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 Bermuda - Même ta liberté a un prix. 100%

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conscience vouée à l'errance
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conscience vouée à l'errance


Féminin

MESSAGES ▲ : 177
DATE D'INSCRIPTION ▲ : 05/01/2015
AVATAR ▲ : United Kingdom • hetalia By Sucre ♥
DIT ▲ : Sale Rat / Capitaine, à votre guise.
ANECDOTE ▲ : Bermuda est né de la cupidité•hermaphrodite• il écrit en indianred
FICHE RS ▲ : Je la revendrai à prix d'or

MessageSujet: Bermuda - Même ta liberté a un prix. 100%
Sam 17 Jan - 0:49

Bermuda
Je hisserai mon pavillon sur les toits du monde. Avec ou sans toi.
Informations Générales
APPELLATION - Bermuda, référence subtile au Triangle des Bermudes.


SURNOM - Des surnoms, il en a, à foison. Sale rat. Rapace. Capitaine. Pirate. Furoncle. Ils sont nombreux. Nombreux à l’appeler autrement que par son nom. Pourtant Bermuda c’est joli. Et c’est peut-être ça le problème. Parce que Bermuda n’a rien de bon. Rien d'affectueux.


ÂGE PHYSIQUE - On lui donne aisément vingt-trois ans. Parfois plus, parfois moins.Ce qui est sûr c'est que l'éclat malicieux de son oeil n'a rien d'enfantin.


METIER - Bermuda il vend. Il achète. Il revend. Encore et encore. Il amasse des richesses. Des trésors. Mais pas seulement. Pas seulement. Parce qu’il vend de son temps, il loue ses cales aux trafiquants, quand il ne fait pas passer lui-même en fraude des objets qu’il ira vendre au marché noir de Canaan. Bermuda c’est un marchand habile qui se vante de connaître la valeur marchande de tout. Et même celui de la liberté et de l’amour. Parce qu’il paraît qu’il vend même des êtres au marché noir. Sans sourciller. Parce qu’après tout, il est ce qu’il est. Ce qui le motive. L’appât du gain. La cupidité.



LIEU DE RESIDENCE - Il habite sur son bateau. Qu’il laisse souvent au port d’Ethernite, cette belle cité maritime.

GROUPE - Vagabond.


NAISSANCE - Bermuda est né de la cupidité. De celle d’un homme. Un seul. Un sauvé. Mais il aurait pu naître de l’esprit des marins. Des marchands. Des honnêtes gens. De ceux qui ont un jour désiré si ardemment la richesse et la prospérité qu’ils en sont venus à vendre amis et frères pour l’obtenir. De cet homme, il ne connaît rien, peut-être son visage. Il n’est pas resté pour discuter avec son créateur dont il a sans doute hérité la filouterie. Il poursuit, depuis, avec ardeur, cette quête infinie. Ça le consume. Nuit et jour. Depuis les premiers instant de sa triste vie et jusqu’à la fin de ses pauvres jours.  

Description Physique
« C'est comme ça qu'on déguise le mensonge. »
Cheveux blonds. Oeil vert. C’est tout ce qu’on retient de Bermuda. Changeant. Trompeur. Menteur. Il compose son apparence. Il, d’ailleurs ? Pas toujours. Pas toujours. Il devient elle quand la situation l’exige. Perruque. Fausse poitrine. Rien ne l’arrête. La cupidité n’est pas réservé à ces messieurs ou à ces mesdames. Il oscille. Elle vacille. S’il fallait lui accorder un sexe unique, ce serait difficile puisqu’il est né hermaphrodite. Et si on dit il c’est tout simplement parce que sa voix, lorsqu’il ne la change pas, a des accents masculins bien marqués, sans pour autant être froide et caverneuse. Parce que la voix de Bermuda est chaleureuse. Malgré tout.

Tantôt moqueuse, tantôt compatissante. Posée et calme habituellement, sauf quand il rit avec éclat. Alors elle s’évade et vient vous arracher un sourire, sans peine, car elle est communicative. Il enrobe ses mots de douceurs. Il susurre des tendresses et des horreurs du bout des lèvres. Poliment. Au creux de l’oreille. C’est comme un secret. Entre vous et lui. Lui et vous. Il n’est pas excessivement vulgaire, il n’aime pas trop les mots frustes. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas capable de jurer ou de pester, il ne le fait simplement pas en public. Cela ne veut pas dire non plus qu’il n’est pas capable d’être crû ou insultant. Il serait naïf de penser cela.  Il le fait toujours avec suffisance, avec arrogance en usant de ces jolis mots anciens et poétiques qui font grincer des dents. Qui marquent bien l’écart entre vous et lui.  

