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 The days we spent together are long gone, drifting away like clouds in the breeze. ► PV - Psychê

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MessageSujet: The days we spent together are long gone, drifting away like clouds in the breeze. ► PV - Psychê
Dim 31 Mai - 20:24




prends une image de 500x150px;


The days we spent together are long gone, drifting away like clouds in the breeze
Even though memories are often fleeting


On ne pouvait qu'entendre le bruissement de l'herbe sèche ; les murmures du vent qui parfois se muaient en gémissements. Au pied des monts brumeux se dessinaient les silhouettes d'une jument surmontée d'un enfant. Maladroitement enveloppé dans son ample manteau, le garçon guidait avec facilité sa monture d'une main tandis que son regard se perdait dans l'immensité des reliefs alentours. De ses grands yeux d'orage, il scrutait chaque pierre, chaque creux constituant les montagnes, au point d'avoir le sentiment de pouvoir être happé à tout moment sans pouvoir pour autant dérober son regard à la vue des monts. Ymir avait comme le sentiment qu'un tel environnement ne lui avait jamais été inconnu. Mais, il lui était impossible de définir le sentiment qui l'envahissait à cet instant. De la nostalgie, de la joie ou bien de l'asthénie ? Il n'aurait su quoi dire.

Après avoir longé un moment les montagnes, Ymir posa pied-à-terre. S'approchant de la tête de sa jument, il plaqua la paume de sa main contre sa joue qu'il caressa d'un geste tendre. Elle glissa par la suite dans sa crinière, dont il saisit quelques brins qu'il fit rouler entre ses doigts avant de donner quelques frappes vigoureuses, sans être douloureuses, au niveau de son encolure. Cela allait faire un bon mois qu'il avait récupéré cette toute jeune jument. Au-delà du fait qu'elle lui permettait de voyager bien plus vite et de délivrer ses colis ou correspondance de façon aisée, le garçon était ravi d'avoir trouvé en elle cette compagnie qui commençait à gravement lui peser sur le cœur.

L'enfant extirpa de son sac une pomme d'une teinte rouge saisissante. Après l'avoir frottée énergiquement contre son pantalon, il croqua un bon morceau qu'il mâcha lentement tandis que son regard c'était perdu cette fois-ci, dans la plaine avoisinante. Certains auraient peur de se retrouver seul au milieu de nulle part, mais dans le cas d'Ymir, cette quiétude l'apaisait plus qu'être à Rhode où l'on tombait toujours sur quelqu'un sans même le vouloir.

Après quelques autres bouchées, Ymir laissa le soin à sa jument de terminer le fruit et de brouter l'herbe autant qu'elle le voulait. De son côté et sans trop s'éloigner de sa monture, il déambulait dans les herbes, le regard rivé à ses pieds. Il observait avec curiosité la faune et aimait même prendre notes certaines de ses rencontres. Ainsi, ses jambes le portèrent au beau milieu d'un champ de fleurs sauvages. Il attrapa une poignée de fleurs violacées à ses pieds, qu'il observa d'abord sous toutes les coutures avant de n'en garder qu'une. L'enfant porta la fleur à son nez, inspira ses effluves, puis entrepris d'arracher ce qui lui paraissait être ses pétales. La base des pétales était d'un blanc immaculé, remarqua-t-il. Puis, dans un excès de curiosité, il porta la base à ses lèvres puis suça l'extrémité qui se révéla être subtilement sucrée. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres avant qu'il ne décide de cueillir quelques autres spécimens qui lui serviraient légers encas.

Pendant l'excursion d'Ymir, la jument en avait profité pour s'allonger dans les herbes. De retour les bras pleins de fleurs, l'enfant se lova contre elle avant d'extirper de son sac un bloc note et un crayon de bois usé. Les jambes rapprochées contre son torse, Ymir commença alors à faire le croquis de sa nouvelle découverte végétale. Tranquille, il savait que si quelque chose approchait, sa jument l'entendrait venir et l'alerterait d'une manière ou d'une autre. Ainsi, il s'abandonna en toute sérénité à son dessin.



