de sa part. Il aurait très bien pu partir, s’éloigner de la perturbation, mais c’était sans compter le fait qu’il ressentait le besoin d’avoir le coeur net, de connaitre la cause du dérangement. Si bien qu’il la cherchait avidement, son regard détaillant l’arbre, cette anomalie dans un paysage régulier. Le bruissement ne pouvait que venir de là, de même pour le craquement, cela dit, il ne pouvait pas savoir d’où exactement. Tant d’interrogations auxquelles il n’avait pas de réponse et ne pourrait pas en avoir sans la collaboration de la cause. Du moins si cette cause n’était pas un animal qui ne pourrait en aucun lui répondre. L’idée lui effleura l’esprit et il fut tenté d’abandonner sa quête de réponse. Seulement, la persévérance faisait partie de lui, étant si nécessaire à la perfection, et il resta campé devant l’arbre. Comportement qui fut récompensé lorsqu’une voix s’éleva de l’arbre lui indiquant alors que son instinct avait été le bon et qu’une âme était la cause de son calme perturbé. Silencieux, Six écouta attentivement l’explication qu’on lui offrait sans pour autant en être satisfait. Le fait qu’elle avait été là auparavant excusait pratiquement le fait qu’elle l’ait dérangé, à savoir qu’il était sans doute celui qui avait dérangé au final. Seulement, l’orfèvre ne serait pas lui même s’il se montrait convaincu par si peu. Si bien qu’à la place, il se contenta d’un faible : « Je vois » en guise de réponse. Rien de plus, rien de moins. Elle pouvait être rassurée, il n’avait nullement l’intention de la gronder.

À vrai dire, il n’avait même pas l’intention de lui adresser la parole à nouveau. Il avait satisfait sa curiosité, il pouvait donc partir sans se retourner. C’était du moins le plan, celui de revenir à son intention initiale soit Rhode. Six s’apprêtait à se relever lorsqu’il remarqua alors un corps en mouvement. Une chute qui propulsait l’âme féminine droit sur lui. N’ayant point le temps d’esquisser un mouvement, il se trouva, bien contre lui, sur le sol à nouveau en tant qu’amortisseur pour la jeune femme. Six la regarda alors en silence, trop limité dans ses mouvements pour tenter autre chose. Dos contre le sol, il se permit un soupir comme pour faire comprendre à cette étrange âme qu’elle le dérangeait. Le vent n’aidait en rien la chose, parsemant ses mèches de décoration naturelles en tout genre. Un bonjour quitte les lèvres de la femme et l’orfèvre s’efforce de faire de même avec une simple salutation « Bonjour à vous. » Toujours sans bouger, il se permit un énième soupir. Espérant vainement que la chose se terminerait ainsi, Six se vit contrit lorsque l’inconnue approcha son doigt de son visage pour le déposer dans sa barbe. À cet instant précis, il aurait sans doute pu se transformer en une colère grande et impressionnante. C’est pourtant une froideur remarquable qui ressortit de l’artiste alors qu’il tenta de s’extirper de sous cette étrange personne, la laissant tomber sur le sol. Il avait déjà amorti sa chute c’était déjà pas mal !
« Ne me touchez pas. » Un peu tard comme directive, mais toujours bien importante. Six n’appréciait pas particulièrement le contact physique et s’il ne pouvait pas lui reprocher la chute, quoi qu’à bien y penser il en serait sans doute capable, défaire l’harmonie de sa pilosité faciale était un crime ! Personne ne pouvait s’en approcher, pas même un coiffeur respectable. S’efforçant alors de replacer les mèches qui s’étaient rebellées, il déposa son regard froid sur la rouquine. Il ne la connaissait pas, n’avait pas envie de rompre ce manque de connaissance. Il comptait donc repartir dans la direction opposée, mais avant il se tourne et lui demande : « Pourquoi vous étiez là ? » Ah la vilaine curiosité de l’artiste, celle qui le faisait passé comme bon enfant.
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MessageSujet: Re: psychê. quand je couche mon corps, tête pointant le nord.
Ven 26 Juin - 16:14