Marin chic, un peu pirate mais plutôt corsaire, bijoux ostentatoires aux doigts ou autour du cou. Il n’est pas difficile de reconnaître Bermuda dans une foule de prétendus hommes de la mer. Même si ses habits ou leur coupe sont semblables à de vulgaires costumes pirates usés par la mer, la qualité n’est du reste pas du tout la même. Il affiche sa richesse, suscite, attise les jalousies à dessein. Il se tatoue sur le dos une cible en rouge, pour attirer tire-laine et miséreux. Épée habilement cachée à sa ceinture. Poignard dans sa botte. C’est un piège. Un traquenard impitoyable. C’est comme ça qu’il capture. Qu’il attrape dans ses filets sa marchandise. Il menace, dague contre la gorge des malheureux. Il jauge, de son unique œil, calcule rapidement. « Je sais déjà ce que tu vaux. Combien penses-tu qu’on me donnera pour ton joli minois ?» Sans sourciller. Jamais.

Il en impose, Bermuda, pas parce qu’il est excessivement musclé. Non. Son corps il l’a travaillé en apprenant à se battre, mais il n’est pas non plus très épais. Il compense avec son mètre soixante-quinze et son regard perçant. Sa pilosité n’est pas développée, pas de poil sous le menton. Sous les bras. Partout ailleurs. Et ce n’est pas par excès de coquetterie. Il est né glabre. Ce qui lui a bien valu quelques remarques sur sa virilité, mais après tout, le poil ne fait pas l’homme. Ni la femme. Ni même le vagabond.  Ce n’est pas ça qui attire chez lui. Qui impose. C’est cette classe qui suinte de tous ses pores, contrastée par un regard envieux et enfiévré. Parce qu’avant tout il est la cupidité. Et malgré les apparences il n’est pas satisfait. Il n’en aura probablement jamais assez. Quelle pitié. Quelle misère. Derrière ce masque serein il y a cette passion dévorante pour l’or et les richesses qui palpite plus fort que son cœur. Bien plus fort.

Et c’est là qu’on peut la voir, cette différence subtile. Celle qui fait de lui un vagabond qu’il vaut mieux craindre plutôt qu’un homme avide qui suscite la pitié. Parce que jamais il ne pourra arrêter. Jamais. Plutôt crever. Parce que l’instinct primal de la survie, il ne le possède pas. Ça n’est pas lui, ça ne le sera jamais, car il n’est pas la vie, il est la soif de l’or. Intarissable.  
ANECDOTE
«Ces petites choses qu'il expose volontiers. »
○ Il a appris à se battre peu de temps après sa naissance, comme il a appris la navigation. Sur un bateau.

○ Il nage difficilement.

○ Il se fait parfois passer pour damné ou sauvé.

○ Il recrute régulièrement de nouveaux membres « d’équipage » qu’il n’hésite pas à « occire » ou vendre s’ils viennent à le trahir.

○ Il tient une liste des choses les plus incongrus qu’on ait jamais essayé de lui vendre et qu’il a du reste, probablement acheté.

○ Dans cette liste, on peut y trouver « Une mère ».

○ La dignité y figure, aussi.

○ Il a plusieurs cachettes réparties dans les quatres coin de Libra où il entrepose ce qu’il a de plus précieux.

○ Il aime boire du rhum.

○ Il aime aussi chanter et d’ailleurs, il paraîtrait qu’il a une voix mélodieuse.

○ Il est né hermaphrodite.

○ Il a perdu l’un de ses yeux en mer.

○ Il a nommé son bâtiment « Sirène »

○ Son pavillon est noir et orné d’un simple triangle.

○ Il n’aime pas beaucoup la Citadelle, mais s’y rend parfois.

○ Il vit dans son bateau et ne peut s’endormir que bercé par les vagues de la mer.