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MessageSujet: Re: The days we spent together are long gone, drifting away like clouds in the breeze. ► PV - Psychê
Dim 14 Juin - 11:13



Elle redescend la montagne après avoir aidé le berger à diriger le troupeau sur le flanc, veillant ainsi à ce qu'aucun animal ne s'écarte du chemin. Elle avait gardé, contre son sein, un petit dont le cri lui donnait une impression de déjà vu. Elle avait lu quelque part que le cri d'un agneau ressemblait à s'y méprendre à celui d'un bébé. Ces derniers se rangeant dans la case des légendes, dans la mesure où ni elle, ni personne de son entourage n'en avait vu, elle les avait alors imaginés en s'inspirant des croquis figurant dans les ouvrages qui en parlaient.
Tout est-il qu'elle se sentait à ce moment là, sereine. A vrai dire, elle se sentait toujours sereine depuis l'instant où ses pieds avaient foulé cette région. Ne connaissant que le Nord et la Salle de Vérité où elle était "née", elle n'était pas attirée par les autres lieux de ce monde qu'on lui avait décrit. La magnificence de Rhode, de la forêt, des lacs et de cette montagne olympienne qu'elle franchissait régulièrement ne pouvait avoir d'équivalence.

Psychê est heureuse,  simplement. Elle savoure ce bonheur à chaque instant, comme si elle ne l'avait jamais été et comme si tout pouvait changer d'un moment à l'autre. Les villageois, la faune et la flore locales, les nuages qui masquent les rayons outranciers qu'Apollon lui envoie... sont autant d'éléments indissociables, indispensables au bonheur de cette âme aux cheveux de feu. Y compris ce sublime spectacle qui est en train de se dérouler à une vingtaine de mètres plus bas.

PSYCHÊDÉLICE


Elle a déjà vu ce profil, celui d'une âme masculine aux traits délicats et à la musculature fine. Des cheveux éclaircis par la luminosité relativement forte en cette belle journée, un peu trop pour la nymphe qui a prévu une ombrelle de dentelle ivoire et bambou, présent d'un voisin de Rhode, à son retour de voyage. Cet accessoire tranche avec le reste de sa tenue de paysanne, robe verte, tablier blanc et bottes à lacets, absolument inconfortables en comparaison de sa tenue préférée, mais indispensables en montagne. Elle porte d'ailleurs une sacoche en bandoulière contenant cette toge qu'elle a l'habitude de vêtir en dehors de ses tâches quotidiennes. Elle comptait passer par les Lacs Miroirs pour se décrotter mais avant tout, la cueillette de quelques fleurs et autres petites herbes lui sont indispensables pour fabriquer pommades, huiles essentielles et onguents, monnaies d'échange pour Psychê. Il lui faudra ensuite passer au village en fin de journée pour ainsi acquérir farines, sel et thé au jasmin.

Ses pensées vont et viennent dans le désordre mais la question intérieure principale demeure: aller,  ou ne pas aller à la rencontre du garçon ? Tous les deux se sont déjà croisés, des sourires ont régulièrement fusé et pourtant, Psychê ignore le timbre de voix d'Ymir. Elle connaît son nom, et elle se doute qu'il n'ignore pas le sien. Elle arrive en bas du sentier qui mène aux plaines fleuries, mais s'arrête toutefois. Plus qu'une vingtaine de mètres. Elle s'assied sur un rocher un peu en hauteur. Si elle élève un peu la voix, sûr qu'il pourrait l'entendre. En tout cas, la jument elle, l'a déjà entendue : elle tourne la tête dans sa direction. Psychê sourit. L'animal est magnifique, somptueux même. Il y a, dans son regard, un petit quelque chose de noble que la rouquine ne saurait définir. Cette dernière penche la tête, elle communique, à sa façon. Psychê penche toujours la tête lorsque quelque chose ou quelqu'un suscite son intérêt. D'une pierre deux coups. Elle s'est décidée, elle avance d'un pas léger.

- Elle doit être heureuse en votre compagnie. Son bien-être est palpable.

Psychê marche lentement vers les deux entités, les lèvres légèrement étirées. Ses yeux se posent sur Ymir, expriment une forme de tendresse, de celle qu'on porte pour manifester de la sympathie, inclinaison entre la bonté et l'amabilité. Psychê annonce ainsi de toute sa superbe, ses intentions pacifistes. Ils auraient pu se parler bien avant, mais c'est en ce lieu que l'événement se produit, dans ces conditions particulières. Lui, dans son art entre abstrait et harmonie avec la nature, et elle.... Dans son psychêdélice.

Psychêdélice : essence optimale à la senteur florale.


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