Dans la vie antérieure de Psychê, lorsqu’elle répondait encore au prénom de Cammy agréablement inspiré de quelques camélias offert à sa mère, tout portait à croire qu’elle était née sous une mauvaise étoile. Le sort s’était acharné contre elle à la fin de son adolescence, lui faisant ainsi vivre des déboires tous aussi cruels les uns que les autres. Lorsqu’elle croyait s’en être sortie, c’était automatiquement d’autre qui fleurissaient en même temps que les colchiques sous ses pas. Bien avant tout cela, elle avait été une enfant épanouie, et souriante.
A sa renaissance, Psychê s’est vu son caractère se forger grâce aux inspirations qui lui restaient en mémoires, les vestiges d’un savoir appartenant à un autre temps, un autre ciel, un autre espace, une autre existence. Le peuple de Rhode est fort et bon, il contribue à son épanouissement quotidien. Depuis son arrivée, il lui souvent arrivé de se faire gronder à cause de quelques maladresses mais jamais rien de sérieux. Elle n’en n’a jamais été affectée.

En cet instant, elle aurait peut-être préférée être grondée. Les soupirs de l’inconnu l’ont autant amusée qu’inquiétée. Comment aurait-elle pu se douter qu’un simple contact, un toucher minime en toute innocence pouvait faire naitre tant de dureté dans un seul regard ?


Sans comprendre, elle se retrouve projetée au sol. Sur le coup, elle ne parvient pas à assimiler la portée du geste, la notion de violence lui étant personnellement inconnue et pourtant, elle sait que c’en est. Mérite-t-elle ce sort, celui d’être rejetée comme si elle n’était au fond qu’un objet repoussant ? Avachie sur le flanc, les cheveux en pagaille parsement l’herbe fraiche, elle cherche le réconfort ainsi, auprès de cette Mère Nature, corps secondaire de la toute puissante Thémis. Ses ongles pénètrent la terre humide. Par habitude, elle étire un sourire, mais rien ni personne n’a la possibilité d’en ressentir sa chaleur. La sincérité du geste n’est pas invité au bal de ce sentiment qu’elle ne se souvient pas avoir ressenti jusqu’à présent. Maintenant que Psychê se familiarise avec la Peine, la musique sourde de la Panique s’insinue dans les profondeurs limitées de son corps, lui broyant l’estomac en surface. La rouquine se redresse, lâche cette branche qu’elle n’avait jusqu’alors pas quittée, et tourne lentement la tête vers ce rustre individu qui pour l’heure ne l’intéresse plus vraiment. Par politesse, elle répondra à sa question, mais plus de sourire vrai ou faux, n’habillera ses lippes. Elle glisse alors une mèche derrière son oreille droite, geste inutile au milieu du capharnaüm de l’ensemble de sa chevelure.


- Jules-Renard dit: “La vie est courte, mais l'ennui l'allonge. Aucune vie n'est assez courte pour que l'ennui n'y trouve sa place.”


LES CALLAS
n’aiment pas l’ennui
[]


- Je réside sur Libra depuis peu, pourtant je m’ennuie actuellement. Je pensais pouvoir acquérir quelque distraction en m’amusant à reconnaitre les habitants de Rhode d’ici et… je vous ai vu arriver.

Sa voix se déforme sur ces derniers mots prononcés, elle déglutit. Elle évacue les quelques feuilles qui parsème sa toge çà et là, tout en réajustant cette dernière pour camoufler ces jambes laiteuse dévoilées mais que l’on peut deviner au travers de  la semi-transparence du tissu à la lumière du jour. Psychê se lève, sans pour autant amorcer le moindre pas vers l’homme. Prise d’un frisson soudain, elle se frotte les bras et détourne le regard qu’elle a embarrassée.

- Je ne souhaitais pas me montrer impolie à votre égard.

Une brise ondule jusqu’à eux. Ne supportant plus l’âpreté manifeste de l’individu car n’y étant pas habituée, et n’en pouvant plus, Psychê étire à nouveau un sourire, soucieuse de finir cet échange sur une bonne note.

- Si vous remontez jusqu’à Rhode, je ferai en sorte de ne pas croiser votre route.

Elle incline la tête mais ose toutefois lui lancer un dernier regard dépourvu de la moindre rancune, mais juste cette candeur qui définit si bien l’entièreté de la nymphe.


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