○ Il traite autant avec les damnés que les sauvés, tant qu’ils ont de l’or…

○ Il prétend être le responsable du dérèglement de la balance de Thémis.
description morale
« C'est ainsi qu'il inspire. Qu'il expire. Qu'il vit.»

Bermuda. C’est un mot. Un maux. Un fléau. Il vous prend à la gorge. Il  coule sur vos joues, comme la tristesse qu’il apporte et qu’il procure. C’est un désir secret niché au creux de vos lèvres qu’il exauce si vous y mettez le prix. C’est un sourire cajoleur, indolent. Qui inspire le calme et la confiance. C’est un mensonge. Un piège. Ça vous dévore, au féminin, au masculin, copieusement, la naïveté gobée sans aucune pitié.

C’est comme un envoyé du diable. Plus malicieux et facétieux que terriblement malfaisant. Il fait miroiter monts et merveilles. Étale ostentatoirement ses richesses et se prospérité. Il attise savamment l’envie et la jalousie. Il propose, dispose le monde entier sur un plateau d’argent. Demandez, il obtiendra. Il vous vendra. Le sourire aux lèvres. Il ne demande pas grand chose en contrepartie. Un peu de votre or. Un peu de votre âme. Vous voilà lié à jamais. Il n’est pas regardant sur la marchandise. Il achète volontiers, tout ce que vous êtes capable de lui proposer pour revendre plus chèrement. De votre dignité à vos souliers.

Il se dit alternative à la misère. Il s’habille de compassion, quand la situation l’exige, pour mieux murmurer que même ici tout a un prix. Il tendra la main aux plus démunis. Leur susurrera des paroles réconfortantes, quelques pièces offertes contre leur vie. Ce n’est pas cher payer. Et pourtant. Pourtant. Son or il l’a obtenu en vendant des frères et des amis. Pas les siens. Ceux des autres toujours. Précieusement. Il profite, insolent, cruellement. A ses détracteurs il rétorque que la servilité vaut bien mieux que la misère et la faim. Culpabilité ? Ah. Il rit. Il rit en tapotant sa bourse. « Qu’est-ce donc ? »

C’est comme un serpent. Facétieux et trompeur. Un séducteur habile, armé de jolis mots, l’hypocrisie nichée au coin de ses deux lèvres écarlate. Il maquille intelligemment la vérité et le mensonge. Il l’énonce avec excès. Sans sourciller. Quitte à verser des larmes pour crédibiliser le tout. C’est un masque de courtoisie sans cesse collé au visage. Pour le costume, il n’use jamais du même. Il se compose à mesure qu’il décompose autrui. Et c’est ainsi qu’il trompe son monde.  

Bermuda c’est la brise qui souffle tranquillement avant de se transformer en tempête. Sourde et terrible il s’abat cruellement. S’engouffre dans la moindre brèche. Pour profiter d’autrui. C’est un être indomptable qui n’a pas de morale ou du moins la même que les autres. Ses désirs passent toujours, toujours avant ceux des autres. Et malgré son calme apparent il reste toujours fébrile. Enfiévré. Il tempère son impatience, bon gré, mal gré jusqu’à ce que les négociations  soient terminées Il veut crever, le corps ensevelis sous ses montagnes de pièces qu’il va jusqu’à compter compulsivement le soir. Il est ivre. Ivre de richesse. Accroc au business.

C’est aussi la solitude. Terrible et sournoise à qui il prête une oreille distraite. Il comble ses nuits et ses jours comme il le peut. En s’amusant. En amassant. Et qu’on ne vienne pas lui parler d’amour véritable. Oh. Non. Jamais. C’est un concept. Une chimère. Intangible et volatil. Il déclare, mine goguenarde qu’il ne s’agit là que d’affection qu’il peut aisément troquer contre espèces sonnantes et trébuchantes. Tout comme l’amitié et le bonheur. Bermuda et sa solitude, mariés à jamais, vivants dans un monde artificiel et matériel. Pas de Bonsoir. Ni même de Bonjour. Qu’à cela ne tienne, n’en déplaise aux romantiques, ça lui suffit. Presque. Presque. Parce que la cupidité c’est comme un feu qui dévore son corps et son cœur. Qui le consume. Pire que drogué. Pire qu’enchaîné. Et la liberté qu’il feint, sur le pont de son navire n’est qu’une illusion.  

Et c’est la pitié qu’il essaie d’inspirer. Qu’il ne mérite pourtant pas de recevoir. Narcisse et son ruisseau. Bermuda et son or. Le sort n’est pas injustement mérité. Il n’y peut rien pourtant. C’est ainsi qu’il est né. Mais cela n’excuse pas. Cela n’excuse en rien sa cruauté. Ses duperies. Sa violence. Son irrespect. Son mépris de la liberté. Même s’il avoue du bout des lèvres ne pas comprendre la compassion et la gentillesse. Ignorant mais pêcheur. Esclavagiste mais indomptable. Il n’y a rien à comprendre. Bermuda n’est pas humain. N’est pas tendre. N’est pas gentil. N’est pas saint. N’est pas calme. N’est pas libre. N’est pas conciliant. N’est pas respectueux. Il le prétend. C’est une contrefaçon d’être qui veut simplement exister. Simplement devenir. Diriger. Contrôler. A défaut de pouvoir contrôler sa cupidité.

Bermuda c’est quelqu’un, quelque chose qui, un jour hissera son pavillon sur les toits du monde juste pour se prouver qu’il a raison d’exister et de rêver de satiété. C’est un être à l’angoisse palpable. A la faim dévorante. Qui achète la dignité des uns et des autres. Pour mieux les faire chanter. Les dépouiller. Corps et bien. Parce qu’après tout, comme il le dit si bien : « Tout se vend. Tout s’achète. Ainsi va la vie. Ainsi va la mort. »

Et il n’y a plus rien à ajouter. Plus rien à dépeindre. Juste un être à craindre et pleurer.
histoire d'une vie
« Il est né. Adulte et déjà pourris. »


BoomBoom. C’est le bruit d’un cœur qui s’éveille. Avec force. C’est le bruit du souffle qui s’inspire. Qui s’expire. Pour la première fois, à jamais gravé dans la mémoire. Les cils battent furieusement. L’esprit s’active. Il ouvre ses deux yeux sur le monde. Qu’est-il ? Que fait-il. Où est-il. Qui est-il. Comment ? Pourquoi ? De qui ? De quoi ? Trop de questions, pas assez de réponse. Ah… Il ne faudrait pas oublier de respirer.

Crac. Fait le bois qui subit le poids d’une botte et d’un homme. Ça l’attire. Péniblement. Il tourne la tête. A droite. Il n’a que le temps d’apercevoir un homme fourrer habilement quelques pièces dans ses poches avant quitter les lieux. A gauche. Des marchandises. De l’or. Elle s’allume en lui, la convoitise. C’est quelque chose qui brûle. Dans sa gorge. Dans ses yeux. Ses doigts s’agitent avec fureur. Il veut. Il veut. Il a si soif. Qu’est-ce donc ? Ça lui déchire les entrailles. C’est ce qui, la première, lui donne la force de bouger. De se redresser.

Nouveau né. Le cri silencieux de la vie coincé dans le gosier. Il esquisse un mouvement. Genoux plié. Initie le pas. Le premier. C’est facile. Si facile. Comme s’il avait marché toute sa vie. C’est cocasse. Si cocasse. Parce qu’il ne venait d’aborder que la troisième minute de son existence. Ou peut-être plus ? Qui sait. Pas lui. L’esprit dénudé de mauvaise intention. Il ne fait qu’obéir à ce désir inconscient qui palpite si fort à ses tempes. Dans son ventre. Dans le cœur. Œils innocemment écarquillés. Émus. Par tant de brillance. De beauté. Un autre pas. Du genoux aux orteils en passant par le talon. Il plonge avec délicatesse ses mains dans le coffre. C’est froid. Contre sa paume. Il se sent si grisé. En vie.  La vue. Le toucher. Il s’éveille enfin.


- ON A UN RAT DANS LA CALE MON CAPITAINE !

Le bruit. L’ouie. Il se retourne avec lenteur. On l’agrippe fermement. Il n’a le temps que de retenir une seule et unique pièce. Il ne se défend pas. Il ne comprend pas. Pas vraiment. Il ne connaît rien de la vie. Rien d’ici. De là-bas.  On le traîne sur le pont. Il inspire avec violence l’air salé de la mer. Le vent caresse sa peau. Ça lui arrache une larme. Une putain de larme. A sa place comme nulle part ailleurs. Homme de la mer. Pirate dans le sang. Marchand dans la tête. Roi avare dans le cœur.

- Qui es-tu ?

Silence gêné. La tension lui hérisse les cheveux, sur sa nuque. Le frisson lui parcours l’échine avec violence. Ce n’est de la peur. Il réalise qu’ «il » ne sait rien. Qu’ « il » n’était pas avant aujourd’hui. Car toutes ces sensations sont nouvelles. Si nouvelles qu’il en oublie encore de respirer. Comment l’exprimer ? Les mots s’emmêlent. Se bousculent dans sa tête. Vide de sens. Il entrouvre la bouche. Ça vient pas. Ça vient pas. Ça s’emmêle délicieusement à la pointe de sa langue, son esprit n’est pas encore assez aiguisé.  

- Je. Suis.

Les mots. Ces maux. Il plisse ses yeux. Concentré à l’extrême. Une existence sans nom, sans espérance. Non. Cela ne se pouvait. Il sonde. Au plus profond de son être. C’est le paradoxe. Son esprit, brouillé. Comme dans le triangle. Ce fameux triangle qui perturbe tout. Qui capture en son sein navires et marins pour ne plus jamais les relâcher. Il se sent  navire fantôme. Il a trouvé la réponse.

- Bermuda.

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« Comment résumer cinq mois d’une vie ? Peut-être plus peut-être moins. Dans mon jeune esprit cela a un goût d’éternité. Ce ne seront quelques lignes. Quelques ensembles de mots qui peut-être vous paraîtront vide de sens. Ma plume hélas, peine à retranscrire fidèlement mes passions sur le papier.

Je pourrai décrire fastidieusement ces jours et ces nuits. Heures par heures. Minutes par minutes. Tenter de vous expliquer les embruns et la beauté de la brume. Vous offrir quelques poèmes sur le sel de la mer et la facétie des vents. Vous délivrer un témoignage poignant sur le Mariasilva et ses hommes. Je n’en ferai rien. Car il est inutile de s’étendre trop longuement sur ces jours d’ignorances. Sur ces aventures que j’ai partagé  brièvement avec d’autres. Ceci est bien la préface de mon existence. Celle qui résume ma tendre enfance…

J’ai appris à tenir le gouvernail sur ce navire. A hisser les voiles. A ne pas souffrir du mal de la mer, au cœur de la tempête. Marin d’eau douce. Vigie. Timonier. J’ai appris à me battre. A défendre chèrement ma chair l’épée au poing et la rage de survivre dans la gosier. Que l’acier est plus impitoyable que l’homme. J’en ai même retiré des cicatrices et des meurtrissures. J’ai partagé du rhum et des chansons à boire sous le regard bienveillant de la nuit. Des rires et des éclats. J’ai travaillé vaillamment, l’ambition secrète niché dans mon cœur. J’ai appris. Aspiré. Vécu. Inspiré. Expiré. Une pièce après l’autre. Le début d’une fortune. D’une vocation. Cette période de ma vie arriva bientôt à son terme. Humblement Un dernier sourire délicat et modeste offert à ces hommes qui resteront à jamais mes pères. Mes paires. C’est ainsi, que pour la première fois j’ai foulé Ethernite de la semelle de mes bottes.  

___________________________________________________________________________

D’autres mois s’écoulent. Entre un et quatre. Peut-être plus. Peut-être moins. Qui sait ? Pas moi. La durée n’a d’importance que pour celui qui manque de temps et qui n’a pas encore accepté l’éternité de l’au-delà. Mon capitale culturel et pécuniaire grandement rentabilisé auprès d’un marchand. J’ai découvert Libra. D’Ethernite et ses forges ardentes aux montagnes précieuses d’Eraclea en passant par le marché noir et suintant de Canaan.

J’ai rencontré la misère et l’opulence. J’ai tué l’un et épousé l’autre au cours de mes pérégrinations. Impitoyablement, sous la supervision d’un homme aux cheveux corbeaux qui voyait en moi un apprenti appliqué et dévoué. Un négociateur habile qu’il pensait tenir au creux de sa main pour quelques piécettes de salaire journalier. A l’honneur et au goûts discutables. Il se prenait pour un Roi de Sabbat alors qu’il n’était qu’un cochon pataugeant joyeusement dans sa fange. Il pensait m’avoir contraint à la servilité…  

Aujourd’hui il doit bien regretter de m’avoir accordé sa confiance. Qu’il pourrisse donc à l’ombre ! Lui et ses trahisons écoeurante. J’ai hérité son carnet. Ses clients. Son navire. Après l’avoir dénoncé à la garde, drapé dans un costume de donzelle effarouchée. J’ai revendu ses frusques et ses belles résidences. Détruit ce qui faisait sa fierté. Ecrasé cruellement son existence et son arrogance de ma botte. Une douce vengeance qui donne du baume au cœur à celui qu’il a de nombreuse fois abusé.

Et ceci est peut-être le point d’Orgue d’une préface griffonnée parfois péniblement. Je souffre violence par mes passions que je ne puis encore combler. Il est cependant temps de m’y atteler. A vous je me permettrai de révéler mes ambitions. De partager ces désirs secrets qui je suis certain ne seront jamais conté…  

Je ne craindrai plus servilité et violence. Deviendrai maître et capitaine. Je naviguerai par delà l’horizon pour y dénicher des trésors.  Pour mieux revenir mouiller au port d’Ethernite et  revendre précieusement ce butin. Je souillerai mon âme en endossant les pires costumes, de l’arnaqueur à l’asservisseur.

C’est ce à quoi j’aspire. C’est ainsi que j’inspire. Que j’expire. Que je vis. Que je vivrai. Et ces mois continueront de passer. Inlassablement. Et tous. Tous autant qu’ils sont, ils apprendront à craindre. A respecter. Piégés dans le triangle des bermudes. Ils pleureront mon nom quand je les aurai dépouillé de leur or et de leur dignité. « BERMUDA. SALE RAT. »  Ils crieront !

Et je leur répondrai, un sourire suffisant sur les lèvres « Je suis la cupidité. La soif de l’or. Celle qui ronge tout ce qui a de meilleur et de bon en chacun de vous. Regardez moi bien. Un jour je hisserai mon pavillon sur les toits de ce monde. De cet océan. »

Et ce jour là. Peut-être. Peut-être que ce désir finira enfin par s’essouffler… Ah… Je rêve… Je rêve de satiété…

Alors en attendant je compte mon or. Chaque soir. Jusqu’à ce qu’un sommeil apaisé vienne me cueillir… Eternel et divin. Libre. »


Et derrière l'écran ?
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PSEUDO - L&M

SEXE - Mhmh.

AGE - 16 avril ♥

BLABLA PERSONNEL - Reboot de Kohai, donc

COMMENT AVEZ-VOUS TROUVÉ BLINDFOLDED - Bouche à oreille
QUE PENSEZ-VOUS DU FORUM - Yarr
DES RECLAMATIONS OU RECOMMANDATIONS ? - TRIANGLE.

LE MOT DE LA FIN - https://www.youtube.com/watch?v=WpMt2vzrIxs

codage par sahara sur blindfolded.forumactif.com


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MessageSujet: Re: Bermuda - Même ta liberté a un prix. 100%
Lun 19 Jan - 15:57

image de bienvenue
BIENVENUE SUR LIBRA ••

Ca y est, te voilà validé et prêt à parcourir les grandes plaines de Libra. Tu as désormais accès à l'ensemble du forum et est libre de rp avec le reste des âmes !

N'oublie cependant pas d'aller jeter un coup d'oeil aux bottins pour faire recenser ton personnage notamment.

Et surtout, amuse-toi bien et puisse ton voyage durer ! ♥


Un des rares vagabonds qui a l'air de mener sa barque sur Libra, c'est drôlement, sympa ! ;) J'espère que tu continuera à nous faire tes petits "notice me sempaii" en cb même si tu changes de personnage ! Bref, sacré Bermuda, notre premier pirate, ça se fête, je te valide une deuxième fois, bon jeu à toi miss !
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MessageSujet: Re: Bermuda - Même ta liberté a un prix. 100%
Lun 19 Jan - 16:02

Merciiii pour cette seconde validation ♥






... ET SI JE SPAM ÇA INCB JE VAIS PLUS AVOIR DE RÉPUTATION ♥




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MessageSujet: Re: Bermuda - Même ta liberté a un prix. 100%

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Bermuda - Même ta liberté a un prix. 100%

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